‹ ErasmeChapitre 236 sur 247 · V. la citation dioz LcaiiMit. dr Bdh) Cirrrou.. p · texte numérisé non relu

V. la citation dioz LcaiiMit. dr Bdh) Cirrrou.. p

2. Lectiones, 1 xv., c. i. Muret lit ti ([ucltiues ciccroiiieus réuai-s à dessein un morceau de sa composition, où il n placé des mots rares de Cicéron, oubliés par Nizolius. Ceux-ci de s'écrier « qu'on tue leurs oreilles quand on les frappe avec de pareils mots ; » mais quand ils apprennent qu'ils sont de Cicéron, « ces mêmes mots leur deviennent doux, suave, agréables à Lureillo, et, comme des lupins iunollis par l'eau, ils ont perdu toute amertume. <>

3. V. Leniont, du liel/o Ciceroniano. A la soiitcuauro de la llièsc ilc M. Leuieut, M. V. Leclerc avait iudicjué deux ouvrages iutéressauts pour ce curieux épisode de l'iiisloire littéraire au seizième siècle, un Le.ricon amihfirbnrïon et un de Cii:ero>iin>iia eria/itonon. publié eu 1714. Nous n'avons j)U trouver ces deux livres.

ÉRAS.ME POETE. 437

Je la quittai, maisjo pleurai

De ne pouvoii' plus suivre qu'elle.

Erasme avait compris que dans le concert des poètes latins de son temps, il ne serait même pas le chef de chœm\ Il ne se trompait pas sur les vraies limites de ses facultés poétiques. Il avoue de bonne grâce qu'il n'a jamais ressenti l'entraînement, le délire divin, la présence du démon intérieur. « Yous ne trouverez dans mes vers ni tempête, ni torrent qui sort de ses rives. » Il les écrit à jeun, « et non à la manière d'Ennius qui, après boire, chante les armes ' . » Il se raille lui-même quand il a envoyé sa Muse porter à ses puissants patrons ses doléances accoutumées. « Ma Muse, dit-il des vers dans lesquels il célébrait les enfants d'Henri YIII, ma Muse, contre son gré et à demi sommeillante, a chanté je ne sais quelle chanson à faire dormir - . » Mais Erasme se trahit quand il écrit : (( Les vers qui me plaisent le plus sont ceux qui ne s'écartent pas beaucoup de la prose ^ . » Voltaire ne pensera pas autrement. Les odes ou vas héroïques d'Érasme ne sauraient rien ajouter à sa renommée. Il y a de l'affectation et du raffinement. L'abus de la mythologie païenne est seiisible dans des sujets qui ne la comportent pas. Rhadamante et les Euménides unissent leurs voix pour chanter un péan en l'honneur de la Vierge ^ . Le Christ aux enfers ne fait guère autre chose que renouveler les prodiges de la lyre d'Orphée " . Érasme subit de loin l'influence de Sannazar,

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