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tion, à la douce rêverie, au repos peut-être, quand, après avoir épuisé toute l’énergie de votre cheval, vous reconnaitrez, heureusement pour lui, la nécessité d’un instant de relâche.
Quant aux femmes douées d’une inépuisable énergie, avouent-elles jamais leur fatigue à cheval, et combien de fois doit-on leur répéter, avant de les en convaincre, qu'un pauvre cheval ne peut pas toujours impétueusement franchir l’espace, et qu'il faut savoir mettre un terme à ses efforts! — Le pas sera encore l'allure élémentaire du manége. Je vous signalerai deux natures de pas : l’un bien allongé, où le noble animal semble se promener, et s’en va la tête basse, l’encolure tendue et l'œil endormi, ,où il vous porte négligemment, étendant démesurément ses vastes compas, comme s'il cherchait à s’éviter la peine de les ouvrir souvent. L'autre pas sera bien court, bien cadencé; les membres de l’animal s’élèveront gracieusement de terre; l’allure sera écoutée, tride, et la bouche du cheval se présentera à votre main, légère, attentive et soumise aux moindres signes. — Ce pas vous déplaira, Madame, car il sera la cause de plus d’un reproche, de plus d’un ennuyeux conseil du maitre.
Mais, plus tard, vous vous ferez payer en galops prolongés, au dehors, le capital et les intérêts de ces
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petits déboires équestres. — Aujourd’hui déjà, pour ne pas rembrunir votre front, je briserai sur ce chapitre, et je me borneraiï à la définition technique.
Le cheval déplace au pas ses membres les uns après les autres, c'est-à-dire que, pour le pas complet, il lève et pose successivement à terre ses quatre pieds, dans l’ordre suivant. Supposons, par exemple, qu'il commence à marcher de la jambe droite antérieure (hors montoir); dès que ce membre a atteint son plus haut degré d’élévation, le membre postérieur gauche (diagonal) se lève à son tour, mais alors, l’antérieur droit redescend à terre et estesuivi immédiatement du lever de l’antérieur gauche, qui fait place au postérieur gauche, lequel touche terre immédiatement; enfin le postérieur droit se lève de la même manière que le gauche, et vient se poser à terre lorsque l’antérieur doit recommencer son second pas.— Le mouvement s'exécute donc diagonalement, et les foulées (ou posés des pieds) se font entendre à des intervalles presque réguliers. — Vous remarquerez, Madame, qu'un cheval qui marche le pas allongé, place généralement ses pieds de derrière dans l'empreinte de ceux de devant du même côté, ce qui n'arrive pas au manége à une allure très-cadencée et lorsque le cheval est rassemblé.
Le Trot. Si vous n’en aviez pas déjà compris l'utilité