‹ Érection du diocèse de Valleyfield [microforme]Chapitre 19 sur 42 · UT · texte numérisé non relu

UT

le faut ;

sce agnos

‘epréseny) suis le ses brepeau du IravVAaUX ; , ceux-là z, portez (2) vous ’ère m'a itres ; je Pasteurs entendre brebis ;

id saint , Sub illo SUMUS ; us, Nous comme ;, » Mais

nclinons

sous votre main bénissante : « Tanquam vobis pastores SUMUS ; lanquam vobis ex hoc loco doctores sumus. »

Pasteurs et Docteurs, vous l’êtes, Messeigneurs, et de par Dien : Sous Pierre, mais avec Pierre, vous êtes l'Eglise qui enseigne, qui commande, qui interprète et qui juge ; telle est la hiérarchie fixée par Jésus-Christ, et nulle puissance humaine ne la saurait briser.

« Simon peut mourir, a dit Pie IX, Pierre ne meurt jamais. » Laissez-moi ajouter : un apôtre peut mourir, un évêque peut mourir ; ils sont morts Tite, Timothée et les autres premiers pasteurs de l'Eglise naissante ; ils sont morts les Chrysostôme, les Ambroise, les Augustin, mais l’épiscopat est immortel. Il a traversé les siècles, se moquant du glaive des bourreaux, et des attaques de l’hérésie, et il est ainsi arrivé jusqu’à nous, fort, respecté, comme aux premiers âges.

Ce que le Christ a fondé, il l’a fondé pour toujours.

Puisque son Eglise doit durer jusqu’à la tin des temps, toujours il y aura des pasteurs pour continuer son œuvre. Comment cela ? Ecoutez : ses apôtres, héritiers de sa puissance, choisiront à leur tour des disciples, comme ils ont'été choisis ; ils leur parleront comme Jésus leur a parlé ; ils imposeront sur eux leurs mains consacrées et fécondes, (1) et ils en feront des Pasteurs qui, eux-mêmes, transmeltront à d’autres les augustes prérogatives qu’ils auront reçues.

Entendez-vous Paul faisant ses adieux à sa chère Eglise

(1) IT Tim. ch. 1, v. 6.

ts

FRECTION DU DIOOÈSE DE VALLEYFIELD

d’Ephèse qu’il ne doit plus revoir ? Est-elle sans chef la rité ? Est-il sans pasteur le troupeau ? Non, non; ils sont auprès de l’apôtre, les chefs et les pasteurs vénérables, et Paul leur rappelle que ce n’est pas de l’homme, mais de Dieu qu'ils tiennent leur mission. « Soyez attentifs à vous et à tout le troupeau sur lequel l’Esprit-Saint vous a établis évèques pour gouverner l'Eglise de Dieu (1). »

L'Evangile a été annoncé en Crète, et Paul est allé prêcher sur d’autres plages ; Mais avant de partir, il y a mis un évêque : « Si je l'ai laissé en Crète, écrit-il à Tite, c’est pour établir les choses qui manquent et constituer des prêtres dans chaque ville,ainsi que je te l’ai prescrit (2). » Pierre aussi fait ses adieux au troupeau dont il a la garde : tout va-t-il finir avec lui ? Ne le croyez point : « J’ai la certitude, dit-il, que la démolition du temple de mon âme est prochaine ; mais j'aurai soin qu'après ma mort, ces instructions vous soient souvent renouvelées (3). »

Ce que saint Pierre a fait pour Rome et Antioche ; saint Paul en Crète, à Ephèse et dans les autres eglises qu’il avait fondées, n’en doutons pas, Saint Jacques, saint Thomas, saint André, saint Barthélemi et les autres l'ont fait sur les terres qu’ils avaient conquises à la foi.

Il me semble les voir, choisissant parmi les nouveaux chrétiens et leurs ardents disciples, les plus généreux et les plus vaillants, leur parlant de sacrifice, de souffrance,

({) Act. ch. XX, v. 98.

(2?) Ep. à Tite, ch. I, v, 5.

(3) ? Pet, ch. 1, v. 15,

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CONSÉORATION DE MGR J. M.

d'abnégation, de martyre, et leur

disant en leur imposan!

les mains :

« Pasce agnos, pasce oves. »

La souffrance et la persécution, pouvaient-ils n’en pas parler, eux à qui le Maitre les avait si cl

airement prophétisées ? Pouvait-il n’en pas par

ler, lui surtout, l'Apôtre converti sur le chemin de Damas, dont Jésus-Christ avait dit : « Cet homme m'est un vase d'élection pour porter

mon nom devant les Gentils, les rois et les enfants d'Israël :

aussi, je lui montrerai combien il devra souffrir à cause

de moi (1). »

Pasce agnos, pasce oves ! Elle

n’a cessé de retentir la par: sainte :

à l’ère apostolique,aux jours des persécuons sanglantes, dans les ch combes, en plein soleil, d gloire, à l'heure en Occident, au

ambres funéraires des cata.

ans les temps de triomphe et de des déchirements pénibles, en Orient et

midi et au septentrion, partout il s’est trouvé des bouches consacrées pour

mes de vertu, de force et de science p faire la règle de toute leur vie.

Or, après avoir été gouver siècles, après avoir été pend eux, sanctifié par eux, osaient contester l'i

la dire et des homour la recevoireten

né par eux pendant quinze ant quinze siècles instruit par le monde entendit des voix qui nstitution divine de l’épiscopat. Il était trop tard, et l'Evangile et la Tradition 6

taient trop clairs Le concile de Trente parla :

“Anathème à qui nie la sainte hiérarchie de l'Eglise ! Anathème à qui préteud que la création des évêques est une invention humaine.» Conti-

ns

(1) Act. ch, IX, v. 15, (6;

EMARD 73

RE

ÉRECTION DU DIOOËSE DE VALLEYFIELN

nuez donc votre œuvre d'enseignement et de zèle, Ô pères, Ô pasteurs ! le Maître est avec vous pour vous redire toujours : Sicut misit me Pater, et ego mitto vos. Pasce agnos

micos, pasCe OUCS MCAS.

Aujourd’hui, Dieu prend un de ses fils, prêtre et pasteur déjà, pour en faire dans son Église un prêtre et un pasteur parfait. Ce fils, quel est.il ? Ai-je besoin de vous le dire, mes Frères ? Né de parents profondément chrétiens, qui ont si bien mérité du sanctuaire et âu cloître par le don qu'ils leur ont fait de plusieurs de leurs enfants, il a été initié aux sciences profanes et sacrées dans deux séminaires qui peuvent, à bon droit, se glorifier des hommes qu'ils ont formés pour l'Eglise et la patrie, (1) Puis, revêtu du caractère sacerdotal, il reçut bientôt du ciel une grande faveur et une grande grâce : celle d’aller vivre pendant quelques années à Rome, dans la compagnie des plus illustres maîtres (2) et au milieu du souvenir des saints. Là, il se préparait, sans le savoir, dans l'étude et la prière, à sa carrière future. Il revint dans son diocèse après avoir conquis les palmes du doctorat. Ce qu’il a été plus tard

(1) Le Séminaire de Ste-Thérèse et le Petit Séminaire de Montréal.

(2) Les RR. PP. Palmieri et Mazzella, de la Compagnie de Jésus, professeurs au Collège Romain ; De Angelis et Santi, professeurs au Séminaire de l’Apolinaire.

dan:

trati le 8e l'a € sont rable s'élo pass de 8 C'e eut :

pasto qu'il Frère agit ; Duligi. confie pasce Ce diocè:

Arche Sa Cot de ce cher ;

(1) L mai 18£

(2) De (3) CG

, Ô pères, dire tou-

sce agnos

t'pasteur 1 pasteur s le dire, iens, qui r le don , il a été séminaies qu’ils evêtu du grande pendant des plus s saints.

a prière, rès avoir lus tard

Montréal.

de Jésus, »sseurs au

dans le saint ministère ou dans les labeurs de l tration diocésaine, À laquelle il prit une part active, vous le savez, Mgr l'Archevêque de Montréal lui-même vous l'a dit, en des termes que je me plais à citer, parce qu'ils sont pour le nouveau prélat le témoignage le plus honorable et le plus doux à la fois. « Nous voyons avec regret s'éloigner le prêtre zélé qui, pendant les onze années passées avec Nans, n’a ceseé de Nous donner d de son intatigable dévouement (.»

C’est donc de cette maison, où, pend eut sous les veux cette belle

adminis-

es preuves

ant longtemps, il devise d’un gouvernement pastoral : « Dans la foi et la douces, in fide et lenitate (2), qu'il part pour devenir votre père. Ne l’ovblions pas, Mes Frères, ici Jésus-Christ est tout ; c’est lui qui parle et qui agit ; C'est lui qui dit à son élu : « Tu m'aimes mon fils, Diligis me ? Eh bien !

j'ai un troupeau dont je vais te confier la garde :

pais mes agneaux, pais mes brebis :

pasce aqnos Mmeos, pasce oves meas. »

Ce troupeau aimé de Dieu, c’est vous pieux fidè diocèse de V

les du alleyfeld, c’est vous, prêtres zélés que votre Archevêque, dans de touchants adie Sa COnsolation et sa gloire ; de ce collège de Rig

ux, appelait naguère c’est vous, maîtres et élèves aud qui rappelle un non toujours si cher à nos cœurs ; (3j c’est vous, vierges du Seigneur,

(1) Lettre pastorale de Monseigneur l’archevôque de Montréal, 11 mai 1892,

(2?) Devise de Mgr Fabre, archevêque de Montréal.

(3) Collège Bourget.

vouées à l'instruction de la jeunesse ou au soulagement des indigents et des malades ; c'est vous tous, grands et petits, riches et pauvres ; pauvres et petits surtout, c'est vous que le Maître désigne : Pasce agnos meos, pasce oves meas.

Je vous vois tous ici représentés, et bientôt votre Pas. teur passera au milieu de vous pour vous bénir.

La première bénédiction de son cœur, il ja doit à ce père et à cette mère vénérables dont il est l'honneur et que la foi va faire incliner devant lui, comme s’inclina Jacob devant lu dignité de son fils Joseph ; il La doit à toute sa bien-aimée famille, réunie au pied de ces autels, et témoin de sa consécration ; mais À vous ensuite, mes Frères, de recevoir par ses mains les faveurs célestes.

Saint Jérôme nous rapporte que les peuples accueillaient parfois leurs évêques par l’Hosanna qui acclama Jésus entrant triomphalement à Jérusalem (1). Vous aussi, mes Frères, laissez votre foi chanter l'hymne de la vénération et de lallégresse : Hosanna ! hosanna ! C'est le représentant du Seigneur qui vient : Benedictus qui venil in nomine Domini !

C’est bien un Pasteur : il porte la houlette d’or, emblème de sun autorité, et du dévouement qui doit remplir son âme. C’est un Epoux qui unit sa destinée à celle de votre jeune Eglise : à son doigt brille anneau, symbole de l’union mystique et de l'amour fidèle, C’est un Doc. teur : l'Evangile a été posé tout ouvert sur sa tête et sur

(t) In. Matth., XXI,

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