‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 112 sur 134 · XXIII. A M. S A U R I N · texte numérisé non relu

XXIII. A M. S A U R I N

DE L'ACADtaiIE FRANÇAISE,

sur ce que le général des capucins avait agrégé l'auteur à l'ordre de saint François, en recounaissancejde que^ ques services qu'il avait rendus h ce? moines.

X L est vrai , je suis capucin ,

C'est sur quoi mon sahit se fonde ; .Te ne veux pas dans mon déclin Finir comme les gens du nionde.

Mon malheur est de n'avoir plus Dans mes nuits ces bonnes fortunes, Ces nobles grâces des élus, A mes confrères si communes.

.Te ne suis point frère Frapart, Confessant sœur Luce et scène i?ïice ; .Te ne porte point le cilice De saint Grizel , de saint Billard.

.l'achevé doucement ma vie; .Te suis prêt à partir demain.

En communiant de la main Du bon curé de Mélanie.

Dès que monsieur l'abbé Terrai A su ma capacinerie.

De mes biens il ma délivré :

Que servent-ils dans l'autre vie ?

J'aime fort cet arrangement, Il est leste et plein de prudence:

Pliit à Dieu qu'il en fît autant A tous les moines de la France !

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