‹ Érection du diocèse de Valleyfield [microforme]Chapitre 31 sur 42 · MIA · texte numérisé non relu

MIA

osuit Episcopos regere Ecclesiam Dei. (Act

(4) Ultimum Omniim cognosce Ecclesiam tib;

Commissam(l. Pet. 5-2),

132 ÉREOTION DU DIOCÈSE DE VALLEYFIELD

agneaux (1). Père spirituel de la grande famille

qui compose son diocèse, il a pour devoir de nour- is rir ses enfants, de leur rompre le pain de la vérité, tuel de leur communiquer abondamment, par l’onction . de ses prières et la vertu des sacrements, les grâces Just de Jésus-Christ. Tenu,en vertu même de sa mission 8 2. et de son autorité, de veiller sur le dépôt de la Foi L'év et d'empêcher que l’erreur n’en détache une par- office celle (2), il doit en même temps remplir l'office soust d'un évangéliste, c’est-à-dire exercer ce ministère lourd divin de la prédication qui répand, affermit et in perpétue la doctrine de Jésus-Christ, en la pré- lice : servant de toute interprétation fausse et menson- d'ani gère (3). et de A lévêque encore est confié, d’une manière le co: spéciale, le soin de veiller au maintien de la morale dire à (4) et de ia dicipline chrétienne, et de garder au Les sein de son peuple l'observation régulière des lois Nous de Dieu et des préceptes de l'Église, et de faire charg fleurir partout la piété. Entre ses mains se trouve d’app déposé le pouvoir de lier et de délier les con- reuse sciences ; il est non seulement législateur ; il est (1) Pascite qui in vobis est gregem Dei. (Pet. 5-?), ———s— (2 Depositum custodi. (Tim. 6-20). (1) E (3) Episcopum oportet Lu (Pont. Rom.) (2) Qu Euntes docete.….. (Matn.) (3) A

(4) More: instrue.

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sius Episcopi officio. (Hier)

de droit divin établi juge dans le domaine spirituel (1). À son tribunal doivent régner exclusivement dans la fermeté et la douceur, la vérité et la justice pour le bien de la paix. “ Qui donc, s'écriait le roi Salomon, qui pourra juger ce peuple ” ? (2). L'évêque, dans la nouvelle alliance, est tenu à cet office ; c’est une charge à laquelle il ne peut se soustraire et qui rend plus pénible encore et plu

lourd le fardeau de l’épiscopat.

Enfin, désigné pour être l’un des chefs de la milice sacrée, l’évêque contracte encore l'obligation d'animer par sa parole, de soutenir par son exemple et de secourir par ses prières ceux qu'il dirige dans le combat et qu'il doit mener à la victoire, c’est-àdire à la sainteté et au sakat.

Les obligations qui pèsent sur l'évêque et dont Nous venons d'énumérer les plus graves, font de la charge pastorale ce que saint Jérôme ne craint pas d'appeler la chose la plus dificile et la plus onéreuse qu’il y ait sur cette terre (3).

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(1) Episcopum oportel judicäre, (Pont. Rom.) (?} Quis poterit judicare populum istum ? (3 Reg, 3-91.

(3) Nihil in hac vita et maxime hoc tempore difficilius et laborio-

134 ÉRECOTION DU DIOOËSR DE VALLEYFIELD

Et cependant, Nos Très Chers Frères, avant de recevoir la consécration qui allait Nous élever au rang même des apôtres et Nous constituer l’ux de leurs successeurs, prosterné aux pieds de notre vénéré métropolitain et en réponse aux questions qu'il Nous posait au nom de Dieu et de l'Eglise, Nous avons dû prendre l'engagement solennel et promettre, sous la foi du serment, de remplir tous ces devoirs avec une entière et constante fidélité. Puis, après l'imposition des mains, la tête encore humide de l'’onction du Saint-Chrèême, ayant reçu dans notre âme le caractère de Pontife, comme insignes particuliers de la dignité épiscopale, Nous avons revêtu les ornements dont la forme et l'usage Nous rappelleront constamment ce que Nous devons être et ce que Nous devons faire pour remplir toute la mission qui Nous est imposée.

Ah! Nos Très Chers Frères, si Nous devions ne compter que sur nos propres lumières et nos propres forces en présence d'une œuvre semblable, Nous serions, de prime abord, convaincu de notre

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impuissance absolue, et Nous renoncerions à l’entreprendre, Qui Sommes-Nous, en effet, pour essayer de conduire les enfants d'Israël (1) ?

Mais heureusement pour vous-mêmes et pour Nous, la miséricorde de Dieu, qui Nous a appelé, Sans aucun mérite de notre part, ne pouvait cependant Nous abandonner à notre faiblesse, Les grâces d'état Nous étaient pror'ises par le fait de notre élection : elles Nous ont été accordées surabondamment en ce jour de notre consécration. La corne d’abondance, remplie des bénédictions divines, a été penchée sur notre tête (2). Dans votre intérêt, l'Eglise tout entière a fait monter vers le ciel les admirables invocations de sa liturgie ; et les tressaillements de notre âme, aux moments les plus solennels, semblaient Nons avertir que, dans notre propre prière, Nous étions assisté par des cœurs remplis de piété, d'affection et de dévouement, et dont les aspirations ierventes ont dû atteindre pour Nous jusqu'au trône de Dieu et Nous en obtenir les miséricordieuses faveurs.

Oui, Nos Très Chers Frères, Nous en avons la

douce confiance, parce que le bras de Dieu n’est

(1) Quis sum ego ut ducam filios Israel »

(2) Inclinato super bune famulum tuum corru Bratiæ sacerdotalis benedictionis tuæ in eum infunde virtutem, (Pontif. Rom.)

136 ÉRECTION DU DIOOÈSE DE VALLEYFIELD pas raceourei (1), Nous pouvons, pour l’accomplissement de la lourde tâche qui Nous incombe, Nous appuyer sur lui, et espérer recevoir de lui le secours qui Nous est nécessaire pour travailler efficacement à sa gloire et au bien de vos âmes. C’est la grâce qui donnera la lumière à notre intelligence, et conservera le zèle dans notre cœur. Elle Nous accordera de même la douceur et la force, la sagesse et le dévouement que Nous lui dema-dons, en qualité de pasteur, pour le bien de r troupeau et au moyen desquels Nous voulons ‘in

)lir parmi vous les devoirs de notre charge.

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C'est à la miséricorde divine que Nous attribuons par avance l'appui que Nous accorde. « certainement la bienveillance de notre bien-aimé Métropolitain. Après avoir pendant dix-neuf années, répandu sur vous à profusion les bienfaits dont le cœur d'un évêque peut devenir la source abondante, Monseigneur l'archevêque de Montréal n’a pas

(1) Potens est enim Deus, ut augeat tibi gratiam suam. (Pont.}

pu, émo cer

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être au c gard téral plus d’ap

tes 1 appu vêqu com} vrain muis

qu'il

Nous

(1) A meos il

CONSÉORATION DE MGR J. M. EMARD 137

nplis- pu, sans vous faire part de sa vive et profonde Nous émotion, se séparer de vous et renoncer à exerui le cer sur vos âmes l'action bienfaisante de son ailler autorité si paternelle et si douce. Trop de liens 8, l’unissent à toutes vos familles pour qu'il puisse notre être désormais indifférent à votre bonheur : bien cœur. au contraire, Nous l’affirmons avec certitude, il force. gardera pour vous l'amour et le dévouement inalema”- térables qu'il vous a toujours témoignés : sa plus grande joie, comme celle de l’apôtre, sera s “ein d'apprendre que vous continuez à marcher, selon

qu'il vous l’a si souvent enseigné, dans les sentiers de la vertu et de la vérité (1).

Pour Nous, Nos Très Chers Frères, Nous avons des motifs plus particuliers encore et plus personnels de compter sur une assistance précieuse, toutes les fois que Nous seutirons le besoin de Nous

appuyer sur l'expérience de notre vénérable arche-

buons vêque. Nous avons reçu de lui tous les ordres, 1 taine- compris le sacerdoce et l'épiscopat. Nous sommes tropo- vraiment son fils, dans l’ordre spirituel. A ce titre, répan- mais plus spécialement durant les onze années

cœur qu'il Nous a été donné de vivre dans son intimité, dante, Nous avons pu apprécier les qualités de son ’a pas

(1) Majorem horum non habeo gratiam quam ut audiam filios i rorits à V Pont.) meos in veritate ambulare (3 Jo. 4.)

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cœur, et Nous avons la joie de pouvoir vous dire, qu'aussi bien que vous-mêmes, Nous sommes de sa part l’objet d’une véritable et profonde affection. En Nous conduisant vers vous, Nos Très Chers Frères, le jour de notre installation, notre arch véque aurait pu employer à votre égard le langage de saint Paul aux Corinthiens : “Je vous envoie Timo- “ thée, un fils qui m'est bien cher ; il sera fidèle “ dans le Seigneur, et vous conduira dans les voies ‘“ que je vous ai indiquées et qui sont celles de ‘ Notre-Seigneur Jésus-Christ (1). ”

Nous ne pouvons pas omettre, Nos Très Chers Frères, d'exprimer ici la confiance absolue avec laquelle Nous Nous reposons sur les dignes prêtres qui composent le clergé de ce diocèse. Les témoignages touchants de sympathie qu'ils Nous ont prodigués à l'occasion des derniers événements ; la manière éloquente dont ils ont voulu exprimer leurs sentiments à l'égard de l’évêque que la Providence place à leur tête ; le zèle pieux et éclairé

(1) Ideo misi ad vos Timotheum qui est filius meus carissimus »* fideiis in Domino, qui vos commonefaciet vias meas quæ sur. im Gbristo Jesu sicut ubique in omni Kcclesia doceo. (I Cor.)

trô1 N reli est qu’ Val et d d'ot Nou cout dan:

étab cour ils o

CONSÉCRATION DE MGR J. M. EMARD 139 as dire, qu'ils ont jusqu'à ce jour apporté dans les diverses ie de fonctions de leur ministère, et par-dessus tout le fection. respect, la soumission et l'attachement qu'ils ont

Chers toujours professés pour leur archevêque, Nous font rch.vé- assez connaître ce que Nous pouvons attendre de age de notre famille sacerdotale dans l'œuvre qu'elle en- Timo- treprend avec Nous. Jeunes prêtres au début de Adèle leur carrière on vétérans du sacerdoce, nos amis. Pres nos frères ou nos maîtres avant ce jour, ils seront Îles de désormais nos collaborateurs auprès de vous : en

Nous aidant à trouver moins lourd le fardeau que Nous avons assumé, ils réaliseront la belle pensée qu'ils ont voulu rendre sensible dans l'érection du trône épiscopal dû à leur générosité.

Nous pouvons en dire autant des religieux et des

s Chers religieuses des diverses communautés, et ce nous — est assurément une grande consolation de penser prétres qu'un grand nombre de paroisses du diocèse de

té Valleyfield sont pourvues de maisons d'éducation as ont et d'institutions de charité, capables de mériter et mie la d'obtenir la confiance des familles et du clergé.

EEARE Nous sommes en droit d'espérer que, grâce à l’en-

a Les Couragement qui leur sera continué, et même donné

éclairé dans une plus grande mesure, s’il est possible, ces

Fo établissements seront pour Nous d’un puissant se-

sun. in Cours en remplissant pleinement le but pour lequel ils ont été fondés.

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Enfin, Nos Très Chers Frères, Nous tournons vers vous nos regards, en terminant cette lettre, pour vous dire toute l'affection que vous avez dès maintenant fait naître dans rotre cœur d'évêque et de père. À l'avenir, notre vie est intimement liée à la vôtre ; Nous irons ensemble à la poursuite des mêmes intérêts spirituels; Nous travaillerons de concert à procurer la sanctification de vos âmes en même temps que la gloire de Dieu et de son Eglise.

je que votre esprit de religion vous a fait jusqu’à ce jour accomplir dans vos paroisses respectives, le respect dont vous avez toujours entouré vos pasteurs, et, Nous le disons avec le sentiment d’une véritable joie, l'accueil que vous Nous aviez préparé et la manière dont Nous avons été reçu au milieu de vous, tout Nous prouve qu'oubliant notre indignité personnelle, vous voudrez ne voir en Nous que le représentant de Dieu, le successeur des apôtres, le chef spirituel de la grande famille diocésaine, celui que Dieu lui-même envoie vers

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