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5. Corme?! /leroio/m de f:olennit(ife pfiscali, etc. CeutiuiKpio Euinenides subito intninuere oolnbris, Ac tropidans pretnit ora trifan -in janitur inijciis, etc.
438 ROLE LIÏTÉUAIUE DÈUASME.
qui invoque le secours des divinités païennes pour pénétrer le secret de la conception de la Yierge, et qu'il critic{uera lui-même avec raison dans le Cicéronien '. Dans ses élégies, à défaut de qualités vraiment lyriques , nous rencontrerons un mélange aimable de la philosophie d'Horace et de la tristesse d'Ovide. Erasme qui, à l'âge de quatorze ans, dans des vers qui nous ont été conservés ^ , dérobait à Virgile quelques reflets gracieux, se rapprocha bientôt d'Horace, dont il aimait la sagesse facile et les leçons indulgentes. Il pensait aussi à Ovide, quand, rêvant le doux loisir des bonnes lettres, il vivait comme exilé dans les régions inclémentes des controverses théologiques, et l'on ne saurait être surpris que ses vers aient emprunté au poète des Tristes et des Pontiqiies quelques-unes des teintes mélancoliques qui leur donnent de la vérité et du charme.
Malgré tout, le talent poétique d'Erasme n'est pas assez personnel pour retenir longtemps aujourd'hui l'attention de la critique. Il n'y eut guère alors que l'Italie c|ui sut donner une grâce originale à cette poésie artificielle, chrétienne par le sujet et païenne par l'expression, sans doute parce que ces 4^ux sources d'inspiration jaillissaient comme naturellement du sol et se mêlaient sans se contrarier. Les savants allemands, qui avaient oublié leur vieille poésie nationale % furent réduits à copier des copies italiennes. On versifia aussi des traités de
1. « Meo (luiilrin ^iiUVagio plus laiiili^ crat latunis, si nialiM'iam sai'rain tractasset aliquaiulu sacratius. ..
2. Carmnn hucoUcum Er. Rot. qund laslt »/itiis annos qnrifiiordecim, r/uumad/mc J)av<:ntri,T sub Alexandru Hnjio littcris operam dnret.
3. Ou a rolové que pendant l'âge de la Renaissance, en Allemagne, l'en ne trouve (pi'une seule mention des Nit'/jchoirjfu dans un ouvrage d'un historien autricliien, Wolfgang Lazius. Y. lleinricli, Hist. de la lUt (ilhvi., t. I, ]i. lijl.
grammaire, et jusqu'aux décrets du sacré-collége. On prit les vers pour de la poésie. Ce n'est à ce moment ni chez Erasme et les érudits, ni même chez les meistersingers, dont les vers sérieux et moraux, mais assujettis à des règles minutieuses, manquent de souffle, qu'il faut chercher la poésie allemande ; elle est vraiment chez Luther, et elle éclate en des chants qui se fixent dans la mémoire des Allemands, parce qu'ils leur révèlent le vrai génie de leur race.
On pressent aussi quels seront les caractères de l'écrivain chez Erasme. S'il s'est accusé d'avoir dédaigné dans sa première jeunesse « tout ce qui manquait de l'assaisonnement de la rhétorique ' , » il revint bientôt à sa nature qui le portait au style facile, abondant et d'une élégante simplicité. Les traces d'affectation, sensibles dans les premières œuvres d'Erasme, s'effacent à mesure qu'il entre plus avant dans les luttes de la vie. Cette école pratique fut ce qui manqua à Budé, celui dont le nom se présente naturellement comme terme d'opposition.
Ce contraste, qui n'a pas échappé aux contemporains, a souvent donné lieu,, à des parallèles entre les deux écrivains. Longueil entre autres, avec une partialité discrètement exprimée, mais certaine, en faveur de Budé, a rencontré quelques traits heureux. La pensée générale de sa lettre savante, c'est que Budé l'emporte par la vigueur, Erasme par l'agrément ; que l'un a autant de peine à s'abaisser, à se radoucir, que l'autre à s'élever, à s'échauffer; que Budé enfin plaît aux seuls érudits, Erasme à tous ' . Cette manière d'éloge n'avait