Ex Jac. Boisardi Vesiaitini ioni'jua
d'Érasme à sa prétendue entrevue avec Calvin en 1535. Bucer qui assistait, dit-on, à l'entretien, aurait, après le départ do Calvin, demandé à Érasme : <■< Que vous semble du nouveau - venu ? » — a Je vois, aurait répondu celui -ci, une grande peste qui va s'élever dans TEgiise contre l'Église. » Mais Bayle ' et Barckusen ^ ont élevé des doutes sérieux sur ce propos rapporté pour la première fois par Florimond de Semond \ et qui n'a pour lui l'autorité d'aucune pièce authentique et contemporaine.
Cependant les jours d'Erasme étaient comptés. La soufïrance ne lui laissait presque aucun répit. « L'hiver, écrit-il au mois de février 1536, m'a odieusement traité. Je ne puis plus rester hors de mon lit que six heures de la journée \ » Il ne fit que traîner pendant le printemps de cette année, préparant encore, malgré ses défaillances journalières, une édition d'Origène qui fut achevée par Beatus Bhenanus, et écrivant sous la forme d'un commentaire fin psaume xiv un livre sur la pureté du tabernacle, c'est-à-dire, de l'Église chrétienne. Il prédit qu'il ne verrait pas la fin de cette année. « La mort est sur mes talons '. » Il manda Gilbert Cognatns, qu'une longue intimité avait mis au courant de toutes ses affaires. Il revit avec lui tous ses manuscrits, composa une épître pour mettre en garde les lecteurs contre c«^ cpii pouvait paraître sous son nom après sa mort"; il se plaisait aussi à parcourir sa corresj>on(lance, et si la lettre d'un ami qui n'était phis lui tomltait sous la main, il disail : <( Quand [»laira-l-il
1. Ail. Cdirin, iiuto AA. Cl'. Vir <r kra.viic dr lîiirigui, t. Il, p. ;}8;}.
2. Notice liistarique sur Calvin, Berlin, 17:21, p. 21. ;}. Uisloirr (la In /inissnncc (/c l'Iii-rosir. 1. \ll, cli. .v. 4. Ep. 12!)i. — ;■.. l-;p. \-l'M. — 0. Kp. 12!l.").