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Mais äUSSi S Paul 1 plus be lat qu’e origine CI fa et que:
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accueilacclama US aUSsi, la véné- ! C'est le
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celle dé symbole un Doce et sur
ses épaules,
prêcher au peuple qui vous est confié. , däus toute sa majesté : le cansécrateur de compléter en lui 1
gloire. C’est un athlète et un chevalier, vérité et le protecteur de la vertu
comprenez-le au gantelet bénit qui couvre
ses mains, et à la miître « cas que de défense et de salut (1) » qui orne Voilà l’évêque :
sa tête,
(A lui, dit le Pontifical, appartient de juger, d'interpréter, de consacrer, d’ordonner, de baptiser, de confirmer. » Ah ! qu’il est puissant, et que son ministère est sublime ! Encore une fois, Hosanna ! Hosanna !
Béni soit celui qüi vient au nom du Seigneur ! Benedictus (ur venit in nomine Domini !
Mais, mes Frères, plus haute est la dignité, plus grands äussi sont les devoirs qui y répondent. Ces devoirs, saint Paul les à consignés dans des Epîtres qui sont restées le plus beau code des Evêques ; 1 rglise les rappelle au prélat qu’elle consacre, et l'histoire de l’épiscopat, depuis son origine, nous en fait voir le merveilleux accomplissement. CI faut, dit l’Apôtre que l’évêque soit irrépréhensible, et que sa réputation soit sans tache ; que dans sa vie, sa
(1) Paroles du Pontitical.
et on lui à dit, en le lui remettant : « Allez C’est le Prêtre a demandé à Dieu à Somme de sa puissance et de sa
le gardien de la
rés EREOTION DU DIOONSE DÉ VALLEYMIMLD
foi, sa charité et sa chasteté, il soit l'exemple des
© O mon fils, écrivait il À Timothée, applique: 1 lecture des saintes Lettres ; garde lu dépôt, lait su d'un évangéliste, combats le bon combat. » « Pour tin, disait il À Tite, ensegne ce qui est conforme à !: ; doctrine ; erseigne les vieillards et les Jeunes gens ; sois en toutes choses un modèle de vonnes œuvres. »
Jésus-Christ l'a dit : «I sera demandé beaucoup à ce lui qui aura beaucoup reçu (1, » Mais, grâces à Dieu, ces recommandations solennelles n'ont pas été vaines, et nous pouvons rendre aux évêques de tous les âges ce témoi Huage que nos adversaires eux-mômes ne contrediront pas ; les premiers À l'honneur, ils ont 6t6 les premiers au travail et À la peine, et c'est par milliers que l'Eglise Les a inserits au calendrier de ses saints.
Où les a entendus avec les Ignace défendre flôrement la lot devant les Côsars, et saluer par des chants de fôte los horribles supplices auxquels ils étaient condamnés. « Je suis le froment du Christ pour être moulu par les dents des bôtes et devenir un pain pur.» Aux préfets orgueilleux qui croyaient les ébranler en L:s menaçant de la mort, ils disaient avec les Ambroise : « Si vous vous comportez en spadassins, je me comporterai en évêque, c'e c'est aux évêques à faire la loi aux empereurs, et non aux empe reurs À faire la loi aux évôques. »
Comme les Chrysostôme, ils ont combattu l'hérésie,
féiri le vice, condamné l'orgueil et le luxe, avec une
(H)S, Luce, ch, XIE, v. 46
oloque Con:
conbpac Con pour a Com de leur que su:
ont sur heureu l'illuste perdre Ville J Oui, | ques or les épre:
du péril COUX qui Jours si | meée : «( se rappel Voilà :
pourquoi l'histoire gures Laval do:
(1) «Je v tiers de sou
dans la mai
4 fie a.1 1 Lait Pour ton, A lus ens ; Sois
oup à ce Dieu, ces s, et nous ‘0 tôémoi ltrediront Hniers au
Sglise Les
ement la o fête les nés. «Je les dents rueilleux mort, ils portez en c'est aux
IX empe
’hérésie,
vec une
pourquoi aller
l'histaire de notre Eglise :
Laval dout Rome
tiers de sou, quoique, à
CONSÉORATION Di Mon M, EMaAhD 7!
oloquence qui les à fuit eUurnomtmeor Comme los Basile, il
confiscation
“les bouchos d'or, :
8 Se Sont moc és de l'exil et de Ja
parce que le ciel seul était leur
patrie, Comme les € irÜgoire
ilsont expiré sur là terre pour avoir aimé la Justice et B
al l'iniquité, | @
‘omme les Augustin, on les a Vus travaillant au milieu de leur rude tpostolat, dans des voilles prolongées, et jus que sur leur lit de mort, pour
composer des ouvrages qui
ont survécu au temps. On les à entendus se proclamer
es
heureux de mourir pauvres, après avoir tout donné, et
l'illustrs cardinal M: anning, que l'Angleterre vient de
perdre pouvait parler au XIXe sivel
e Comme parlait au Ville Jean l Aumônier, 6va
que d'Alexandrie (1).
Oui, hoinmes de science, de role, de vertu, les évû. ques ont été tout cela.
[ls ont épousé la Cause, les 6
preuves des peuples commi du péril,
les joies, 8 à leur garde : à l'heure ils n'ont connu ni ln faiblesse,
l la peur, et À ceux qui les s,
-bliaient de s ‘épargner, de ee leurs
ec les C 2h: arles Borro mée : «C'est quand il s'agit de mourir,
se rappeler qu'il est Le prennier, »
Voilà vos maitres et vos modè
Jours si précieux, ils répondaient av
qu'un évêque doit
les, Ô jeune évêque ; mais si loin et remonter si haut ? Rappelez-vous , Contemplez ces nobles et saintes
Mgures de notre épiscopat ; ratiçois de Montmorency
vient de reconnaitre solennellement les
(1) «Jde vous rends grâces mon Dieu, de ce qu'il ne me reste qu'un
J'aie trouvé 4000 livres d'or >xXundrie.» (S. Jean l'Aumônier)
on ordinalion, dans la maison épiscopale d'Al
étrangère
80 ÉREOTIC:! DU DIOCÈSE DE VALLEYFIELD
vertus ; Plessis, l’intrépide défenseur de nos saintes liber- 2 tés ; Bourget. l’homme fort, zélé, charitable et puissant un: op en œuvres ; — je ne cite que quelques noms et ne parle Ye que des morts, -- vous pouvez désormais les saluer com- Pape | me vos illustres ancêtres : inspice et fac secundum exem. vatica plar (1). be et not de Ro IV Vive | transp( mes q coulère Monseigneur, je dois à une amitié vieille déjà de vingt- battre cinq ans, d’avoir été appelé à porter la parole dans cette pendan circonstance solennelle et devant cette vénérable assem- nan: blée. D’autres lauraient pu faire avec plus d’autvrité ; je bia lai fait avec bonheur, bénissant, dans mon âme, le Très parlé, à Haut qui glcvifie mon frère en l’élevant parmi les chefs saiblé de son puuple. « dilecte Vous souverez-vous, Monseigneur, de nos belles an- mise de nées passées dans la Ville Eternelle, de nos pèlerinages vie de ji aux tombeaux des martyrs et aux chambres des saints, de patern; nos promenades au milieu des vieilles et fortes ruines Soyez du Forum, de nos études poursuivies jusque sous les Pape et grands arbres des villas romaines ? Jours heureux, inou- antour bliables jours ! Mais, pour moi, un souvenir domine tous Vivez lo ces souvenirs.
(1) M.E (1) Exod., ch. XX V, v. 40. à Reme.
. : + RP Fer N “AU ï
tes liber- , puissant ne parle uer Comum exem.
de vingtans cette le assemurité ; je , le Très les cheîs
elles anlerinages saints, de es ruines sous les 1X, inouline tous
Après le grand deuil qui avait suivi la mort de Pie IX,
un cri de joie venait de retentir d’un bout à l’
autre de la ville :
« Gloire à Dieu ! le Pape est élu, nous avoas un Pape !» Le peuple s'était porté en toule vers la basilique vaticane, et nous y étions entrés, anxieux, dans l'espoir de contempler l'élu du Seigneur. Les heures s'écoulaient, et nous attendions toujours. Enfin, il parut pour donner de Rome sa bénédiction à l'univers. « Vive Léon XIII ! Vive le Pape ! Vive le successeur de Pierre ! » Quels transports, quel enthousiasme chez les trente mille hommes qui se pressaient dans le temple ! quelles larmes coulèrent alors de nos yeux, et quelle émotion sainte fit battre nos cœurs ! Qui vous eût dit alors, Monseigneur, pendant que vous l’acclamiez, que ce même Pontife tournerait un jour ses regards vers vous, et vous confierait une si belle partie de son immense troupeau ? Oui, il a parlé, il vous a fait pasteur ‘ans ces champs fertiles et ces paisibles vallées ; il vous a nommé son bien-aimé fils « dilecte Fili,» et je sais qu'aujourd'hui même, par l’entremise de celui qui a tenu une si grande place dans votre vie de jeune homme et de prêtre (1), il vousenvoie sa plus paternélle bénédiction.
Soyez donc béni, cher et vénéré Seigneur, béni du Pape et de Dieu, vous qui, désormais, allez répandre autour de vous tant de bénédictions et tant de grâces. Vivez longtemps, entouré de cette sympathie dont vous
(1) M. Palin d'Abonville, P. S. S., supérieur du Collège Canadien à Rome.
82 ÉRECTION DU DIOOùSE DER VALLEYFIELD
vrnez de recevoir de si nombreux et de si touchants té. moignages. Que Marie, la Reine des Apôtres, veille sur vous, vous protège et vous guide, et que le Seigneur vous rende fort, pour porter toujours sans fléchir ce grand honneur et ce grand fardeau !
que co pains e
par des touchar jadis, r au min.
A la
| donnée N bénit l:
il place alors a conduit chœur d pastoral solennel] Puis 1
EN
hants té.
eille sur eur vous and hon-
Fe F3
Suite de la cérémonie du sacre
Mgr Emard vient déposer aux pieds de l'évéque consécrateur, deux flambeaux allumés, deux pains et deux barils de vin. Ces offrandes, portées par des prêtres assistants, rappellent l’ancienne et
touchante coutume des premiers chrétiens qui,
jadis, remettaient devant l'autel les dons destinés
au ministre du culte.
À la fin de la messe, lorsque la bénédiction a été donnée aux fidèles par l'évêq ue consécrateur, celui-ci bénit la mître et les gants du nouvel # 7êque, puis il place la mître sur la {äte de l’évêque consacré, et alors a lieu l’intronisstion. Mgr Fabr:, sans mître, conduit Mgr Emard au trône qui est r'acé dans le chœur du côté de l'Evangile, et {11 met l+ bâton pastoral à la main gauche en entonnant le chant soleune] du “ Te Deum. ”
Puis le nouvel é;éque, qui est maintenant revêtu
#4 ÉREOTION DU DIOOËSR DR YALLEYFIELD
de la plénitude du sacerdoce, descend, mître en tête, la crosse à la main, les degrés du trône, donnant, pour la première fois, la bénédiction à toute l'assistance à genoux devant lui, et pendant que le chœur chante l'hymne de gloire, il parcourt l'église, appelant sur tous les bénédictions du Seigneur ; et, sortent sur le perron de la cathédrale où se presse la foule qui n’a pu pénétrer dans le temple, il la bénit solennellement.
Grand spectacle qui émeut tous les cœurs et fait couler bien des larmes !
Au premier rang de la grande allée de l'église, quatre sièges avaient été réservés pour les membres les plus proches de la famille de Mgr Emard : son digne père, sa digne mère, son frère M. J. U. Emard et son beau-frère M. Mercille. En revenant, Monsei-
gnerr s'arrête près d'eux et, avec une émotion bien
{y comprendre et Partagée par tous ceux qui ë ‘nt Sa Grandeur, Elle leur donne son anneau
à baiser, en invoquant pour ces chers témoins de son élévation les faveurs célestes.
Près de lui encore se trouvait, parmi les prêtres qui l’assistaient, un père Oblat, ayant un double titre à son affection : son frère ; dans une des tribunes élevées près du chœur, priaient, les yeux voilés de larmes, trois religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie, ses trois sœurs. Quelle sainte Jjuse Aevyait
remplir les cœurs de cette belle famille bénie de Dieu.
Re par t l'évàc inton:
gile q
en tête, Revenu à l'autel, Mgr Emard, mitre en tête, répète
nt, pour par trois fois, en faisant trois génuflexions devant stance à l’évêque consécrateur : Ad multos annos, avec une * chante intonation de plus en plus élevée, Puis on lit l'Evanant sur gile qui termine la cérémonie du sacre.
nt sur le qui n’a Hi] lement, D:
et fait É.
l'église, embres are M ME te -: on Emard Monseion bien ux qui anneau
oins de
prêtres »letitre ribunes ilés de [ésus et devait
nie de
EI
Adresse du clergé du diocèse de Valleyfeld à Mgr Emard et réponse de
Monseigneur
WS'EST à ce moment que M. l'abbé Demers, curé de la paroisse d'Ormstown, présente à Mon-
seigneur, au nom du clergé du diocèse de Valleyfield, l'adresse suivante :
Monseigneur,
Je me déclare impuissant à exprimer les sentiments de joie, d'admiration, d'espérance dont sont animés mes vénérés collègues et tous les bons catholiques du nouveau diocèse de Valleyfield, en vous voyant paraître au milieu d’eux, et en vous souhaitant la plus cordiale bienvenue.
Le jour qui nous éclaire est pour nous un jour de bonheur. Et comment ne pas se réjouir, quand on voit élevé à la dignité épiscopale un prêtre éminent en piété, en doctrine, un prêtre chez lequel l'éclat de la science est rehaussé par une modestie
parfaite, par la douceur et le charme de ses manières, pai les
plus dé rendons de Mon naissanc Romain.
dies qua Mons:
nouveau bieu sig ne nous C’est voi aux des question Sentinel Mouse dans vot nous ré( de vos ar seconder cherons € évêque, € dont par être unis au bois si devienne fondues e Nous trav bonheur,
le bien de
éponse de
‘S, curé À Mon-
‘èse de
de joie, érés colocèse de ux, et en
bonheur.
a dignité ln prêtre modestie , pai les
OONSÉCRATION DE MGR J. M. EMARD 87
plus délicates et les plus exquises qualités du cœur ? Aussi rendons-nous grâce à l'épiscopat de la province ecclésiastique de Montréal qui a fixé son choix sur vous ; aussi, notre reconnaissance ren:)nte-t-elle jusqu’au trône auguste du Pontife Romain. Nous pouvons donc nous écrier aujourd’hui ; Hæse dies quam fecit Dominus exultemus et lætemur in et.
Monseigneur, devant marcher à la tôte du clergé de ce nouveau diocèse, vous avez inscrit sur votre drapeau les paroles bieu significatives : « Video ut Jfaciam. » Video : votre nom ne nous dit-il pas que vous êtes devenu la sentinelle de Dieu ? C'est vous qui serez chargé de répondre à l'ange qui préside aux destinées de l'Eglise de Valleyfield, de répondre à la question faite chaque matin, sur les hauteurs de l'éternité : Sentinelle, qu’avez-vous aperçu ?
Mouseigneur, vous verrez tout ce qu'il y aura à faire de bien dans votre diocèse, et nous, votre clergé et vos collaborateurs, nous réclamons notre part dans l'exécution de ces paroles de vos armoiries, Cut faciam. » Nous nous empresserons de seconder toutes vos vues et toutes vos entreprises. Nous marcherons en accord avec les pensées et les sentiments de notre évêque, et nous nous efforcerons de réaliser la douce harmonie dont parle saint Ignace, quand il dit que les prêtres doivent être unis à leurs évêques, comme les cordes d’une harpe le sont au bois sur lequel elles doivent vibrer, afin que chaque Église devienne comme un seul cœur, où toutes les voix et les âmes fondues ensembles, présentent dans l'unité une mélodie divine. Nous travaillerons, Monseigneur, et constamment, à faire votre bonheur, à alléger le lourd fardeau que vous avez accepté poux
le bien des âmes, par notre profonde vénération pour votre per-
88 ÉREOTION DU DIOCÈSE DE VALLEYFIELD
sonne, notre ponctuelle exactitude à exécuter vos ordonnances et notre zèle généreux à vous seconder dans toutes vos entreprises.
Monseigneur, tout le clergé et tous les fidèles du diocèse de Valleyfield s'unissent à ma voix pour vous répéter, dans l'enthousiasme de leur joie, ces paroles de la sainte liturgie : 4d multos et felices annos ! Vivez de longues années pour le bien du troupeau confié à vos soins et pour la gloire et le bonheur de l'Eglise de Ste-Cécile de Valleyfield. Ad mullos et felices
annos.
Monseigneur, malgré la fatigue causée par les émotions qu’il avait éprouvées pendant la longue cérémonie du sacre, voulut répondre de suite à son clergé, Voici sa réponse :
Monsieur le curé,
Je suis profondément touché des sentiments que vous venez d'exprimer dans un langage si sacerdotal, en votre nom et au nom de tous les prêtres du diocèse de Valleyfield. Ce témoignage de sympathie ne me surprend point, cependant. Depuis que la nouvelle de mon élection vous est connue, tous vous m'avez prouvé, à diverses reprises, et de bien des manières, que je pouvais compter sur votre concours le plus actif et le plus dévoué. Vous avez donné à cette pensée une forme admirable,
en vous unissant tous ensemble, pour ériger à votre évêque,
dans & dont + D'ai temps le zèle pastor avez & que vo voir @ Dieu 1 les mê Pou OCCasio et pou ment € récipro tient de existent nos el.
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Jnnances
08 entre-
iocèse de er, dans raie : Ad r le bien bonheur
et felices
par les longue à son
us venez om et au e témoi-
Depuis ous vous res, que
le plus mirable,
évêque,
UONSÉCRATION DE MGR J. M. EMARD 89
dans son église cathédrale, ce trône qui dont vous voulez être l'appui fidèle,
D'ailleurs, je vous connais depuis longtemps ; temps, vous voyant à l’œuvre
symbolise l'autorité,
depuis long- » J'ai pu apprécier, non seulement le zèle que vous déployez dans l’exercice de votre ministère
pastoral, mais encore le respect, la docilité, l'affection ont vous
avez sans cesse entouré notre vénéré archevêque ; et je sais
que votre piété, oubliant l'indignité personnelle et ne voul voir
ant en moi que l’évêque, envoyé par l'Eglise de la part de Dieu lui-même, suffira pour vous faire continuer
à mon égard les mêmes procédés.
Pour moi, monsieur le curé, je suis heureux de saisir cette
occasion pour vous le dire solennellement : j apporte pour vous
et pour chacun de vous un cœur rempli d'amour, de dévoue ment et de confiance. Oui, de confiance, fide mutuä, confiance réciproque. Vous m'avez donné la vôtre, la mienne vous appartient de même, et, à partir de ce jour, le premier de mon existence épiscopale, mon désir le plus ardent e
st que toutes nos elations soient marquées à ce cachet par
ticulier de confiance mutuelle qui fait que l'évêque compte un ami véritable dans chacun de ses prêtres.
90 ÉREOTION DU DIOOÈSE DE VALLEYFIELD
VF!
Adresse du clergé du diocèse de Valleyñeld à Monseigneur l'archevêque
de Montréal et réponse de Sa Grandeur
S ce moment, M. J. Desmarais, vicaire forain de @ St-Louis de Gonzague, lit à Monseigneur l’ar-
chevêque de Montréal l'adresse suivante :
Monseigneur,
Depuis que nous avons appris le grand honneur conféré à l’un des nôtres par Sa Sainteté Léon XIII, nous étions anxieux de l’acclamer. Nous avions hâte de lui prouver que nous étions fiers et heureux que le chef de l'Eglise eût donné un champ plus vaste à son intelligence, une moisson plus diyne de son zèle et de son dévouement à la cause de l'Eglise.
Mais à présent nous comprenons que même les plus beaux jours ont leurs tristesses. Avant même que du cœur de vos enfants s'échappe le triste mot : adieu, Votre cœur d’évêque et
de père, Monseigneur, l'avait prononcé.
Oui
ce mo cepen DOUS }
Mor cœur de leu difficil nel, po pour q vos œu éclairé,
Agré inaltér:
A ec ditàf
« Les nom de sens mo au milie n'oublie pour vot
dont vor Rapp.
chevèque
ain de ur l’ar-
nféré à anxieux 18 étions à champ
de son
18 beaux r de vos
vêque et
CONSÉORATION DE MGR J, M. EMARD 91
Oui, adieu ! Quel est « ‘qui n'a pas connu tout ce que se mot renferme d’amertume, d'angoisses et de douleurs. Et cependant, aujourd’hui, au moment où il est sur nos lèvres, il nous paraît encore plus amer et plus touchant.
Monseigneur, s0yez assuré que, du cœur de vos enfants, du
ii ont essayé, dans la limite de leurs forces et de leurs capacités, de re
cœur de ceux
ndre votre tâche moins lourde et moins difficile, une prière constante montera vers le trône de l'Éter-
nel, pour le bonheur et la conservation de Votre Grandeur, et
pour que les bénédictions de Dieu continuent à descendre sur
VOS Œuvres, qui proclament si hautement votre esprit sage et
éclairé, et qui sont la gloire de notre province.
Agréez, Monseigneur, l'assurance du souvenir profond et
inaltérable que conserveront de vos bontés
LES PRÊTRES DU DIocùsE DE VALLEYFIELD.
À cette adresse, Monseigneur l'archevêque répondit à peu près en ces termes :
« Les regrets que vous venez d'exprimer si éloquemment, au
nom des prêtres du nouveau diocèse de Valleyfield, je les res-
sens moi-même, et si vous m’assurez que mon souvenir ::stera
que je éet de respect pour Votre pasteur, votre dévouement pour les grands intérêts dont vous avez la garde.
au milieu de vous, je puis de mon côté, vous dire L1 n'oublierai jamais votre esprit de foi, de docilit
Rapportez sur votre nouvel évêque l’affection et la sympa-
Cd 5Ÿ (ce © ° 0, 2%, Pa A4 K LG | NA . V7 Ke “ &° + VW, à Ÿ? VA , Q £ & ra NZ K )\ dé IMAGE EVALUATION NS TEST TARGET (MT-3) l 1O le ki == Le 122 qui °° | | —. ILE | LS WA 1ILé.
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5? ÉRECTION DU DIOCÈSFR DE VALLEYFIELD
thie que vous avez bien voulu me donner pendant dix-neuf ans il en est digne à tous égards, et ma consolation en ces heures de séparations, est de vous savoir confié à la direction d’un évêque dont j'ai pu, pendant plus de onze années, apprécier les qualités comme administrateur, et les vertus comme
prêtre.
En entendant la touchante réponse de Monseigneur l'archevêque de Montréal, nous nous rappelions ies paroles de l’apôtre S. Paul, envoyant son cher disciple Timothée aux fidèles de Corinthe : “ Je vous envoie Timothée, un fils qui m'est bien cher ; il sera fidèle dans ‘le Seigneur et vous conduira dans
les voies que je vous ai indiquées et qui sont celles de Notre-Seigneur Jésus-Christ. ”
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MPORSQUE la cérémonie du sacre eut pris fin ainsi % que la lecture des adresses, le cortège des : évêques se reforma Pour se rendre au couvent des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. C’est là que l'hospitalité la plus empressée avait été offerte à sa grandeur Monseigneur l’archevèque et eux évêques qui assistaient Mgr Emard dans cette belle journée, Sur le Parcours du cortège la foule inclinée recevait avec bonheur les bénédictions des prélats. Le Spectacle qu'offrait cette imposante procession était bien fait pour impressionner l'assistance nomb: use qui se pressait sur son passage.
Du couvent des sœurs des Saints Noms de J ésus et de Marie les Evêques se rendirent en Voiture à la tente dressée sur la Promenade plantée d'arbres qui doit faire un Parc public et se trouve près de la gare, à l’entrée de Valleyfeld.
Sous cette tente, très-biea décorée par les soins du
comité d'organisation, était servi le diner, préparé pour 600 convives. Une grande table destinée aux prélats et aux personnages les plus marquants occupait le fond de la tente, et dominait un peu les sept autres tables placées perpendiculairement et chacune de 80 couverts. La tente était supportée par 85 colonnettes ornées de guirlandes, et chacune d'elles portait le nom d’une paroisse du nouveau diocèse, associant ainsi chaque localité à la fête célébrée à Valieyfield en l'honneur de son premier évêque.
Le service du diner, dont le mérite de la préparation revient aux sœurs de la Providence (1), a été admirablement fait par les dames de la ville.
Le comité d'organisation des citoyens de Valleyfield a droit aux plus grands éloges pour la prévoyance intelligente, et l’urbanité gracieuse ave: lesquelles a été rempli le programme de la réception de Mgr Emard. Tous les habitants méritent les mêmes éloges pour leur empressement à recevoir et loger une telle afluence de visiteurs.
Lorsque Mgr Emard est entré dans la salle du banquet, il a été salué par une salve d’applaudissements et des acclamations répétées qui ont dû lui
(1) Est-il nécessaire d’ajouter que les sœurs de la Providence ont tenu dans cette circonstance à confirmer leurs traditions de charité et qu'elles se sont chargées gratuitement de cette préparaticn et de la distribution aux pauvres des mets qui restaient.
préparé inée aux its occules sept chacune 85 colon- »S portait associant ilieyfield
prépara- (1), a été > Valleyrévoyanesquelles de Mgr es éloges une telle
salle du
laudisset dû lui
idence ont s de charité iticn et de
UONSÉCRATION DE MGR j. M. EMARD 95
être bien douces. Ces démonstrations s’adressaient au nouvel élu et étaient la Continuation des sentimenis développés dans les adresses qu'on lui avait présentées ; elles en étaient l'affirmation dont on trouvait sur tous
attendrie.
Mgr Emard, quand le calme fut rétabli, donne lecture d’une dépêche arrivée de Rome, par laquelle le souverain pontife adressait sa bénédiction au nouvel évêque et aux fidèles du diocèse de Valleyfeld.
Voici le texte de cette dépêche accueillie par les cris enthousiastes de l'assistance :
spontanée, les visages l'expression
[Télégramme]
Rome, 9 Juin 1892.
Mgr EmarD, évêque de Valleyfield.
Léon XIII bénit avec effusion Evêque, Clergé, fidèles du nouveau diocèse.
PALIN. or Roue.
Au moment où le banquet prenait fin, MM. Gault et Grenier, au nom de la Montreal Cotton Co., de
Valleyfield, ont présenté à Mgr Emard l'adresse suivante :
To Mgr Emard, Bishop oÿ Valleyfiet.
May it please your Lordship,
The Directors of the Montreal Cotton Company desire to
96 ÉREOTION DU DIOOËSE DE VALLEYFIELD
offer your Lordship their hearty congratulations in your elevation to the See of Valleyfield and the most respectfu! assurances of their esteem.
They deem it a cause for much rejoicing that the importance of the town of Valleyfield with which the Company las been for many years connected, and in whose welfare it is deeply interested, has been so signally recognized by being made the seat of a new diocese, and that your Lordship whose choice they sincerely approve has been selected as the first bishop.
They feel confident that your Lordship'a presence will greatlÿ serve to increase the harmony and good feeling which has always prevailod between the Company, the Clergy and the Citizens of Valleyfield.
The accompanying gift they desire your Lordship to accept with the best wishes for your own happiness and for a long and successful tenure of your Lordship’s exalted position.
A. F. Gauzr, Président.
CHARLES Garrx, Vice-President.
E. K. GR&ENE |
R. L. Gauzr
J. GRENIER À Directors.
S. H. Ewine |
J.K. War |}
Valleyfield, 9 June 1892.
Sa Grandeur répond à cette adresse en anglais d’abord :
Je deviens, dit-il, en résumé, citoyen de votre ville, mais je
nes amé!
min, Join pros] sente reme pathi
Pi
ajou:
je sois terai d grandi
L’} ment
accorr répon
our eleva- | assuran-
mportance has been ; is deeply made the ose choice bishop.
ence will ng which lergy and
to accept for a long
ition.
President.
anglais
>, mais je
ne suis pas un capitaliste, quoiqu’au dire d’un homme d'Etat américain, un évêque puisse représenter la valeur de deux chemins de fer. Quoi qu'il en soit, veuillez être assuré que je Joindrai mes efforts aux vôtres pour développer et accroître la Prospérité de Valleyfield, dont la Compagnie que vous repré-
sentez est un des facteurs les plus importants. Recevez mes
remerciements les plus sincères pour l'expression de vos sympathies, et le superbe Cadeau que vous venez de m'ofirir.
Puis se tournant vers M. Grenier, Monseigneur ajoute en français :
M. Grenier sait trop quels sentiments il m'inspire, pour que
je sois obligé de Jui adresser un long discours ; je me conten-
terai de lui dire du plus profond de mon cœur et avec la plus grande gratitude : merci, encore une fois merci.
L'heure du départ du train spécial abrèg . forcément le banquet, et la population de Valleyfield accompagne à la gare les hôtes distingués qui avaient répondu à son invitation.
98 ÉREOTION DU DIOOËSE DE VALLEYFIELD
Réception à l’évèché
she soir même, Mgr Emard voulut que l'évêché fût ouvert à tous ses diocésains, et jusqu'à dix heures, il reçut un grand nombre des habitants de Valleyfeld qui lui étaient présentés par M. le cure Santoire. L'affabilité avec laquelle Sa Grandeur adressait à tous un mot gracieux lui a conquis de bien vives sympathies.
Auprès de Sa Grandeur se tenaient Monsieur et Madame Emard, jouissant du grand honneur accordé à leur fils, et hautement félicités par les personnes admises dans le salon de l'évêché.