SITUATION DE
dans les "^ ilivcrscs saisous île Y,
ou l'ami DELA JEUNESSE. 3lo itodique, on a applic|ué sur le globe terrestre, que Ton suppose pariaitemeut rond, ou ce qui est la même chose, sur la mappemonde^ qui est une représentation plate de ce globe, qu'on aurait coupé en deux d'un pôle à l'autre dans Tépaisseur du méridien , tous les cercles, tous les points , toutes les lignes de la sphère. Ainsi tous y voyez un pôle arctique , un pôle antarctique ; vous y trouverez Véquatezir , le méridieîi, qui est cette circonlérence plus grosse qui termine la mappemonde que vous avez sous les yeux; le tropique du cancer , le tropique du capricorne , le cercle polaire arcti-* que et le cercle polaire antarctique ( voy. Mappemonde ). Vous y remarquez aussi les cinq zones \ zone glaciale septentrionale ^ zone glaciale méridionale ^ zone tempérée septentrionale ^ zone tempérée méridionale^ zone torride ou brûlante. Par ce moyen , la terre se trouve partagée en plusieurs grandes portions.
Il y a aussi deux sortes de climats ou tranches de terre, qui forment des cercles tous parallèles à l'équateur. Les uns sont nommés climats de demi-heure , parce qu'à lu fin de chacun cl'eux, le jour est plus long d'une demi-heure que dans celui qui le précède. Ils sont au nombre de vingt-quatre, et se comptent depuis Véquateur j usqu'aux cercles polaires. Les autres sont appelés climats de mois ^ parce qu'à la fin de chacun de ces climats, le mois est plus long d'un jour que dans le précédent. Ils sont au nombre de six, et se comptent depuis les cercles polaires jusqu'aux pôles.
De tous les cercles tracés sur la mappemonde ou sur le globe, il n'en est pas qui soient plus utiles en géographie que le méridien et l'équaieur, puisqu'ils servent à compter ce que l'on appelle la longitude et la latitude d'un lieu. La latitude est la dislance qu'il y a depuis l'équateur jusqu'à l'un ou l'autre des pôles ; la longitude est la distance Abrégé d'Éraste, i :;
01 A A.BI'vEGE DERASTE,
(ju'ii j a d'un lieu au picmier méridien, ( pi, n". 1 , parallèles. )
Dans ies glohes et les mappemondes, on marqrae ies degrés de longitude sur féquateur, et ceux de Jatitude sur le grand méridien. Dans les cartes narliculières , les longitudes sont marquées en haut et en Las , et les latitudes sur les côtés à droite et à gauche.
Toutes ces lignes déliées qui , parallèles à l'équateur,Tont d'Occident en Orient, sont des cercles de longitude. Toutes celles qui vont d'un pôle à l'autre, et qui, parall-les au grand méridien , coupent les premières , sont des cercles de latitude. On aurait pu tracer autant de cercles de liititude et de longitude , qu il y a de degrés sur léqualeur et sur le méridien ; mais pour ne j^oint rendre les cartes trop confuses , les géographes n'ont marqué que ceux qui se coupent mutuellement de dix degrés en dix degrés.
Four avoir la suite de tous les méridiens, et par conséquent la longitude des difléreus lieux de la terre , ou en établit un qui est le premier , et duquel ou compte tous les autres. Le premier méridien passait autrefois par file de Fer , la plus occidentale des Canaries. Auj»»ard'liui les Français le fixent à f observatoire de Paris ; pour les Anglais, c'est celui qui passe à Grécnwicli. Quand CQ veut Savoir à quelle distance une ville , Paris , par exemple , est de f équateur , on iail tourner le. globe , jusqu'à ce que Paris se trouve sous le rrand méridien, et l'on voit que cette ville répond k peu près au q^uarau'e-linitièuie degré de ce cer- -clê ; et si Von veut savoir à quelle distance la même rille est du premier méridien de file de Fer ( ancien s{}l€), jusqu'au degré qui réjX)nd à Paris , on trouve le vingtième ; on dit alors : Paris est au quarante-Luilième degré de latitude , et au Tinglième de longitude, (7^/. n'-. 1 , parallèles,)
ou l'ami de la jeunesse. 3i5 Ia5 |>oiiit de rencoiilre des deux lignes est prëcise'zneiit le lieu où celle ville est situe'e. Comme les degrés deltilitude se couiplent derc'qualeur àVun des deux pôles , il faut, en énonçant la latitude d'un lieu , dire si elle est septentrionale ou tnéridionale.
Il est aisé de réduire chacun des degrés en lieues communes de France , puisqu'un degré est estimé vingt-cinq lieues. Les mesures itinéraires ne sont pas les mêmes partout. Il faut vous rappeler que Je degré se divise en soixante minutes, et que la minute a mille parties qu'on appelle pas gcométriques , parce qu'ils servent à mesurer la terre. Le pas géométrique est composé de cinq pieds.
En Allemagne , en Pologne, en Hongrie , en Italie , dans les îles Britanniques et en Hollan.de , on compte par milles. Le mille d'Allemagne est communément de quatre mille pas géométriques ; celui de Pologne de trois mille , etc. En France , en Espagne , en Suède , en Danemarck et en Suisse, on compte par lieues. Celle de France vaut communément deux mille quatre cents pas géoiuétriques ; celle d'Espagne trois mille quatre cent vingt-huit , etc.
On voit par là que le mot lieue avait ci-devant une acception très-vague ; la distance exprimée par ce mot, ainsi que par le mot mille , variait du double au simple , selon les localités. Il n'y avait de bien déterminées que la lieue de vingt-cinq au deoré , celle de vingt, la petite îieue de deux mille toises, et quelquefois une lieue moyenne de deux mille quatre cents ou deux mille cinq cents toises. Désormais les distances itinéraires se mesureront partout en myriamètres ou lieues nouvelles, et k'ilomètrcsou. milles. Le myriaîûètreoulieuenouvelle est decinqmiîlc cent trente toises , et le kilomètre ou mille en est le dixième
3 i 6 ABRÉGÉ
ou cinq cent treize toises ; ce qui revient a un petit quart de lieue. Le myriauiètre est la millième partie du quart du méridien, ou la dixième partie d'un degré décimal. Cette mesure itinéraire est donc en même temps une mesure très-commode pour la géographie et la navigation.
Voulez-vous mesurer sur le globe la distance d'un lieu à un autre ? posez les deux pointes d'un compas sur les lieux proposés ; portez le compas ainsi ouvert sur l'équateur ou sur le premier méridien ; comptez les degrés compris entre les deux pointes, et réduisez-les en lieues communes de vingt-cinq au degré.
Mais il faut observer que les degrés du méridien ou de latitude sont tous égaux, et par conséquent tous de vingt-cinq lieues communes, au lieu qu'il n'en est pas de même des cercles parallèles à l'équateur ou de longitude. Comme ils vont toujours en diminuant de l'équateur aux pôles, leurs degrés deviennent plus petits , le nombre de trois cent soixante restant toujours le même. Vers le trentième degré de latitude , chaque degré de longitude ne vaut plus que vingt-deux lieues ; vers le quarante-neuvième, seize lieues ; vers le soixantedixième , huit lieues ; vers le quatre-vingtième , quatre lieues ; vers le quatre-vingt-neuvième , ils ne sont plus qfie d'un quart de lieue.
S^orie?2ter ^ c esl \nà\<\\xtv la position terrestre et la position céleste d'un pays. La position terrestre consiste à désigner tous les pays qui bornent ou qui environnent celui que vous voulez parcourir ; la position céleste , à indiquer la place que tiendrait dans le ciel le lieu que vous voulez connaitre , si vous pouviez l'y transporter par imagination.
Avant d'aller plus loin , il est bon de connaître les termes propres à la géographie. Les uns regar-
ou l'ami de la JELNÊSSÈ. 5i7 deDt la terre , et les autres l'eau. Commençons par ceux de la première espèce ( voy. pi. n. 2 , géogr. physique. )
Continent ou Terre-Ferme ^ grande portion de terre qui comprend plusieurs régions qui ne sont pas séparées par des mers. Ile, portion de terre en-^ tièrement environnée d'eau. Presqiiîle , Péninsule ou Chersonèse , terre presque entourée d'eau, et qui ne tient au continent que par une langue de terre. Isthme , portion de terre resserrée entre deux mers, qui unit un continent ou une presqu'île à la Terre-Ferme. Montagnes et Collines , élévations plus ou moins considérables sur la surface de la terre. Vallées^ plaines plus ou Bicms profondes.
C'est dans les montagnes que les fleuves et les rivières prennent leurs sources , et de là ils sont portés parunepenre plus ou moins douce jusqu'à la mer où ils vont déposer leurs eaux. Les sommets des hautes montagnes sont ordinairement couverts de neige et de glace durant toute l'année. De toutes les monlaones du monde, les plus élevées sont celles du Pérou , puisqu'elles ont plus de trois mille toises au-dessus du niveau de la mer. Plusieurs montagnes renferment dans leur sein une quantité de soufre, de bitume et d'autres matières qui servent d'aliment à nn feu sou terra in , dont l'effet est plus violent que celui de la poudre à canon ou du tonnerre. On les appelle Volcans. Leur forme approche beaucoiTp de celle d'un pain de sucre ; on remarque à leur sommet une espèce de bassin qui renferme ordinairement la bouche par où elles vomissent leurs feux. La force de l'explosion est si terrible , qu'elle produit par sa réaction des secousses assez fortes pour ébranler et faire trembler la terre . agiter la mer, renverser les monts les plus clivés , détruire les villes et leS' édilices les plus
3 1 s ABRÉGÉ D ' É R A S T E ^
solides, à des distances niéiue très-considérables. Il y a en Europe trois fameux volcans; le inont E/na en Sicile, le mont Ilécla en Islande , efc le mont Fésuve en Italie , près de Naples. Il y en a un g-rand nombre en Asie , surtout dans les îles de (Océan indien. On en trouve plusieurs en Afrique ^ et une multitude en Amérique ^ surtout dan» les montagnes du Pérou et du Mexique.
Les passages ëtmits qui se trouvent dans los montagnes, s'appellent Pas ou Cols. Une portion de terre qui s'avance dans la mer , se nomme Promontoire : elle reçoit le nom de Cap, si elle s'élève comme une montagne ; on lui donne celui de Pointe , si elle a peu d'élévation. Les Dunes sont de petites collines de sable, et les Falaises , des montagnes escarpées, situées sur le bord de la mer.
Actnellement yoici les termes qui ont rapport à V Hydrographie , c'est-à-dire , à cette partie de la géographie dont l'objet est de décrire les eaux.
Archipel ^ endroit de la mer où il y a Ijeaucoup
d'iles. Golfe y portion considérable de la mer qui
avance dans la terre; les plus grands portent le
î3om de Mer. Baie , elle ne diffère du g'oH'e que
parce qu'elle est beaucoup plus petite, et p>las
étroite a son entrée que dans son inférieur. Anse ^
petite avance de mer clans la terre. Racle , endroit
où les vaisseaux sont à l'abri du vent. Sèches ,
Haut-fonds ^ Bancs de sable , endroits de la mer
où. il y a peu d'eau. Détroit , mer resserrée entre
deux terres. Lac ^ grande étendue d'eau qui ne
tarit jamais, et qui n'a aucune communication
sensible avec la mer. Rivière , eau de source qni
coule tou-ours,jusqu'àce qu'elle se décharge dans
quelqu'autre rivière ou dans la mer ; si elle est
considérable;, et qu'elle se jette dans la mer, elle
reçoit Iç nom àe Fleii\^e. Confluent^ endroit où
ou l'ami de la jeunesse. S.i^ une rivière se joint à une àxilve. Bouche ou Embout chure , endroit où un fienve sort de son lit pour se jeter dans un lac ou dans la mer.
On appelle /^i droite o^a lagavche à'uTxe rivière, le côté de sou lit qui est à la droite ou à la gauche d'une personne qui la descend, et la voit couler devant elle.
La mer se divise en mers extérieures , ou qui environnent le continent : et mers intérieures , ou qui se trouvent renfermées dans le continent.
La mer extérieure de notre continent a quatre noms différcns , suivant les quatre points cardinaux du monde. Celle qui est au nord, s'appc 'ie Océan septentrional on glacial ; celle qui est à FOrienl , se nomme Océan oriental ou Indien ; celle qui est r.u midi , porte le nom à^ Océan méridional ou Ethiopien ; et celle qui est à l'Occident , est connue sous le nom (}i Océan occidental ou Atlantique. La mer extérieure de l'autre continent porte deux noms différcns. La portion qui baigne la partie orientale de l'Amérique, se nomnie mer du Nord; et celle qui est à l'Occident, tnhe l'Amérique et FAsie , s'appelle mer du Sud oii mer Pacifique.
Les mers intérieures de notre continent sont > a commencer par le Nord de l'Europe : i°. la m^r Baltique ; i" . la nier Blanche ou golfe de Russie ; 3°. la mer Méditerranée , dont la partie qui s'avance dans les terres d'Asie , s'appelle mer du Leiant. (Les quatre suivantes communiquent avec la mer Méditerranée, et en sont comme une extension.) 4". L'Archipel ; 5\ la mer de Marmara , autrefois nommée Propontide ; 6". la Mer Noire, appelée anciennement Pont-Eujcin ; 7°. la mer de Zabache ou mer d'Asof^ autrefois Pahis^ Méotides ; 8°. la Mer Caspienne , au IVord de la Perse ; oÇ . le Golfe Persique , entre l'Arabie et
320 ABRÉGÉ d'ÉRASTE,
la Perse; et enfin la Jler Bauge ou Gol/e Arabique, entre l'Asie et l'Afrique.
Les mers intérieures du nouveau conlineiu , sout:i°. la mer Vermeille ^ près la Calilorni-e ; a*", la mer Christianc ou Baie (ï Hudson ^ tout au Nord de F A7Tiérique ; 3\ l^gclfe Saint-Laurent^ près de file de Terre-Neuve \ 4". le golfe du Mexiqve , en-tre l'Amérique septentrionale et la méridionale.
X« ENTRETIEN
Dèscriptio?i générale de t Europe.
Eraste. La terre se divise en deux contineiis , l'ancien et le nouveau. L'ancien renferme \ Europe, VAsie et V Afrique , le nouveau contient \ Amérique.