‹ Ernst de MansfeldtChapitre 13 sur 22 · V. M. veoit que ses ennemys ont conspiré sa ruine et qu'il · texte numérisé non relu

V. M. veoit que ses ennemys ont conspiré sa ruine et qu'il

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

ANNKXKH. 405

faudra qu'elle se conserve avec l'espée. Ce tendit doncques, à mon advis, le meilleur de le faire de bonne heure, plus tosi qu'en quittant trop promptement d'affaiblir soy-raesme. Davantage V. M. aura désormais compris, tant parce que je luy ay escript cy-devant, que par le cours des affaires mesmes, combien il a esté nécessaire d'avoir une bonne armée par deçà, pour la conservation de ses estats. Et peut V. M. juger quelle difficulté il y a eu de la faire, veu le peu de moyen que j'ay eu en mains. Cependant la voilà parla grâce de Dieu en tel estât, qu'estant conservée, die peut faire des bons services à V. M., laquelle sachant elle-mesme, quel gouffre c'est que la guerre et les despens qu'il faut pour s'entretenir, peut juger, s'il luy plait, que c'est que nous pouvons foire avec ces 150,000 florins, qu'il a pieu à V. M. de nous mander. Car, outre ce que ceste somme est de soy petite, auprès de la nécessité que nous avons, il se rencontre encores d'autres inconvénients, qui nous incommodent estrangement, voire interrompent et arrestent tous nos meilleurs desseings. C'est que les Anglois et Hollandois, comme aussy mon vieux régiment, ne se veulent contenter des prests, et que ma vieille cavallerie, qui est estraagement incommodée, pour n'avoir de si longtemps reçeu aucuns deniers, presse fort le payement. Et puisque véritablement les choses sont en tel estât, et que sans deniers ils ne se peuvent plus conserver, voire qu'à défaut de meilleur contentement nous les perdrons avec la ruyne de toute l'armée, je n'ay voulu manquer de mander le sieur Jacques Ramsay, chev. , lieutenant du sieur corooel Gray, présent porteur, exprès pour le faire entendre plus particulièrement à Y. M, et kiy représenter au long Testât des affaires présentes de par deçà, la suppliant très-humblement d'y vouloir avoir de l'esgard et y pourveoir par l'envoy de plus grande somme, seul et unique moyen pour conserver sur pied ceste armée et par ahtsy tous ses estats du Palatinat supérieur. Car je ne double aucunement que Y. M. n'ayt désormais descouvert les desseings du duc de Bavière, qui ne vise à autre but qu'à s'emparer de tout le Palatinat et estais cireonvoisins, et ne se faut point imaginer que V. M. ayant accordé avec l'Empire, ledict duc veuille dé-

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mordre de ses intentions, tant s'en faut, que plus tost il empiétera sur l'Empire me6me, comme les circonstances trop claires le tesmoignent assez, ce qu'il plaira à V. M. de bien considérer et y pourveoir pour n'estre surprise ni accablée par les ruses de ses ennemis. J'ay esté sollicité par M. de Ghalon, au nom de l'Archiducq Albert et de Spinola, de remectre l'armée et le pays en la main de l'Empereur. Pour sonder le fond et le but de ceste semonce , j'ai respondu que pour ce qui concerne la Bohême, on en pourroit traitter à condition que ces pays demeurent du tout libres à V. M. et qu'alors je presteroy l'oreille aux ouvertures qu'on me vroudroit faire équitablement. Ledict sieur de Chalon en a escript au duc de Bavière, mais il fait assez entendre par sa responce qu'il ne demande pas la pacification, ains la possession du Palatinat, lequel il a desja dévoré par imagination. Que s'il ne s'en est emparé cy-devant, la cause est qu'il ne croyoit pas que V. M. se deust relever, pour luy pouvoir faire résistance. Tellement que maintenant l'on veoit par les effects, de combien ceste armée à servi à V. M. et que sans elle V. M. eust perdu ses estats. Et mesme, aux occurences présentes, il n'est que trop nécessaire que V. M. conserve, voire accroisse, si possible est, ceste armée, car elle servira à tout événement. Si l'on traitte une paix, nous ferons des conditions meilleures, l'espée à la main. Que si la partie adverse ne se veut submeltre à ce qui est de la raison, et qu'il faille venir aux mains, nous serons tout prêts à donner le coup plustost que de le recevoir. C'est pourquoy il est entièrement nécessaire que V. M. se roidisse et mette la main à bon escient à ceste besoigne, en pourvoyant ceste armée des moyens nécessaires et ce promptement et sans délay, aflîn de gaigner temps et l'avantage sur ses ennemis. Cependant V. M. se peut asseurer que je demeure jusques au tombeau inviolablemeut, Sire, De Yostre Majesté,

Très-humble, très-fidèle et très-obeyssant serviteur, Ernest comte de Mansfelt.

Au camp de Weidhausen, le 3/12 d'aoust 1621(4).

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

Jacques I er d'Angleterre au comte de Mansfelt.

Monsieur le comte de Mansfelt, La première nouvelle et signalée que vous avez donnée de vostre vertu et constante affection au bien et service de nostre gendre, en portant si promptement l'opportunement de vos armes au lieu où elles pouvoient le plus servir pour la défense de ses pays et le bien de ses affaires, selon la bonne relation que le baron Digby nous en a faicte, pendant qu'on rebute les moyens et l'office de nostre intervention qu'il a faict représenter de nostre part, nous obligea vous tesmoigner par noz lettres l'obligation estroicte que nous ressentons vous en avoir avec nostre dit gendre, en attendant les moyens de la recognoislre en vostre endroict par preuves plus dignes de vos mérites, comme vous les pourrez asseurement attendre de nous aux occasions, vous priant cependant de continuer vos bons efforts pour la défence et recouvrement dudict pays, vous reposant sur le soin que nous aurons de pourveoir à tout ce qui dépendra de nous pour vous assister à ceste fin, pour laquelle nous envoyons dez à présent une bonne somme d'argent à nostre dit gendre pour subvenir aux nécessitez les plus pressantes de l'armée, en attendant le fonds que nous sommes après à establir, tant d'argent que d'autres provisions, pour ayder à la manutention de la guerre, à quoy nous sommes résolu de pourveoir promptement et de tout nostre pouvoir et de ne manquer en rien de ce que sera requis à ceste fin, non plus que de vous gratifier pour vostre particulier en tout ce que nous sera possible, sur ceste asseurance nous demeurerons, M. le comte de Mansfelt,

Vostre très-affectionné cousin, Jacques, Rex.

A Roston, ce 22 de novembre 1621 (1).

(1) Archives du royaume de Belgique. Papiers d'État et de l'audience.

406 ERNEST DE MÀNSFELDT.

Le comte Ernest de Mansfelt au prince £ Orange.

Monseigneur, Je suis sommé par S. M. de faire responce à la lettre de V. Exe. du 26 d'octobre dernier, touchant la continuation de mes services. Or est-il qu'ayant desja à mon arrivée au Palatinat inférieur asseuré S. M. de mon intention tant par escript que par les effects ensuivis, je croiois estre chose superflue que d'en escrire davantage, et que S. M. en seroit désormais assez esclaircie et hors de tout doubte.

Cependant, puisque il plaist à V. Exe., je dis et déclare, monseigneur, que j'accepte les 50,000 florins, monnoye des Pays-Bas, ordonnez par MM. les Estats Generaulx pour l'entretenement de ceste guerre, et promets de continuer au service de S. M. le roy de Bohême pour la conservation et recouvrement de ses estats, mais d'aultant que, comme V. Exe. scait, il m'est impossible de faire la guerre avec si petite somme, je m'asseure que S. M. pourvoira au surplus de ce qui sera de besoin, selon les lettres que sur ce je luy escrips par Ferenz, comme par icelles V. Exe. aura peu veoir, demeurant éternellement, Monseigneur, De Vostre Excellence,

Très-humble et très-obéissant serviteur, Ernest comte de Mansfelt.

Hagenau, le U de janvier l'an 4622 (i).

A Son Excellence Monseigneur le prince d'Orange à La Haye.

Le comte de Mansfelt aux Estats Generaulx.

Haultset puissans Seigneurs, Le capitaine Ferenz présent porteur a charge de ma part de vous représenter mes intentions sur un subject qui regarde entièrement le bien public. 11 vous prie

(1) Archives de la Haye. Duitslancl.

bien humblement luy donner favorable audience, et luyadjouster foy comme à moy mesme, qui suis véritablement, Haults et puissans Seigneurs,

Vostre très-humble serviteur, Ernest comte de Mansfelt.

Hagenau, ce 3/15 febvrier 1622 (4).

Le comte de Mansfelt au maréchal de Raville.

Monsieur, Je ne me puis imaginer d'où cela peut procéder qu'aussitost que vous avez esté au Pays-Bas Ton a escript de Bruxelles à la Haye ce qui s'est passé entre nous ; or, est-il que le roy mon maislre m'ayant sur ce escrit et voyant d'ailleurs que le temps de trois sepmaines s'escouloit sans que Parisot, lequel vous aviez promis de mander au devant comparut par deçà, je n'ay peu faire de moins pour la conservation de mon honneur que de respondre au roy mon maislre comme j'ay taict ces jours passez, tellement que je suis obligé d'en attendre la responce qui ne tardera guères, je désirerois certes de me pouvoir aboucher avec vous, mais estant prest de faire un voyage comme vous l'entendrez cy-après, cela ne se peut faire pour le présent, c'est pourquoy je vous prie de patienter un peu et s'il vous plaist m'envoyer par ce trompette la resolution de l'Infante sur les articles proposez, nous gagnerons autant de temps et pourroy-je cependant voir ce qui en est pour, suyvant ce, me sçavoir conduire, qui suis, Monsieur,

Vostre très-humble serviteur, Ernest comte de Mansfelt.

De Haguenau, 28 febvrier 4622 (4).

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

(2) Archives de Simancas. Estadô 2311, f° 57.

406 ERNEST DE MANSFELDT.

Le maréchal de Raville à Ernest de Mansfelt.

Monsieur, Je crains que l'advis que me mandez parles vostres avoir esté donné à la Haye de ce qu'avait esté traicté entre vous et moy ne vienne plus tost des vostres que non de Bruxelles, vous asseurant que cela n'at esté esclaircy qu'avec'la Serenissime Infante, l'ambassadeur d'Espaigne et S. E. le marquis, et à ce qu'est de l'envoy de Parisot de vous avoir venu trouver dans les trois sepmaines, je vous prie de considérer le jour de mon partement de Haguenau qui fust le 15 e de febvrier, et vous trouverez que je n'ay manqué d'ung seul jour non-seulement à vous avoir envoyé Parisot, mais aussi à m'a voir derechef transporté moymême en ce lieu, nonobstant la longueur du chemin et rigueur du temps, affin de vous faire voir la résolution prinse par la Serenissime Infante sur les poins que luy aviez envoyés par moy, lesquels, puisque le desirez, je vous envoie par copie, ayant retenu les originaulx auprès de moy jusques à ce que j'aye le bonheur de vous voir, pour vous en donner plus d'ouverture et en attendre le jour et lieu qu'il vous plairat me dénommer avec une extrême impatience, pour ne m'estre rien plus cher que le temps et à vous la perte que j'en fay inutile, vous conjurant de regarder et bien considérer à ce coup ce qui est de vostre conservation ou perte et ruyne totale, laissant le surplus à vostre grand jugement qui ne se doibt porter aux affections particulières des conseillers, mais à sa propre prudhomie pour l'asseurance et maintenement de son estre et réputation, je dis ceci sans plus long discours, vous suppliant aultrefois que je ne me retienne icy plus que ce jour, pour estre, Monsieur,

Votre bien humble serviteur, Peter-Ernest de Raville,

Maréchal de la noblesse.

Bitsh, le 10 de mars 1622 (1).

(1) Archives de Simancas. Estado 2311, f° 57.

Le comte de Mansfelt aux Estats-Généraulx.

Haults et puissans Seigneurs, Je vous ay fait représenter par le sieur Ferentz la nécessité en laquelle je suis, et comme il m'est de besoin d'estre assisté pour faire quelque chose de bon pour le service du Roy mon maistre et de toute la cause. Et ensuite, j'ay mandé par de là le sieur Dolbier, parent des Bitor, marchands de Strasburg, pour tirer de vous une particulière déclaration touchant les 50,000 florins du Pays-Bas qu'il vous a pieu d'ordonner pour l'entretenement de ceste armée. Et ce, affin de m'en pouvoir prévaloir en temps devers lesditz marchands. Car ayant une puissante armée sur les bras, sans armes et sans argent et la puissance de l'ennemy en teste, vous pouvez juger que c'est que je peux faire, si je ne suis assisté d'ailleurs. Et d'autant, haults et puissans Seigneurs,~que vous estes l'asyle de tous les oppressez, je prens la hardiesse de vous recercher encores ceste fois et vous supplier qu'il vous plaise avoir en recommandation ledit Dolbier et commander qu'il soit expédié favorablement et au plus tost : affin que maintenant que c'est la saison, je me puisse prévaloir de vostre libéralité au proufict de la cause. Je ne vous peux dire le bien qu'en proviendra au public. Mais bien vous puis-je asseurer en vérité que si ce subside sur lequel je me sui» fié me vient à manquer ou bien à estre retardé qu'il m'est impossible de pouvoir subsister, encores moins de faire quelque chose au proufict du public, et comme j'ay mené l'armée de Bohême en ces quartiers, et en icelle comprins ce qui restoit de l'armée de S. M. par deçà, je vous supplie, haults et puissans Seigneurs, d'y avoir de l'esgard et me laisser parvenir aussi bien les 50,000 florins que nous avions de subside en Bohême que les 50,000 qu'il vous plaisoit de fournir à l'armée de par deçà en l'Union, et que le commancement soit conté dès le soir que j'ay délivré Franckenthal du siège, veu que c'est lors que je me suis déclaré par effect que je suis et demeure au service de S. M., considéré aussi que maintenant nous avons

4M ERNEST DE 1UNSFELDT.

autant et plus faute desdits subsides que jamais, et qu'ils apporteront à présent dix fois plus de prou fi et qu'ils n'ont fait auparavant. Au surplus, j'entends que l'on vous bat les aureilles, haults et puissans Seigneurs, si je suis tant dépourveu de jugement que de me fier à ces gens. C'est pourquoy je vous supplie ne juger de moy non selon semblables projects, ains selon mes actions, desquelles je fait ouvertement profession et vous asseurer que je suis et seray véritablement à jamais, haults et puissans Seigneurs,

Vostre très-humble et très-affectionné serviteur, • Ernest comte de Mansfelt.

De Haguenau, ce 3/13 de mars 4622 (4).

Ernest de Mansfelt au Roy d'Angleterre.

Sire, Ayant cejoûrd'huy eu l'honneur des lettres de V. M. datées du 10 du passé, je n'ai manqué d'y respondre selon mon debvoir par la commodité du mesme courrier qui me les a délivrées. Et d'autant qu'il a pieu à V. M. me faire la grâce que de m'offrir par icelles sa faveur aux fins que je puisse estre comprins au traicté de paix qui se doibt faire, je me sens tellement obligé à Y. M. , quej'ay creu manquer à tnon debvoir si je laissois escouler cejoûrd'huy, sans en donner ceste confession par escript à V. M., qui n'est que pour l'asseurer, comme je fais très-humblement, que si bien je n'ay eu l'honneur d'avoir mérité jusques à présent les grâces qu'il plaist à V. M. de me faire, tant y a qu'à l'advenir j'embrasserai d'un tel zèle toutes sortes d'occasions de m'en rendre digne, que V. M. verra par effect l'estime que je fais de l'honneur de sa bienveillance pour laquelle je la remercie très-humblement, de cœur et de bouche, en attendant que Dieu me fasse la grâce de le pouvoir faire par

(1) Archives de la Haye. Dmtsland.

effecl. Cependant je vivray en ceste ferme asseuranœ que ledict traicté se faisant, j'y serai comprins en sorte que me sera un honneur et soulagement à ('advenir d'avoir esté employé nu service du Roy, mon maistre,et d'aultant que j'ay à demander des grandes sommes qui monteront à quatre millions de florins d'Allemagne, et que je ne vois pas comment j'en pourray estre payé de mon dict Seigneur et Roy, autrement qu'en terres: je supplie à Y. M. que la ville de Haguenau, la Landvogtée avec ses dépendances que j'ay conquis sur la Maison d'Austriche me demeurent en payement d'une partie de ce qui m'est deu ; sinon qu'il plaise à V. M. d'y pourveoir par aultre voie, afin que je ne sois frustré dufruict de mes fidelles services. V. M., par ce moyen, faira chose digne de sa grandeur et obligera à jamais celuy qui sera, tout le temps de sa vie, Sire, De Vostre Majesté,

Très-humble et très-obéissant serviteur, Ernest comte de Mansfelt.

De Selz, ce T/1T mars de l'an 4G22 (1).

Ernest de Mansfelt au Roy d'Angleterre.

Sire, Escripvant ces jours passez à V. M., je luy ay représenté la nécessité dans laquelle nous sommes par deçà, et que au cas que l'on ne nous assiste de deniers nous serons contraints de nous en aller en d'autres pays pour pouveoir vivre. Comme de faict estant recherché du costé de Bohême, je suis résolu de prendre ceste route là, à défaut d'estre assisté.

Que si V. M. croit que la paix se face et qu'elle trouve bon que pour me payer de mes prétentions, j'accepte les conditions que les Espagnols m'offrent, je feray tout ce qu'il luy plaira me commander, ne cherchant pour mon particulier autre chose que

(1) Archives du royaume de Belgique. Papier* d'État et de l'audience.

112 ERNEST DE MANSFELDT.

de pouvoir tesmoigner par effect que je suis véritablement (1), Sire,

De Vostre Majesté,

Très-humble, très-fidèle et très-obéissant serviteur, Ernest comte de Mansfelt.

Gemersheim, 30 mars 4622.

Ernest de Mansfelt au Roy d'Angleterre.

Sire, Comme cy-devant j'ay esté marry de tout mon cœur de veoir aller en ruine tant de florissantes églises de l'AUemaigne, par la misérable perte que le Roy mon maistre a faict à défault d'estre secouru de ses alliez, aussy ay-je esté très-joyeulx d'entendre par les lettres de V. M. la bonne résolution que il luy a pieu de prendre que d'embrasser la défense de ce pays, résolution qui se résouldera infailliblement au grand honneur de V. M. , et apportera un merveilleux soulagement à toutes les églises oppressées, car les secours de V. M. estant joints à ce que le général Veer a, il ne fault doubter que le Palatirfat ne suit bien défendu. Bien vray est que toutes telles forces ne sont pas bastantes pour conserver le reste et regaigner quant et quant le perdu. S'il fault tascher le surplus, Y. M. peult juger si cela suffit, elle se souviendra, s'il luy plaist, de ce que je luy ay escript cydevant en un temps, que avec peu l'on pouvait maintenir tout.

Œgrius ejicitur quàm non admittitur hostis.

Pour moy, n'ayant aulcun moyen, ny estant assisté de personne, je laisse penser à V. M. ce que je peulx faire. J'ay entretenu jusqu'à présent un gros d'armée qui montera bientôt de cinquante jusqu'à soixante mil homme avecq toutes sortes de moyens que j'ay tirés deçà et delà, mais plus par quelque peu

(1) Archives du royaume de Belgique. Papiers d'Etat et de l'audience.

de crédit que j'ay auprès d'elle que d'aiiltre chose. Continuer davantaige sans estre assisté, ce m'est chose impossible, comme de ce j'ay faict mes amples protestations au Roy, mon maistre, tellement que pour subsister, en quelque façon , il fault par nécessité que je quitte ce pays pour chercher un aultre où je puisse nourrir toutes ces trouppes et leur donner quelque sorte de contentement, je me vay jetter en travers du Palatinat pour trouver quelque meilleure commodité , au cas que entretemps il ne survient aultre résolution du Roy, mon maistre, avecq deniers.

Que s'il plaisoit à Y. M. joindre au secours d'hommes un aultre de deniers pour nous en ayder, c'est chose asseurée que nous ferions de grands effectz,et seroit le vray moyen de recouvrer le perdu, voire d'avoir promptement une bonne paix que le party contraire ne nous accordera jamais, sinon qu'il soit forcé quelque mine que on face. . . . (mot illisible) car pour mon particulier j'ay consacré le peu que Dieu m'avoit donné au service du Roy, mon maistre, et ne me reste plus rien que mon espée, laquelle je tascheray de maintenir avec l'ayde du Tout-Puissant, au péril de ma vie (1), etc.

Selz, 14/24 mars 4622.

P. S. S'il plaist à V. M. de nous assister pour faire un effort au proufict de tous les pays oppressés, il sera besoing que nous puissions toucher la somme de quatre cents mil escuz, autrement il nous faudra embrasser l'expédient que dessus, comme de faict je m'en iray droit devers la Bohême où c'est que je suis appelle.

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaulx

Haults et puissans Seigneurs, Par le rapport que les sieurs Ferentz et Dolbier m'ont faict de ce qui se passe par delà, touschant les affaires de S. M. le Roy, mon maistre, je remarque la

(1) Archives du royaume de Belgique. Papiers d'Etat et de l'audience.

414 ERNEST DE MANSFELDT.

homme affection qu'il vous pteist tezmoigaer à no; et à ma soldatesque. C'est une obligation perpétuelle que nous vous en avons, de laquelle nous nous tascherons d'acquitter par toutes sortes de debvoirs, aux occasions qui se présenteront, vous priant d'estre asseurés que nos espées seront prestes et trancheront tousjours pour vostre service. Faites nous l'honneur, je vous supplie, de nous conserver ceste bonne volonté et ensuite de nous rendre jouissans des fruicts que nous en espérons par mes précédents. Ce n'est point de gayeté de cœur que nous vous en importunons, ains l'extrême nécessité qui nous contrainct, estant chose plus que véritable, qu'il est impossible de subsister ainsi sans estre assisté de plus grande somme, laquelle sans doubte apporterait un proufict inestimable an général de la cause. Au lieu qu'au deffault de cela tous les eflfects que les armes de par deçà produiront ne seront que feu de paille et sans durée, le succès que nous avons eu ces jours passés contre l'armée de Bavière peult servir de fondement de la totale ruyne de nos ennemis, si nous sommes assistez plus vigoureusement et promptement, là où au contraire cela n'estant, cette défaicte se réparera aisément voire à nostre ruine. Ce que je vous en escript c'est afin que, à l'advenir et à tout événement, ma conscience me rendra tesmoignage de n'avoir rien obmis de ce qui pouvoit estre de mon debvoir qui surs , haults et puissans Seigneurs,

Très-humble serviteur,

Ernest comte de Mansfelt.

De Brussel, ce 19 e apvril 1622 (1).

Ernest de Mansfelt, à

Monsieur, L'affection que vous portez à l'advancement du service de S. M. mérite bien que je vous fais partdeCheureux succès que Dieu nous a donné contre nos ennemis. A un lieu en avant

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

de Wisscloch, près du village deMingelsheim , nous avons eu une. rencontre avec Tilly, où c'est que nous luy avons tué un grand nombre de cavalierie et infanterie, et parmy iceux des gens de marque, prins un coronel et plusieurs haults officiers, sans comprendre un grand nombre de soldats, emporté plusieurs cornettes et drappeaux , avec 4 pièces d'artillerie. Tilly qui s'est trouvé dans la meslée, s'il n'est mort, au moins il est blessé, en somme, si nous eussions eu de la campaigne, nous l'eussions desfaict à platte coutture. Et espérons que Dieu nous fera la grâce qu'en bref nous aurons une entière victoire. Cependant, je demeure (1), Monsieur,

Vostre très-humble serviteur, Comte de Mansfelt.

Ernest de Mansfelt aux Estats-GenerauLc.

Haults et puissans Seigneurs, Le sieur Dolbier retournant vers vous, je luy ay donné charge de vous parler d'affaires de ma part, je vous supplie doncques le vouloir entendre et me favoriser d'une bonne et prompte résolution. Laquelle attendant, je demeureray toujours avec vérité, Messieurs,

Vostre très-humble serviteur, Ernest comte de Mansfelt.

Du Camp, ce 14/24 aoust 1632 (1).

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaubc.

Messieurs, Ayans icy faulte de chariots pour mener tant nostre bagage que des nécessités pour nos officiers et fouraiges

(1) Archives de la Haye. Duitsland. La date de cette lettre e6t du 28 ou 29 avril 1622.

(2) Id. Mb.

-416 ERNEST DE MANSFELDT

pour les chevaulx, celle-cy est pour vous prier de vouloir donner ordre que nous puissions estre accomodés desdits chariots , en nombre que porte la liste cy-joincte, que vous recepvrez par le présent porteur, que nous estimons capable d'est re noslre waguemaistre gênerai , et par luy-mesme il vous plaira nous en faire sçavoir vostre resolution là-dessus ; espérant que pour ce subject il n'y aura faulte de vostre employ (1).

Je suis, messieurs,

Vostre très-humble serviteur, Mansfelt.

Walraich, du i6 septembre 1622.

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaulx.

Haults et puîssans Seigneurs, J'envoye par devers vous le sieur Weil, mon conseiller et capitaine, présent porteur, pour vous faire entendre mes intentions. Vous priant luy faire la faveur en ma considération de Fouir benignement et luy adjouster foy en ce qu'il dira de ma part comme à moy-mesme, et vous obligerez de plus en plus celuy qui est, haults et puissans seigneurs (1),

Vostre très-humble serviteur, Mansfelt.

A Aurich, en Ost-Frise, ce 9/19 de décembre 1622.

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaulx.

Haults et puissans seigneurs, Le sieur Soost de Bleere s'enva d'icy pour vous baiser très-humblement les mains de ma part et

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

(2) Id.

vous supplier de luy permectre faire levée sur vos terres de quelques mattelots, chartiers et semblables gens et conducteurs servans pour l'artillerie, desquels ayant faute en mon armée, l'ay despesché exprès au Pays-Bas pour ce subject là, pourquoy que je supplie de luy vouloir octroyer, sur ceste mienne intercession, ce qu'il vous priera, et me tenir quant et quant pour celuy qui suis à jamais, haults et puissans seigneurs,

Vostre très-humble serviteur, Mansfelt.

A Stikhansen, ce 19/29 de janvier 1625 (1).

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaulx.

Haults et puissans Seigneurs, J'ay donné charge à M. Goltstein de vous faire entendre de ma part ce qu'est de mes intentions sur les occurences présentes, je vous prie l'avoir en recommandation affin qu'au plus tost il puisse estre expédié, et moy, suivant ce, vous rendre le service que je désire, notamment qu'il vous plaise de commander que des deniers que je vous ay fait demander cy-devant et que j'espère que vous m'accorderez luy soient payez contant 2,400 ristals pour estre employez ace que la nécessité des affaires publiques requiert et vous obligerez infiniment celuy qui est, haults et puissans seigneurs,

Vostre très-humble serviteur, Mansfelt.

De Stickhausen, ce 14/24 de mars 1623 (2).

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

(2) Id.

-418 ERNEST DE MANSFELDT.

Ernest de Mansfelt au comte d'Anholt.

y. S. habia savjdp sin duda de otras partes que el Reyppmo, la Serenissima Republica de Venetia, y la Altezza Serenissima de Sqboya han sido se^vido tomar me justamentç cpft mi exercito en su protection y servjçio , y cqmaya llega el {iempo çpe yp saïga en campana p^ifô ençaminarme a donde me llaraan sus ordines, y para exççutar sus disegoos, no he podido, dexar de dar cuent^ à V. £. ççpj la présente deqiiç en, esta mi jornada tendre necessidad de tocar y passar por alguna parte de los estados de la Altezza de Baviera, y del Serenissima elector de Golonia, su hermano, y aunque se cierto que en consideracion de la afecion que la Majestad del re de Francia y sus aliados han tçnidp wpapre a su A^tez^ y al ftey por su respeto antes me dieron favor y assistencia , paraque yo puedo hazer miviagecon deligencia que me estorben d'ofc^zerlos en Loque me mandan, como yo tambien por mi parte despondro las, çosas de manera que S. A siendo amigo de Sa flflajestad y de sus confederados no tengaa occasion, de quçrel con todo para çscusar qualquien rezela,he querido advertir estpàY. S. conio aquien esta en servicio sus altezzas, y suplico le tenga ppjç k&n avisar me su intenciw a cerca la su salidad, yo le te^go de e$p$rar del exercito del senor de TiUy, gênerai, del Serenissimo de Baviera, sirvo se Y. S, dçclarar sç Uano, gUsamente, y hacer ipe merced de danaa una résolution diretta y clara, loqual yo eslareaguardajadû condesseo quedando entretanto, Senor mio,

Muy humillimo servidor de V. S.

Mansfelt.

De Henerum, en la Frisa-Oriental, el 24 guigno 1625(4).

(1) Bibliothèque royale, section des manuscrits.

Ernest de Mansfelt aux Estai s-Generaulx.

Haults et puissans Seigneurs, J'envoye le sieur Dolbier, mon trésorier-général , pour recepvoir les 500,000 florins accordés par les Estats de ce pays : Je vous supplie de le favoriser à ce qu'en vertu du pouvoir que je luy ay à ce faire donné, il reçoipve ladite somme le plus promptement que faire se peult; et que, par ce moyen, nous puissions sortir et vuider ce pays et rendre quelque bon service à la cause commune. Au reste, je vous prie de croire que je suis et demeure , haults et puissans seigneurs,

Vostre très-humble et très-affectionné serviteur, Mansfelt.

De Gritsil, ce 3/13 octobre 1623(1).

Ernest de Mansfelt aux Estais- Generaulx.

Haults et puissans Seigneurs, 11 y a un an que j'ai reçeu du sieur Dolbier 40,000 florins sur les deniers que pour loirs j'avois à recepvoir de vous ; depuis il a solicité jusques à présent ladite somme, sans qu'il en ait peu recevoir aucun payement. Cependant se trouvant iceluy incommodé et en grande nécessité des dits deniers, il recourt à moy pour intercéder auprès de vous affin qu'il puisse tirer le payement d'iceulx. Or est-il, que je suis véritablement créditeur desdits 40,000 florins qu'il y a longtemps que jelesdevois payer, tellement qu'intervenant trop grand retard, il y va de son bien et de mon honneur. C'est pourquay je vous prie, Messieurs, me foire la faveur que de luy faire avoir le payement desdiis 44>,60© florins, affin qu'il puisse pourveoir à ses nécessitez et moy estre quite de ceste debte.

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

420 ERNEST DE MANSFELDT.

Ayant aussy donné charge audit Dolbier, porteur de ceste, de vous parler, touchant les cinq mois de subsides que vous avez encores à demander à la Seigneurie de Venise , je vous prie l'ouyr et lui adjouster foy en ce qu'il vous dira sur ce subject, comme à moy mesme , qui suis , Haults et puissans seigneurs,

Très-humble serviteur, Mansfelt.

D'Oldersum, le 18/28 de mars 1623 (1).

Mémoire de ce que le sieur Dolbier aura à négotier auprès de Son Exe. Monseigneur le Prince d'Orange et des haults et puissans Seigneurs Messieurs les Estats-Généraulx.

Après l'offre de mes très-humbles baise-mains, il leur représentera la pauvreté de l'armée, et comme, pour la conserver, il m'est nécessaire de ramasser toutes mes pièces et rechercher des moyens de touts costez, à l'effect de quoy j'ay pensé à un expédient qui par aventure me pourroit servir sans leur préjudice, c'est que d'aultant ils ne peuvent avoir les cinq mois de subside de la seigneurie de Yenize , il leur plaise , en faveur du bien public, me remectre ceste prétention pour tascher de tirer de ces deniers aultant qu'il sera possible, et les appliquer aux nécessitez ordinaires de l'armée (2).

Mansfelt.

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaulx.

Haults et puissans Seigneurs, Pour avoir prompte résolution sur ce que monsieur Schaffer, les colonels Gray et Goltstein

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

(2) Ibid.

vous auront de ma part proposé et me la faire tenir ici en haste, je mande exprès le porteur de la présente à la Haye. Car, par le retardement, Ton perd inutilement le temps. Âultrement ayant telle résolution comme je demande et le service des Provinces- Unies le requiert, je vous promets de monstrer aux effects que je m'employeray à leur soulagement de manière selon que je me dis à jamais, haitfts et puissans Seigneurs,

Vostre très-humble serviteur, Mansfelt.

De Stickhausen, ce 18/28 april 1623 (1).

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaulx.

Haults et puissans Seigneurs , le désir et l'affection que je porte au bien de vostre estât, me convie à vous faire la présente et donner à entendre que le temps s'escoulant et la saison s'avançant pour se mectre en campaigne, je suis fort estonné que le colonel Goltstein, lequel j'ay expressément envoyé vers vous, ainsy qu'avez particulièrement entendu de luy, n'a peu tirer jusques aujourd'huy aucune résolution sur un subject de telle importance ; c'est pourquoy je vous prie de me faire entendre au plus tost que faire se peult ce qui est de vos intentions ; car, cela n'estant promptement mis en effect et le service que je vous désire rendre ne réussissant à vos désirs, je n'en veux estre blasmé ny chargé. C'est ce dont je vous ay bien voulu advertir, comme aussy prier, puisqu'ay encores besoing d'armes, de vouloir respondre de la somme de 200,000 francs pour l'achap d'icelles, selon ce que ledit colonel vous représentera, auquel il vous plaira octroyer foy, comme à moy mesme, et attendant une une bonne et prompte résolution, conforme à mon intention,

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

42^ ERKEST DE MANSFELDT.

qui est entièrement portée au bien de vostre service, je tiniray en demeurant , haults et puissans Seigneurs,

Très-humble serviteur, Mansfelt.

De Lyer, ce 2/12 de mars 1623 (1).

Ernest de Mansfelt à Dolbier.

Monsieur Dolbier, Suivant Tordre que je vous ayt cy-devant envoyé, vous aurez à payer au baron de Kynsky la somme que vous sçavez, et en tirerez quittance convenable. Sur ce, je demeure, monsieur Dolbier,

Vostre affectionné à vous fer service, Mansfelt.

De Lier, ce 11/21 de mars 1623 (2).

Ernest de Mansfelt aux Eslats-Generaulx.

Haults et puissans Seigneurs, Le colonel Goldstein ayant esté une grande espace de temps à la Haye sur un subject qu'il vous aura particulièrement faict entendre, et ayant depuis entendu que jusques ores il n'avoit receu aucune responce, ny expédié sur le subject de sa levée de deux compaignies, j'ay estimé vous debvoir faire encores la présente et prier de me favoriser de tant que ladite levée soit concédée audit colonel, puisqu'elle ne vise ni ne tend à autre fin que pour le bien et service de vos estats. Je vous ay souventes fois recherché sur ce mesme et autre point, mais c'est l'affection ardente que je porte à vostre

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

AKNEXES.

service , et vous prie de me tenir comme je suis voué estre, haults et piiissahs Seigneurs,

Vostre très-hûmble et très-affectionné serviteur,

Mansfelt.

De Liehr, ce 25 mai/4 juin 1623(1).

Ernest de Mansfell aux Estats-Generaulx.

Haults et puissans Seigneurs, Voyant la nécessité dont les occurences présentes nous menacent et conséquemment le général et la liberté publique , j'envoye expressément sur ce subject vers vous le sieur Ferentz, lequel, s'il vous plaist, vous fera entendre la sincère affection que je porte au bien particulier de vostre service, vous suppliant d'octroyer autant dé Jby au récit qu'il vous fera de ma part qu'à moy mesme, et de le favoriser d'une prompte résolution, telle que jugerez que la manutention de la liberté commune le requiert, laquelle attendant en dévotion , je demeure certes , haults et puissans Seigneurs,

Vostre très-humble serviteur, Mànsfelt.

De Liehr, ce 4/14 aoust!623 (2).

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

<2)Id.

ERNEST J>E MANS*'ELDT.

Dénombrement des trouppes anglaises et noms des officiers sous Mansfelt.

Derby,

Surrey,

Cambridge, suf..

Folk and Dorcel,

Lincoln,

Norfolk,

Somercet and Vilts,

Stafford,

Warwick,

Worcester,

Glocester,

Hereford,

Huntingdon,

Buckingham and Middlessex,

Bedford,

Northampton,

Essex,

Southampton ,

Leicester and Rutland,

Londres et les Bourgeois,

Nottingham,

Berks and Oxford,

Sussex,

Devonshire,

York,

Kent,

Officiers.

Mylord de Lincoln, colonel.

Gpt. Allen, lieutenant-colonel.

Cpt. Bougthon, sergeant-major.

Capitaines.

Sir Edward Fletchwood.

Cpt. Welt.

Cpt. Wirley.

Cpt. Skipwith,

Cpt. Reynolds.

Cpt. Babington.

Mylord de Doncaster, colonel.

Sir James Ramsey, lieut. -colonel.

Alexander Hamilton, sergt. -major.

Capitaines.

Cpt. Will. Stuart.

Cpt. Pell.

Les autres capts. seront nommez par le colonel ou son lieutenant.

Mylord Cromwell, colonel.

Sir Thomas Dutton, lieut. -colonel.

Cpt. Tibson, sergeant-major.

Capitaines.

Cpt. Basset.

Cpt. Lane.

Cpt. Vincent Wright Cpt. Senner.

Cpt. Vaughan.

Cpt Puseley.

Sir Charles Rich, colonel.

Sir Raphaël Hopton, lieut. -colonel.

Çpt. Killigrewe, sergeant-major.

Capitaines.

Cpt. Cromwell.

Cpt. Durton.

Les autres seront nommez par le, colonel.

Sir Andrew Grey, colonel.

Cpt. Boswell, lieutenant-colonel.

Cpt. Coburne, sergeant-major.

Capitaines.

Cpt. Thomas Beaton.

Cpt. William Murray.

Cpt. Furbushe.

Cpt. James Carr.

La nomination du cinquième est laissée au choix du colonel.

Sir John Burrough, colonel.

Cpt. Brett, lieutenant-colonel.

Cpt. Willoughby, sergeant-major.

Capitaines.

Cpt. Will. Lake de Suffollie.

Cpt. Robert.

Sir MathewCarge.

Cpt. Barlee.

Cpt. Thomas Woodhouse (1).

(1) Archives du royaume de Hanovre.

Ernest de Mansfelt au prince d'Orange.

Monsieur, Encores queceste affaire touchant le crédit que Ton demande de Messieurs les Estats-Generaulx ne concerne simplement et purement que le service de S. M., tant y a que y allant par là dedans et de mon bien et de mon honneur, je ne peux qu'estre extrêmement obligé à V. E. de tant de peine qu'il luy plaist de prendre à la poursuite d'iceluy et de l'en remercier comme je fais très-humblement. Et puisque de là dépend la conservation denostre armée, je renvoyé vers V. E. le capitaine Weis pour la supplier de ma part, qu'il luy plaise au nom de Dieu , avoir pitié de ses trouppes qui restent et continuer envers elles sa bienveillance, en faisant résoudre ces Messieurs les Estats au plus tost affinque nous puissions éviter une totale ruyne desdictes trouppes, qui ne peut arriver qu'avec grand préjudice de S. M. et de toute la cause. Sur ce, je baise trèshumblement les mains de Vostre Excellence et demeure, Monsieur, de Vostre Exellence,

Très-humble et très-affectionné serviteur, Mansfelt.

Amsterdam, 15 juillet 1623 (1).

Ernest de Mansfelt aux Estats-Generaulx.

Messieurs, Avecq quelle affection et désir je cerche le bien et avancement de la cause commune, vous le pourrez apprendre s'il vous plaist du colonel Pœblitz que j'envoye expressément devers vous sur les occurences présentée. Je vous supplie d'octroyer foy à ce qu'il vous représentera de ma part et de le favoriser d'une prompte résolution telle que je l'espère de vous.

(1) Archives de la Haye. Duitsland..

i£U ERNEST DE MÀJNSFELDT.

Au reste, il vous plaira croire que plus grand contentement ne me sçauroit advenir que de pouvoir tesmoigner que je suis entièrement , Messieurs,

Vostre très-humble serviteur, Màinsfelt.

De Paris, le 16 septembre 1625 (1).

(1) Archives de la Haye. Duitsland.

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