PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION
M. Darwin ; mais il faut avouer que je ne m en dois prendre quà maimême de cette erreur du publie ; car je sentais bien que mon intention ne serait pas comprise, et cependant j'ai préféré n^^ pas affaiblir ces chapitres par des explications : je savais bien que la théorie de M. Darwin nen souffrirait pas. Pour ma part, la seule chose qui m'inquiétât, c était de savoir jusquà quel point je pouvais, moi, me risquer à laisser croire que je me moquais de cela même peur quoi fai la plus profonde adniiration. Toutefois, je suis surpris que le titre du livre contre lequel un pareil exemple de Vahus spécieux de l'analogie pourrait sewMer dirigé ne soit venu à l esprit d'aucun critique. Ce titre, je ne vais pas non plus Findiquer ici ; mais je crois que cette allusion le désigne assez clairement *.
Quelques personnes dont je respecte les opinions ont cru que je niais le libre-arbitre. L'homme qui nie le libre-arbitre est un ennemi qui ne mérite pas de quartier. Je croyais pourtant avoir été assez explicite ; mais enfin j'ai fait quelques additions au chapitre sur les Mécontents : elles serviront, je pense, à rendre toute nouvelle erreur impossible.
Un correspondant anonyme (qui, d'après son écriture, doit être un ecclésiastique) m'a dit que, puisque je citais un des exemples de la grammaire latine, f aurais dû au moins le citer correctement, et qu'il fallait écrire « agricolas > et non pas « agricolœ » ; et il ajoutait quelque remarque où il y avait les mots « n'importe quel élève de quatrième..., etc., etc. », remarque que je ne transcrirai pas ici, mais qui m'a mis fort mal à mon aise. On peut répondre que fai dû me tromper : soit volontairement, soit par ignorance, soit enfin par inadvertance ; mais assurément au temps où nous sommes, tout le monde avouera qu'il serait présomptueux de fixer des limites à l'immensité omniprésente de la vérité, et qu'il est plus raisonnable d'admettre que chacune des trois causes qui peuvent m'avoir fait errer a eu sa part dans mon erreur apparente. L'art d'écrire des choses qui sonnent juste et qui cependant sont fausses a fait tant de réputations et donne du plaisir à un si grand nombre de lecteurs, que je ne pouvais guère me dispenser de le pratiquer ; mais la grammaire latine est un sujet sur lequel certains des plus jeunes membres de la société ne plaisantent pas, et c'est pourquoi cette fois-ci fai écrit « agricolas ». J'ai aussi dit adieu (non sans regret) au mot « infortuniam », mais je n'ai pas osé toucher aux autres inexactitudes de ce genre.
Il faut que je demande l'indulgence du lecteur pour les contradictions
* Voir les notes du trad. à la fin du volume,
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