‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 25 sur 134 · XXXIV. A M. DE FORMONT · texte numérisé non relu

XXXIV. A M. DE FORMONT

en lui reuvoyaut les œuvres de Descartes et de Mallebrauclie.

JLA. I m e r r charmant , plein de raison , Philosophe entouré des Grâces, Epicure , avec Apollon , S'empresse à marcher sur vos traces.

: Je renonce au fatras obscur Du grand rêveur de l'oratoire, Qui croit parler de l'esprit pur , Ou qui veut nous le faire accroire , Nous disant qu'on peut à coup sûr Entretenir Dieu dans sa gloire.

Ma raison n'a pas pins de foi Pour René le visionnaire;

Songeur de la nouvelle loi , ' Il éblouit plus qu'il n'éclaire; Dans une épaisse obscurité Il fait briller des étincelles; Il a gravement débité Uu tas brillant d'erreurs nouvelles Pour mettre à la place de celles De la bavarde antiquité.

Dans sa cervelle trop féconde Il prend d'un air fort important Des dés pour arranger le monde ; Bridoye en aurait fait autant.

Adieu. Je vais chez ma Sylvie :

Un esprit fait comme le mien . , Goûte bien mieux son entretieii Qu'un roman de pbilosophie.

De ses attraits toujours frappé.

Je ne la crois pas trop fidèle ; Mais puisqu'il faut être trompé , Je ne veux l'être que par elle.

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