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■2i VIE D'ÉRASME.
qu'à leur quartier-général, la Sorboniio, « le temple sacro-saint de la théologie scotistique ' ; » il leur déclare qu'il ne peut pour leur plaire se résigner à parler en barbare ; il raille ces Epiménides qui, après avoir dormi dans leur caverne quarante ans, ont trouvé tout changé autour d'eux, « excepté eux-mêmes, et quelques buveurs, compagnons décrépits de leurs anciennes orgies. » Certes la vivacité de la lutte entraînera souvent Erasme dans les excès ordinaires des polémiques violentes. Mais qui pourrait nier qu'après tout il ne soutint les droits de l'esprit moderne impatient de rompre les mailles serrées et étroites de la scolastique ?
Cette attitude d'Erasme, qui se marque nettement dans ses lettres, se retrouverait encore dans les ouvrages qu'il avait déjà publiés ou laissé paraître. Sans parler des opuscules que nous avons cités, ni de l'édition des lettres de saint Jérôme, pour laquelle il réunissait depuis plusieurs années de riches matériaux, le traité sur la Manière d'écrire les lettres 'dyini certainement paru, puisqu'à la date de 1498 Mountjoy engageait Erasme à donner de cet ouvrage, en l'enrichissant, une nouvelle édition -. Erasme le refondit plus tard presque en entier, et, dans la dédicace à Nicolas Bérauld (1522), il déclarait que le livre commencé à Paris trente ans auparavant n'avait été publi('' d'abm'<l qu'à son insu. Ce traité d'ailleurs a moins d'importance pour l'objet particulier (b)iit il traite ([U(^ par les (k'tails souvent curieux (ju'il ri'iil'eiiiie sur l'étal de IV-diicalion |)iiblique au coinnieiiceineiil du xvi' siècle.
Erasme, dans l'hiver (b' I i!ll), achevait aussi la j.ieniirre (■•(lilioii des Af/t/f/rs; et (!"( )rl(''ans, le 20 iioveni-