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. Je m'aperçois que je divague et que je parle de moi ‘58 quand je voulais te dire que si ton oncle, malgré tout ce | qui s’est passé (car moi, je-sais pardonner), a besoin de moi pour confondre ses calomniateurs, jy suis prêt. Quelle infamie de dire qu'Erckmann a abandonné à Phalsbourg sa sœur (qui n’avait pas besoin de lui) et qu’il s’est sauvé à Metting pour boire et chanter avec les Prussiens, lui qui ne sait pas l’allemand. Si jamais il a eu affaire à un Prussien, c’est le jour où un Hauptmann ivre est venu le menacer d’un coup de sabre, parce qu’il ne l'avait pas salué. Il s’appelait Schlegel; dans un de ses ouvrages, il l’a appelé Flegel, je crois.
Tu sais bien qu’à partir de ce jour, il délogeait avec 7 le pauvre docteur Raeis, chaque fois qu’il y avait un pas- Sage de troupes; cela m'étonne que le calomniateur ne | parle pas de notre vieil ami et patriote lorrain. Je répète, z s’il a besoin de moi peur confondre l’auteur de l’article | du Figaro, je le ferai : le témoignage d’un officier de Toul vaudra bien, je l’espère, celui de l'officier prussien de M. Auguste Georgel.
En voilà long; mon indignation m’a mené un peu loin. < Ecris-moi bientôt et dis-moi ce qu’on fera.
Je te serre la main.
Le: Doyen de la Faculté des E:
Re Letires LPS TE
GaBriez MauGaix
rrassourG, le 19 juin 1932.
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