LES FÊTES DE RIGAUD BÉCEPTION DE MGR EMARD AU COLLEGE BOURGET
LES 20 ET 21 JUIN 1892 D DRE pe
OUS empruntons aux journaux de Montréal le récit détaillé des fêtes célébrées à Rigaud lors de la réception de Mgr Emard qui vencit
présider la distribution des prix ‘u Collège Bourget,
que dirigent avec tant de zèle les Cleres St- Viateur, Monseigneur était arrivé à Rigaud le Inndi 20
juin à huit heures du soir, accompagné d'un très grand nombre de prêtres qui avaient tenu à se join-
dre à Sa Grandeur et à lui faire cortège pour une des première visites du nouveau pasteur dans son diocèse,
Cette visite s’adressait spécialement au Collège Bourget. Ici nous laissons la parole aux journaux :
“ La réception a été pleine d'enthousiasme, non seulement de la part des professeurs et des élèves de
ce collège, mais aussi de la part de tous les citoyens de cette petite ville si pittoresquement située sur les bords de la Grraisse, dans un site vraiment gran-. diose.
On avait préparé de très belles illuminations qui, malheureusement, ont été contrariées non par la pluie, mais par le vent qui règne en maître un peu tyrannique dans cette région.
Malgré ce contre-temps, les décorations du collège, du couvent des Sœurs et de quelques maisons particulières étaient très réussies. Celles du collège méritent une mention spéciale parce qu’elles avaient un cachet artistique qui les faisaient sortir de l'ordinaire. Mais ce qui était le plus remarquable, c'était l’illumination de la grotte de Lourdes dans la montagne dominant Rigaud. Là, grâce à la disposition des lieux, les efforts des Clercs St-Viateur n'ont point eu à souffrir de la violence du vent, et on avait un coup d’œil
vraiment féerique. L'opposition entre les masses sombres des grands bois qui couvrent la montagne,
CONSÉORATION DE MGR j. M. EMARD 147 r une des et la grotte resplendissante de lumière était des plus son dio- . heureuses, et faisait ressortir dans toute sa beauté cette imitation très complète dr célèbre pèlerinage 1 Collège | de France.
1rnaUx : Le collège Bourget est placé dans une position \sme, non exceptionnelle, Il est de date assez récente, puisqu'il éleos de a été créé en 1850 par Mgr Bourget, avec l’aide de citoyens feu Mgr Jos. Desautels. Mais ce ne fut qu'en 1872 ituée sur qu’on parvint à vaincre les sentiments de réserve du ent gran- vénéré évêque et qu'on le fit consentir à donner son nom à ce collège. La direction en a été confiée aux tions qui, Clercs St-Viateur qui ont déjà, nul ne l’ignore, d’exn par la cellentes maisons d'éducation non seulement au e un peu Canada, mais aussi aux Etats-Unis. Nous ne citerons que Joliette, le Mile-End pour les sourds-muets, u collège, Ste-Marie à Bourbonnais Grove (E. U) 18 partiou- On ne peut rêver Pour un collège une plus riante tnévitont situation ; au pied de la Montagne, ayant une vue un cachet splendide, il jouit d’un air pur et salubre. Amélioré aire: VR en 1872, il offre de vastes bâtiments pour les salimitation les d'écude, salles de récréations, possède une belle dombant et grande chapelle dans laquelle Mgr Emard a donné lité, ln | la bénédiction du Saint Sacrement, avec accompaà souffrir À gnement du chœur des élèves qui ont de très belles sup d'œil voix et beaucoup d'ensemble.
cos | Sous la direction actuelle du P. Joly, aidé du Père montagne, Foucher, préfet des études, il a aujourd’hui 182 6]-
ves, ce qui est un chiffre très respectable, mais encore susceptible d'augmentation, depuis que Rigaud a les avantages d'être desservi par le chemin de fer, sans parler du service des bateaux pendant la
saison de la navigation.
Le lendemain, journée bien remplie : dès sept heures du matin jusqu'à minuit, pour ainsi dire, on n'a pas eu de répit. La messe de communion dite par Mgr Emard dans la chapelle très élégamment décorée du collège Bourget, à peine terminée, Sa Grandeur donnait le sacrement de confirmation à un grand nombre des élèves de ce collège. Après la confirmation avait lieu la conférence ecclésiastique présidée par Monseigneur et à laquelle assistaient non seulement des prêtres du diocèse mais encore d’autres membres du clergé appartenant aux diocèses voisins.
La conférence a pris fin à midi ; quelques instants après on passait dans la salle du banquet qui réunissait plus de 120 convives, étant pour la très grande majorité des religieux et des prêtres. À la table de Monseigneur se trouvaient le maire de la ville de Rigaud, M. James Fletcher et M. Emard, père : on remarquait encore les chanoines L. N. Campeau et
e, mais que Richemin dant la
lès sept lire, on ion dite imment née, Sa on à un la conue prént non d’autres voisins.
instants réunisgrande la table ville de ère : on peau et
J. C. W. Deguire de l’archeväché d'Ottawa. Les Pères J. Lalande et E. W. Devine, du collège Ste-Marie, de Montréal ;: M. J. 0. Remillard, curé de Rigaud et son vicaire: les curés de St-Polycarpe. de Vaudreuil, des Cèdres, de St-Clet, de Ste-Marthe, de St-Lazare, le Rév. P. Chouinard, curé de Manteno (Wisconsin), les curés de Ste-Philomène, de St-André d’Argenteuil, du T.S$. Rédempteur, de Ste-Justine deN ewton, le curé de Ste-Cunégonde de Montréal, M. l'abbé Baillargé, professeur au collège de Joliette, ainsi que le directeur et le préfet des études du coilège, le P. Carrier du collège St-Laurent,
Monseigneur a dû être particulièrement touché de l'empressement avec lequel les prêtres de son diocèse avaient répondu à l'invitation du collège Rigaud. Le Père Joly, directeur de ce collège, assisté du préfet des études, le Père Foucher, et aidé de tous les professeurs de cette institution, ont fait les honneurs de leur maison avec une bonne grâce et une affabilité qui ont été grandement appréciées par leurs hôtes. C'était une fête de famille et on y sentait cette intimité qui résulte d’une sympathie mutuelle.
Après le dîner, Sa Grandeur, malgré la fatigue que devait lui imposer cette cérémonie, a consenti à présider la distribution des prix des élèves du couvent tenu par les Sœurs de Ste-Anne. Ce couvent, dont nous avons déjà parlé, est admirablement placé à
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mi-côte de la colline au pied de laquelle la rivière Grraisse roule ses eaux: limoneuses et jaunâtres. Ii est desservi par neuf Sœurs qui y donnent l'enseignement.
Une adresse, de jolis chants ont accompagné cette distribution, la première que Monseigneur ait présidée dans son diocèse.
À 4 heures, Sa Grandeur rentrait au Collège Bourget et prenait place devant l’estrade où l’on décernait aux élèves du collège les récompenses de l'année. La bonne tenue des élèves, leur politesse ont frappé tous les assistants.
Ils sont, on le voit, traités paternellement, mais ‘avec une stricte observation du règlement.
À la fin de la distribution, Monseigneur s’adressant aux élèves, a, dans une excellente allocution rapçelé qu'il était attaché par des liens étroits au
Jollège Bourget.
La première adresse qu'il a reçue de son diocèse en entrant dans son église épiscopale, était une longue dépêche télégraphique expédiée de ce collège ; le même collège lui faisait présent d’une très belle croix pectorale qui lui rappelait la lourde charge qu'il avait assumée, mais que la sympathie dont il était entouré lui rendrait plus facile à remplir.
“ Je suis donc lié à votre Collège, mes chers enfants, par les doux liens de la reconnaissance. Per-
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mettez-moi, ajoute-t-il, de vous signaler une réflexion qui m'a frappé en entendant la nombreuse liste des prix accordés par les anciens élèves de ce collège à leurs successeurs sur ces bancs. Quelle preuve plus manifeste du souvenir et de l'affection que tous ressentent pour leur A/ma Mater? N'est-ce pas aussi tout à l'honneur des professeurs de cette maison qui ont su inspirer à leurs anciens élèves d'aussi nobles sentiments.”
À propos des vacances, de la joie des parents à revoir leurs enfants chargés de lauriers, Monseigneur A Su trouver des accents pathétiques qui ont vivement impressionné cette jeunesse. En terminant, il recommande aux jeunes élèves de prouver par leur conduite, par leur bonne tenue, qu’ils tiennent à donner du Collège de Rigaud la meilleure opinion, la vraie du reste, ce qui sera d’ailleurs d’un excellent effet pour recruter de nouveaux condisciples auxquels le Collège peut aisément donner, grâce à ses larges constructions, une confortable hospitalité.
Ce discours a été fréquemment interrompu par les applaudissements de l'assistance.
La distribution des prix finissait à six heures et demie et à 8 heures et demie avait lieu la représentation üramatique.
On donnait un drame en vers dû à la plume d’un Père jésuite renommé, le P. Loughahe. Bouvines en est
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le titre. Cette pièce, qui n’est peut-être pas conforme aux règles de l'art dramatique, renferme de si beaux sentiments, de si patriotiques pensées, qu’on oublie vite les préceptes des maîtres ès-critique pour n’applaudir que les idées, et les tirades en faveur de la religion et de la fille aînée de l'Eglise, la France. Les élèves savaient très convenablement leurs rôles, tous y apportaient une chaleur et un entrain qui leur méritent de sincères éloges et les applaudissements du nombreux public que contenait la salle de théâtre improvisée ont constaté leur succès,
Non moins applaudie les gyranastes, aux gracieux mouvements, exécutés avec une rare précision ; les chœurs qui ont chanté une très jolie cantate, enfin la fanfare du Collège qui, pendant ces deux jours, n’a pas exécuté moins de douze à quinze morceaux.
À la fin du premier acte de Bouvines le directeur du collège de Rigaud a présenté à Mgr Emard l’adresse suivante :
Monseigneur,
Dans la dernière audience accordée au directeur du collège Bourget, l'illustre et pieux fondateur de cette maison daigna prononcer ces paroles qui furent notre consolation alors et qui sont restées le souvenir de notre espérance ; « Soyez tranquilles,
il prospèrera, mon collège. »
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collège daigna et qui iquilles,
Aujourd’hui, Monseigneur, que notre humble institution a le bonheur de recevoir dans ses murs le Pontifo que le vicaire de Jésus-Christ vient de préposer, à la grande joie de tous, comme Chef, comme Guide, comme Modèle, comme Père, à la nouvelle Eglise qu'il a bien voulu créer, à la demande du Vénérable Métropolitain, qui préside depuis de longues années avec tant de bonheur et de succès, au vaste archidiocèse confié à sa foi et à sa douceur, permettez, Monseigneur, de vous l’avouer, nous croyons voir se réaliser enfin, après tant d'épreuves, de sacrifices et de peines, la parole du Saint Archevôque de Marianopolis.
Aussi, c'est dans la plus vive allégresse, avec le bonheur le plus entier, que notre maison, louant le Seigneur, l’auteur de tous biens, le remerciant d'avoir comblé Votre Grandeur de la plénitude de ses dons et de l'abondance de son esprit, répète en ce jour : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
Oui ! Béni soit l'ange que Dieu nous envoie ! Béni soit le Pasteur vigilant dont la houlette sera notre honneur ot notre défense. Béni soit le pieux Pontifo qui vient à nous les mains chargées de grâces, portant au front l'auréole de la science et de la vertu ! Pontife, Docteur et Père, nous Vous saluons, Monseigneur.
Les armes de votre blason épiscopal nous rappellent un mot de saint Bruno : « Voyez combien vous devez aimer vos évê-
ques, ils sont vos lumières, vos yeux, vos flambeaux. » Vous avez voulu symboliser la Foi, l'Espérance et la Charité que vous placiez en vigilance et en activité sur la grande œuvre qui vous était confiée. Cette Vigilance, Monseigneur, Vous l'emploierez
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sur nous. Soyez les yeux de cette institution qui met en Votre Grandeur, après Dieu, tout son espoir. Soyez ses yeux pour la conduire dans le progrès intellectuel, moral et religieux.
Oui, Monseigneur, qu'ils restent ouverts sur nous ces yeux symboliques de vos armoiries, et Voyez : Voyez notre faiblesse, notre impuissance ; voyez notre pauvreté ; voyez le petit nombre de nos élèves, nos hesoins nombreux, et qu'il Vous plaise de nous secourir. Mais daigne Votre Grandeur, voir aussi la
bonne volonté, le travail et les efforts des directeurs de cette
maison. Qu’'Elle daigne voir notre désir de Lui plaire, notre
ferme détermination de La servir.
Dieu vous conserve, dans des jours longs, heureux et prospère, au bien du Collège Bourget, au progrès du diocèse de Ste- Cécile de Valleyfield, à l'honneur de notre patrie et à la gloire de la Sainte Eglise. Ad multos annos, c’est le vœu du Collège F, arget qui implore sur tous les siens et sur toutes ses œuvres la bénédiction de Votre Grandeur.
Rév. Père Jouy, C.S. V.,
Directeur.
Collège Bourget, Rigaud, 21 juin 1892.
Les habitants de Rigaud présentent alors l’adresse suivante à Monseigneur pour lui souhaiter la bien-
venue :
Monseigneur,
Au nom des citoyens de Rigaud qui attendaient avec tant de
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Dieu fice, 1 Mo Votre de l'E Dans roissie divine notre vent d milles prier, de pié!
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en Votre « pour Ja uXx.
ces yeux faiblesse, etit nomus plaise * aussi la de cette
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t prospè- » de Ste- , la gloire | Collège
33 œuvres
Directeur.
l'adresse la bien-
ec tant de
hâte l'arrivée de leur nouvel évêque, nous vous disons : soyez le bienvenu.
Soyez le bienvenu, Vous à qui l'Eglise nous a confiés, Vous à qui l’Eglise, se reposant sur vos lumières, votre belle intelligence et vos grandes vertus, a donné charge de nos âmes.
Que votre Grandeur nous permette de lui dire que ce n’est Pas sans regrets que nous avons appris que les liens qui nous unissaient d’une manière si intime au grand diocèse de Montréal étaient brisés. Les traditions d’une longue vie comniune, les doux souvenirs de famille aux différentes étapes de notre vie indissolublement liés aux cérémonies religieuses et pardessus
tout notre séparation du digne, vénéré et aimé prélat qui présidait aux destinées de notre ancienne province catholique, doivent légitimer nos regrets.
Mais nous devons dire à Votre Grandeur que nous remercions Dieu de nous avoir donné comme compensation à notre sacrifice, un prélat suivant les vœux de nos cœurs.
Monseigneur, comprenant l'immense resnonsabilité dont Votre Grandeur est chargée, les travaux quelquefois péaibles de l'Episcopat, nous voulons vous aider dans votre mission. Dans l'Eglise comme dans l'Etat, noblesse oblige et nous paroissiens de Rigaud privilégiés, comblés de tant de bénédictions divines, la Providence nous ayant dotés d'un beau collège où notre jeunesse va puiser un enseignement religieux, d’un couvent d'où rayonnent tant de vertus qui rejaillissent sur nos fa. milles et du sanctuaire vénéré de Lourdes où l'on aime tant à prier, en face de cette nature enchanteresse qu’entoure ce nid de piété, nous faisons en présence de Votre Grandeur une pro-
messe solennelle : Nous serons toujours des enfants soumis,
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dévoués et obéissants de l'Eglise que vous allez diriger ; de vrais citoyens catholiques aimant Dieu, leur pays aimant et vénérant leur évêque.
Monseigneur, nous espérons que la Divine Providence vons gardera longtemps au milieu de votre troupeau, pour sa plus grande gloire et nos plus grands intérêts.
À ces deux adresses Sa Grandeur, à la fin de la séance, a répondu à peu près en ces termes :
Mon Révérend Père, Mesdames et Messieurs,
L'heure avancée me force d’abréger ce que j'avais à vous dire ; mais cependant, ce m'est un devoir de vous remercier des sentiments de sympathie que vous venez d'exprimer, en un si beau langage, en faveur du premier évêque de votre diocèse.
Hier, après avoir prié aux pieds de la Vierge dont l'autel est aux flancs de votre montagne, après être redescendu dans votre jolie ville de Rigaud, si brillamment crnée d’arcs de triomphes, de banderolles et se préparant à une magnifique illumination, j'eus devant la façade de ce collège comme un éblouissement. Je lisais sur un transparent Ge cette maison : « Bourget te salue. »
Je crus voir alors se détacher dans les lueurs vacillantes produites par l’illumination la belle et noble figure du grand évêque qui a doté notre pays, qui a enrichi les diocèses détachés du sien, de tant d'œuvres utiles, soit comme institutions de charité, soit comme établissements scolaires. Et il me semblait que Mgr Bourget venait vers moi et me disait, en me
mont tion tectic Ce visiot que lège, Bour; votre l'insti il en fondat cette « Me:
bienve votre attache Vou pour q velopp Pacifiq sur 8a ] ne peu inerci.
Ces concis Mor
main
riger ; de imant et
once vons r sa plus
n de la
s à vous ercier des en un si liocèse.
’autel est lans votre iomphes, mination, ment. Je ie salue. »
acillantes du grand ses détastitutions me semit, en me
montrant le collège qui porte son nom. « N'oubliez pas l'affection que j'avais pour cette maison ; prenez-là sous votre protection et donnez-lui votre concours, »
Ce n'était point une illusion, mon Révérend Père, et cette vision n’était que le reflet des sentiments de mon âiue. Qui, ce que j'ai vu ici, ce que je sais des maîtres qui dirigent ce collège, tout me fait un devoir d'écouter les paroles de Mgr
Bourget auxquelles vous avez si délicatement fait allusion dans
votre adresse. Ce collège en est digne. Il est, actuellement,
l'institution la plus complète du nouveau diocèse de Valleyfeld, il en est l'honneur et cet honneur, je le reporte à son illustre fondateur et aux vaillants Clercs St-Viateur qui ont continué cette œuvre,
Mesdames et Messieurs, je vous remercie des paroles de bienvenue que vous m'avez adressées. Elles sont une preuve de votre piété et de votre foi ; elles disent combien vous êtes attachés à notre Sainte Religion.
Vous pouvez compter que mes efforts s'uniront aux vôtres pour que votre cité, qui a déjà une importance sérieuse, se développe et progresse, et l'ouverture de la ligne du Canadien Pacifique ne peut manquer d’avoir une bienfaisante influence sur sa prospérité. En marchant tous, la main dans la main,
ne peut manquer d'obtenir un heureux résultat. merci.
on De nouveau,
Ces paroles dont nous donnons un résumé très concis ont été fréquemment applaudies.
Monseigneur quittait le collège Bourget le lende- main matin et se rendait à la gare accompagné par
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les directeurs de ce collège et un certain nombre de prêtres du diocèse. Sa Grandeur retournait à Valleyfield.
Telles ont été les fêtes de Rigaud «ni ont laissé la plus douce impression à tous les assistants, à Monseigneur d’abord, heureux d’une réception aussi sympathique ; aux habitants de Rigaud, flattés de la première visite de leur évêque ; enfin aux invités qui ont pu apprécier la courtoisie et l’amabilité de leurs hôtes.