‹ Epuisement nerveux génital, causes et remèdesChapitre 19 sur 21 · ÉPUISEMENT NE1ÎVEI.X GÉxMTAL · texte numérisé non relu

ÉPUISEMENT NE1ÎVEI.X GÉxMTAL

ainsi interrompue, tout désir vénérien cesse et la passion également, malgré la conservation des testicules, sans trace apparente de cette opération.

Trois applications en ont été faites avec succès de 1845 à 1872. La première chez un dément de vingt ans, qui devint ensuite un excellent garçon de ferme jusqu'en 1852, date de sa mort. Le dernier était un masturbateur de trente-six ans, atteint de pertes séminales interminables et dont l'esprit troublé le rendait incapable de travailler. Opéré le 21 mars 1872, il reprit bientôt de l'embonpoint et des forces lui permettant de se livrer à ses affaires. Les testicules sont restés normaux en apparence, sans aucun désir sexuel.

Publiés en détail dans la première édition de Y Onanisme en 1885, page 317, ces faits ne paraissent pas avoir été imités depuis en France. Un malade, dans les conditions de ce dernier, résolu à se soumettre à cette opération, vint de province se présenter à riiôpital Necker vers 1889. Admis en payant, il la réclama du chirurgien qui, après plusieurs jours d'observation, refusa de la pratiquer, sans en donner la raison. Son épreuve expérimentale a lieu pourtant journellement en vétérinaire, parle bistournage des jeunes moutons pour les émasculer, en tordant le cordon sur lui-même, sans ouvrir la peau. N'est-ce pas le cas d'en faire autant chez des masturbateurs affolés, tombés dans le marasme, incapables de réagir contre leur passion, voués à l'impuissance et la stérilité? Dès[ que l'opération ne menace pas la vie et peut contribuer au contraire à la leur conserver, il n'y a pas d

scrupules à la faire, dès qu'ils la réclament; il y a loin de là à la castration par Tenlèvement des testicules, quoique souvent altérés, fondus ou ramollis déjà chez ces malades. C'est pourquoi nous l'avons proposée comme Vultima ratio de la masturbation et ses conséquences sur les pertes séminales, la spermatorrhée intarissable, le priapisme et autres névroses génitales résistant à tous les moyens médicaux

D'après les cas relatés de manuélisation féminine la femme est encore plus exposée au nervosisme gé* nital par la prédominance de son système nerveux et rhystérie venant s'y joindre et le compliquer. Or, depuis que ces douleurs nerveuses du bas-ventre ont été combattues aux États-Unis et en Angleterre, en asexuant les femmes par Tenlèvement des ovaires et jusqu'à la matrice, de jeunes chirurgiens français ont imité cette pratique sans plus de succès. Ces graves opérations, parfois mortelles, ne sont le plus souvent que palliatives. Pour une guérison définitive, il y a dix à vingt cas où les douleurs reparaissent peu de mois ou d'années après l'organe enlevé. Tels sont les résultats réels et scientifiquement constatés au grand jour des discussions publiques, j La patience ne saurait donc être trop recommandée aux victimes de ces -affections nerveuses des organes génitaux internes. Des douleurs, même intolérables, doivent toujours être combattues médicalement par les calmants, les adoucissants locaux ou généraux, avec les topiques comme les ovules Chaumel, les

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