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LES FÊTES DE ST-HUBERT

RÉCEPTION DE MGR EMARD — BÉNÉDIOTION DES G:00HES 0 DK O—+ 4e

JoOUS ienons, dans ce recueil consacré aux | fêtes qui ont marjué la consécration da Mgr Emard, à rapporter le détail de la réception de Sa Grandeur par les habitants de la paroisse de Si-Hubert.

C’est là, en effei, que Monseigneur avait passé la plus grande partie de ses jeunes années, c'est là que sa famille s'était retirée, et c’est là qu'elle y uonne l'exemple des vertus qui en font une famille modèle.

Les habitants de St-Hubert étaient heureux de pouvoir témoigner à leur co-paroissien la joie et l'honneur qu'ils éprouvaient de son élévation à la dignité épiscopale, et ils lui ont fait une réception touchante dont nous empruntons le récit aux journaux de Montréal.

Rien ne manquait, à ces fêtes, ni la meilleure organisation, grâce aux efforts du comité de réception, ni les visiteurs heureux de témoigner à Mgr de Valleyfield leurs sentiments d’affectueuse sympathie : seul le soleil faisait défaut.

St-Hubert avait deux raisons d’être en fête. La paroisse recevait un de ses enfants, promu à la haute dignité d’évêque ; en même temps :lle avait l’honneur de voir bénir par lui trois belles cloches destinées à son église.

Le maire de St-Hubert, M. W. Tremblay, était venu avec une nombreuse délégation du comité d’organisation au-devant de Mgr Emard à Montréal. Un train spécial à 2 heures P. M. emmenait Sa Grandeur et les invités à St-Hubert.

La fanfare de Longueuil, qui gracieusement s'était mise à la disposition des organisateurs de la réception, attendait Monseigneur à son arrivée et l’a salué par

plusieurs morceaux enlevés avec beaucoup d’entrain. Le cortège qui comprenait une longue suite d’équipages s'est rendu à l’église en passant au

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milieu d'une allée de feuillages quelque peu fouettés par la pluie, et sous deux arcs de triomphe en ver: dure portant des souhaits de bienvenue.

L'église de St-Hubert qui est des plus coquettes, était remplie : auprès de la balustrade se dressaient les trois nouveaux-nés, ornés de fleurs et supportés par une forte charpente recouverte de gaze et de mousseline gracieusement enguirlandée de feuillages.

La cérémonie a commencé par la lecture de l'adresse suivante lue par M. le maire à Mgr Emard :

Monseigneur,

Permettez-moi de vous offrir, au nom de la paroisse de St Hubert, la bienvenue la plus .cordiale et la plus respectueuse,

Elevé au milieu de nous, ayant recueilli au sein d’une famille profondément chrétienne les ge:mes des vertus et des qualités qui devaient produire de si heureux fruits, nous vous avons Vu avec bonheur et confiance monter rapidement aux sommets les plus brillants des honneurs.

Comme mcmare de cette paroisse, qui fut celle de votre adopi celle où se développa votre vie intellectuelle et morale, chacun de nous ressentit Comme une fierté de mère, à la nouvelle de votre élévation au rang des Princes de l'Eglise, Chacun vous fut reconnaissant de l'honneur apporté au lieu dé sé naissance par les mérites, les vartus, les succès que l'Eglise

a voulu récompenser en les utilisant sur un plus vaste champ d'action,

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Et c'est sous l'empire de ces sentiments, Monseigneur, que nous vous offrons nos joyeuses félicitations, que nous vous disons tous : Soyez mille fois bienvenu au milieu de nous. Veullez conserver pour notre paroisse l'intérêt dont vous lui donnez aujourd’hui un nouvel et éclatant témoignage ; et maintenant que le Seigneur vous à fait dispensateur plus efficace et plus abondant de ses faveurs, daignez exercer cette

prérogative en bénissant.

Vos Co-PAROISSIENS DE ST- HUBERT

Ce n’est pas sans émotion que Sa Grandeur a répondu à cette adresse. Les souvenirs de ses jeunes années, souvenirs joyeux et aussi les souvenirs plus tristes des deuils de famille lui revenaient en foule, et il a laissé parler son cœur. Cette allocution touchante a été très goûtée de l’assistance, il y avait là bien des cœurs battant à l'unisson, heureux d’entendre si fidèlement traduire les sentiments éprouvés par tous les assistants.

Parmi les parrains et marraines des cloches nous

avous remarqué au premier rang l'honorable premier ministre de la province de Québec, M. de Boucherviile accompagné de Melle de Boucherville, l'hon. M. Taillon, ministre et député de Chambly, M. A. Parizeau député, M. U. Emard, avocat, frère dé Monseigneur, et une foule d’autres citoyens notables, qui possédentiduns cette paroisse ou dans les paroïs-

ur, que us vous le nous.

ous lui ge ; et ur plus cer cette

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