‹ ErasmeChapitre 19 sur 247 · FIN DU (JLINZIÉME SIÈCLE · texte numérisé non relu

FIN DU (JLINZIÉME SIÈCLE

Id'c ', il écrivait à Faiiste Andreliii de se préparer à les louer d'autant plus qu'ils le méritaient moins. L'ouvrage imprimé à Paris chez Jean Philippe parut à la Trinité de l'an loOO. Mais Erasme auii,menta tellement les éditions suivantes, publiées à Strasbourg et à Venise, que la première paraît le cadre du livre plutôt que 1(> livre même '. Ce précieux recueil est donc une œuvre composée de trop de couches, si l'on peut dire, superposées, pour qu''on y cherche avec fruit des indications propres à l'époque présente de la vie d'Erasme. 11 conviendra de l'étudier en vue d'un intérêt plus général. Le fond même de l'ouvrage nous permettra de connaître l'érudit chez Erasme ; les digressions dont il est rempli, le satirique et le moraliste.

Erasme avait trente-cinq ans à peine au moment où se fermait le xv" siècle. Dans les dernières années s'étaient passés de grands événements (|ui allaient modilier profondément l'état général de l'Europe. Par la con- (piête de Grenade, les chrétiens avaient ressaisi l'Espagne tout entière. Un monde nouveau avait été découvert par Christophe Colomb. Une paix favorable au recueillement de l'étude régnait en Allemagne. L'unité de la monarchie française s'achevait par la réunion de la Bretagne à la couronne, elles guerres de (^iiarles VIH allaient disperser sur les nations cisalpines les arts de l'Italie. Les temps modernes se levaient sur tous les horizons. Mais ces faits de l'ordre social et politique

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