‹ Épreuve du bleu de méthylène et perméabilité rénaleChapitre 27 sur 46 · C) ÉLIMINATION RETARDÉE ET PROLONGÉE · texte numérisé non relu

C) ÉLIMINATION RETARDÉE ET PROLONGÉE

Observation 30. — Golé... Georges, 64 ans. — Néphrite interstilielle vérifiée à l’autopsie. — Injection de bleu le 18 mai 1898. — Apparition au bout de 2 heures 1/2. — Maximum très faible au bout de 6 heures. — Disparition le 6° jour.

Observation 31. — Tol... Édouard, 72. — Néphrite interstitielle vérifiée histologiquement. — Injection de bleu le 2 janvier 1899. — Apparition au bout de 4 heures. — Teinte légèrement bleue sans maximum. — Durée, 9 jours.

Observation 32. — Rol.…. Louis, 60 ans.— Néphrite saturnine avec lésions interstitielles vérifiées à l’autopsie. — Injection de bleu le 18 août 1898. — Début de l'élimination au bout de 2 heures 1/2. — Teinte uniformément faible. — Le malade meurt urémique au 10€ jour éliminant encore du bleu.

Observation 33. — Diss..., 85 ans. — Néphrile alrophique lente vérifiée à l’autopsie. — Injection le 23 octobre 1898. — Début de l'élimination au bout de 2 heures 3/4. — Très peu de bleu éliminé. — Disparition, le 9° jour.

Observation 3%. — Taup... Jean, 42 ans. — Néphrite interstitielle. — Injection de bleu le 8 janvier 1899. — Apparition du bleu au bout de 2 heures. — Pas de maximum. — Durée, 9 jours.

Observation 35.— Red... Victor, 75 ans. — Néphrile interstitielle. — Injection de bleu le 15 janvier 1899. — Début de l'élimination 2 heures après. — Teinte uniformément faible. — Durée, 8 jours.

Observation 36. — God... Pierre, 74 ans. — Néphrite interstitielle. — Injection de bleu le 10 février 1899.— Début de l'élimination au bout de 2 heures. — Pas de maximum. — Durée, 8 jours.

Observation 37. — Ley... Emilie, 70 ans. — Néphrite interstitielle, morte urémique, pas d’autopsie. — Injection de bleu le 28 décembre 1898.— Début,

chromogène ? heures, bleu 3 heures. — Peu de bleu éliminé. — Disparition le 6° jour.

Observation 38.— Mich. Hortense, 62 ans. — Néphrite interstitielle. — Tnjection de bleu le 10 juin 1898. — Début de l'élimination, 2 heures 1/2. — Pas de maximum. — Disparition, le 5° jour.

Observation 39. — Garr… Jean, 50 ans. — Néphrite saturnine. — Injection le 10 décembre 1898. — Début du chromogène 1 heure, du bleu 2 heures. — Teinte uniformément faible. — Disparition, le 5e jour.

D) NÉPHRITES INTERSTITIELLES VÉRIFIÉES A L'AUTOPSIE ET DONT LE DIAGNOSTIC N’A PU ÊTRE PORTÉ QUE PAR L'ÉPREUVE DU BLEU.

Observation 40. — Bich…, 42 ans. — Znsuffisance aortique avec crises d'angine de poitrine, pas d’albuminurie ni de petits signes du mal de Bright. — Injection de bleu le 2 septembre 1898. — Début de l'élimination, 1 heure. — Teinte uniformément faible. — Durée 6 jours. — À l’autopsie pratiquée quelques mois plus tard, on trouve des reins typiques de néphrite atrophique lente.

Observation #1.— Zoy... Henri, 4+ ans. — Jnsuffisance aortique. — Aucun soupçon de néphrite. — Injection du bleu le 22 septembre 1897. — Début de l'élimination, 3 heures. — Pas de maximum. — Durée, 8 jours. — L'autopsie

montra qu’il existait une néphrite interstitielle des plus typiques.

Observation 42. — Rat... Georges, 38 ans. — Entré à l'hôpital dans le coma avec une température de 40°, — Le diagnostic porté était fièvre infectieuse de nature indéterminée. — Injection de bleu après avoir mis une sonde dans l’urèthre. — Le début de l'élimination, 4 heures après, fait penser à une lésion rénale et à l’urémie. Une abondante saignée pratiquée à ce moment fait sortir le malade de sa torpeur. — Le bleu est éliminé sans maximum. — 6 jours après, quand le malade mourut, ses urines étaient encore teintées. — Ses reins présentaient toutes les lésions de la néphrite atrophique lente la plus prononcée.

Nous ne rapportons ici que ces trois observations, car l’autopsie, dans ces cas, a suivi de près l'épreuve du bleu, et qu'on ne peut objecter que le malade a pu acquérir ses lésions rénales après que fut faite l'épreuve du bleu. Mais, en réalité, si nous voulions rapporter tous les cas cliniques et ceux que nous a permis de vérifier ultérieurement l'anatomie pathologique, dans lesquels seule l'épreuve du bleu nous a permis de porter le diagnostic, ce n’est pas trois cas, mais une cinquantaine que nous devrions rapporter.

Page 1