LXXXIX. A M. I-RA]NÇOIS DE ]NEUFCHATEAU
^i vous brillez à votre aurore,
Quand je m'éteins à mon couchant ;
Si dans \ otre fertile champ
Tant de fleurs s'empressent d'éclore,
Lorsque mon terrain languissant
Est dégarni des dons de Flore;
Si votre voix jeune et sonore
Prélude d'un ton si touchant.
Quand je fredonne à peine encore
Les restes d'un lugubre chant;
Si des Grâces, qu'en vain j'implore.
Tous devenez l'heureux amant ,
Et ."-i ma vieillesse déplore
La perte de cet art charmant
Dont le Dieu des ver? vous honore;
Tout cela peut m'humilier.
Mais je n'v vois point de remède.
Il faut bien que l'on me succède ;
Et j'aime en vous mon héritier.