I.IOOEUR
Èan de groseille.
Graine de pavot.
Eau.
Eau de groseilles.
Grame de pavots.
Pavot.
GSAIHI.
Péchbr.
*"*^PlBl).
Sirop de fleur de pécher.
Un pied d'œillet.
Sirop.
Sirop de fleurs de pécher.
Un pied d'œillets.
— ^PODDRB.
Poudre de violett*.
VlOLETTl.
Pondre de violettes.
«i—^Salade.
Salade de raiponce.
Raiponce.
Une salade de raiponces.
oENTEOft.
Des sachets de sentenr.
Sachet.
Des sachets de senievrv*
Sucre.
Sucre de pomme.
Pomme.
Sucre de pommes.
FRAMBOia.
Pâte de framboise.
PàTB, Amande.
Pâte d'amandes.
Id.
Eau de framboise.
Eau, Fraise.
Eau de fraises.
HtnLE, FaInb.
Huile de faloe.
Courge.
Huile de courges.
Huile, Olive.
Huile d'olive.
Huile.
Huile de fleurs d'orange.
Id.
Jonquille.
Essence de jonquille.
Essence, Rose*
Essence de roses.
Gelée, GtôtBiLLB.
Gelée de groseUlê.
PâTE.
Pâte de groseilles.
Liqueur.
Eau de grenade.
Pondre de fleur d'orange.
Sirop.
Sirop de grenades.
Poudre.
Ratapta.
Elatafia de fleurs d'orange.
Primevère.
Bouquet de primevère.
Jus de prunelle.
Bordure de primevères.
Prunelle.
Vm.
Vin de prunelles.
SOCRE.
Sucre de pomme de terre.
Fécule, Pain, PoitME.
Pécule, pain de pommea
de terre.
Rembourré de noyaux de
Pbésioot.
Des noyaux de pèche.
PÊCHE, Rembourrer.
pèches.
TÉtB.
Des têtes de pavot, des têtes d'artichaut.
Asperge.
Des pointes d'asperges.
Lavement, Capsule.
Des tètes de pavot.
Diurétique.
Les racines d'asperges ' sont diurétiqnes.
Lever des ceilletons d'ar-
Enchausser.
Enchausserdespiedsd'ar*
tichaut.
tichauts.
Marcotte.
Des marcottes d'œillets.
. : Boucle.
Des boucles de j arretière.
Boucle , Soulier.
Des boucles de souliers.
Boucle, Oreille.
Des boucles d'oreilles.
Ramage.
Velours, damas à ramage.
Patron , Velours.
Velours à ramages.
fi , ^
( iT^'
Quelques grammairiens, et nous croyons que Laveaux est le pre*mier en date, ont proposé d'employer le singulier ou le pluriel selon • que le produit dont on parle présente plus 6\x moins distinctement rélément dont il se compose; ainsi ils écrivent du lait^ de la pâte, d^ V huile rf^AMANDB; du sucre, du sirop, de la gelée de pomme < etc., parce que dans ces divers produits les amandes et les pommes ne sont plus appréciables par la forme; ils écrivent « au contraire, un gâteau rf^AMANDBS, une compote de pommeS, parce que les amandes et les pommes s'y U*ouvent dans un état d'intégrité plus ou moins complet. On pourrait suivre cette règle, qui présente quelque chose de spé^ deux, et l'Académie semble l'avoir eue sous les yeux quand elle a écrit ^ucre de betterave, salade de -betteraves ; essence de clou de girofle, un citron piqué de clouS de girofle; mais malheureusement elle n'a pas suivi de règle, et si à l'article Amande elle a mis huile (t amande douce, aux articles Hoilb et Doux elle écrit huile d'amandeS douces ;b.\xx mots Laitue, Framboise ♦ Gbléb, elle écrit salade de
laitibe, conserve de framboise, gelée de pomme, tandis qu'à Salade , Conserve, Pomme, elle met salade de laitueS, conserve de framboises, gelée de pommeS.
Les auteurs des grands dictionnaires du jour affectent de suivre la règle dont nous venons de parler ; ils écrivent non-seulement comme l'Académie sucre de betterave et salade de betteraves, mais encore, contrairement à elle, essence de rose, confitures de prwie, de coing, fécule de pomme de terre. L'un d'eux donne même pour règle, à l'article De : « Lorsque deux noms sont unis par la préposition de, le second reste toujours au singulier toutes les fois qu'il est pris dans un sens absolu, général ; il se met au pluriel s'il est pris dans une acception individuelle ou collective... ^j^^JfL gdée de p^^^A, une corbeille de pommeS. De la fécule de pomme de terre, un ragoût de pommeS de terre. Marmelade de pom mejjçompote de pommeS, Du sirop de groseille, un panier de groseilles. Des confitures de prune, un quarteron de pruneS ». — A l'article Pomme il^ dit encore plus explicitement : « On écrit sirop de pomme, gelée de pomme, parce que le fruit n'entre que comme matière composante, il n'existe plus individuellement comme fruit; mais on écrit compote de pommeS, parce que ces fruits entrent comme individus, on les voit, on peut les compter. » — Mais à l'article Amande on lit : « On doit écrire gâteau d'amandes, pâte (TamcmdeS, huile d'amandeS, lait d'amandeS^ etc., et non pas gâteau d'amande, pâte d'amande, etc., parce que ces différentes choses sont faites avec plusieurs amandes et non avec une seule amande.
Voilà les deux systèmes en présence, lequel ces auteurs suivent-ils? Us font comme l'Académie, ils suivent tantôt l'un , tantôt l'autre, et souvent, comme elle, ils mettent au pluriel dans un article ce qui est au singulier dans un autre. Ces contradictions semblent prouver que si la nouvelle règle est bonne, l'ancienne avait aussi sa raison d'être, puisqu'on la suit même involontairement. Il serait bon cependant de 'n'obéir qu'à une seule, mais à laquelle faut-il donner la préférence? Nous ne pensons pas que ce soit à la nouvelle, qu'enfreignent à chaque instant ceux mêmes qui la posent en principe. Dans le dictionnaire où il est dit qu'il faut écrire marmelade de pomme, sirop de groseille, on lit à l'article Marmelade : marmelade d'abricotS, de pruneS, de pécheS; et à Sirop : sirop de groseilles ; sirop de mûreS, de grenadeS ; sirop de limonS; sirop de roseS pâleS; sirop de fleurS de pécher; sirop d'amandeS, de pommeS; et nous n'en finirions pas si nous voulions donner tous les exemples qui contredisent cette nouvelle règle.
Quelques personnes pensent qu'il vaudrait mieux employer toujours le singulier, comme partitif, afin d'éviter une option fort embarrassante, et qui ne s'expliquerait pas d'elle-même ; mais nous doutons qu'on en vienne jamais à écrire au singulier le second substantif dans les phrases suivantes : de la purée de lentille, de fève, de haricot; du marc d'olive, de pomme, de poire; un jus d'herbe, un coulis d'écre-
visse; un bouillon d'écrevisse, de grenouille; du sirop de rose pâle ; de la conserve de rose de Provins^ etc.
Nous croyons donc devoir préférer le pluriel comme étant plus rationnel, car de ces pâtes, gelées, fécules, poudres, essences, liqueurs, sirops, etc., que Ton compose, il n'en est pas un seul où il n'y ait plusieurs des fleurs ou des fruits dont ils portent le nom ; et puisque les prosélytes du nouveau système s'accordent à écrire de la marmelade d^ abricots, de pommeS, de pruneS, de pécheS, etc, du sirop de gro^ seilleS, de mûre^, de grenadeS, de limonS, etc, substances où les fruits ne peuvent plus être non-seulement comptés mais encore reconnaissables, il nous semble naturel de mettre également au pluriel les mots prune, coing, pomme, betterave, rose, dans ces phrases : confitures de pruneS, de coingS, fécule de pommeS de terre, sucre de betteraves, essence de roseS, etc. Nous croyons même que c'est de l'habitude assez générale à Paris de dire J*ai acheté de lk groseille, de LA framboise, de la chandelle, de la bougie, etc., qu'est venue celle d'écrire de la gelée de groseille, de framboise, etc, — Quant à l'huile, puisque l'Académie écrit huile de fleurS d'orange, huile de roseS de Provins, et surtout huile de courgeS, il ne doit pas y avoir de raison plausible pour mettre au singulier huile d*olive, huile de faine, etc.
Il est ertcore un autre point sur lequel nous croyons devoir insister, c'est l'accord du nombre pour deux choses qui doivent nécessairement être en nombre égal. L'Académie a très-bien écrit des blancs d'œufS, des jaunes d'œufS, des foies de canardS, des pointes d'aspergeS, les amandes d'abricolS, les racines d*aspergeS, des marcottes d'œilletS^ des pieds d'artichauts^ des pendants d'oreilleS^ des boucles d' oreilles, des boucles de soulierS, des bouts de mancheS,etc.; on regrette qu'elle n'ait pas également observé l'accord dans ces phrases-ci : des crêtes de coq, des ris de veau, des têtes de pavot, rf^ARTiCHADT; des griffes ou pattes ^'anémone; des boucles de jarretière, etc., car le principe est absolument le même que pour les précédentes. — A ce sujet nous ferons remarquer qu'on peut très-bien écrire des oreilles de veau, des pieds de mouton, etc., parce que ces animaux ont plus d'un pied et d'une oreille.
AMARANTE... cst aussi adjectif des deux genres, et il se dit des choses qui sont de couleur d'amarante. Un velours, un satin, un drap amarante. De la soie amarante. Un carrosse amarante, — Il aurait été fort utile d'avoir un exemple avec un substantif pluriel. Faut-il écrire des rideaux amarantes ou amarante, ou faut-il dire des rideaux de couleur h^amarante; des rideaux de couleur amarante, des rideaux couleur d"" amarante ? Voy. Aurore.
AAIBIGUMENT, AMBIGUÏTE. — Transposez : Ambiguïté, Ambigument.
AMULETTE, sf m. Il se dit des figures, des caractères, et de tout autre objet portatif auquel on attache une confiance superstitieuse. Porter un amulette sur soi pour se préserver de la mort, des dan-
gers^ etc. — AmtUeUe et squelette sont les seuls mots terminés par ette qui soient du genre masculin, car pied-dcdouette et emse-4ioi* sette n'ont ce genre qu'en vertu du mot pied dans le premier et d'une ellipse dans le second ; quant à un trompette , il signifie Un homme qui sonne de la trompette ; il nous semble donc que la terminaison d'amulette appartient au genre féminin. A la vérité il vient d^amuletum, qui est neutre ; mais on a très-bien donné le genre féminin à comète et à plcmète, bien qu'ils aient pour étymologle cometa et planeta, qui sont masculins. — Ce mot ne commence à figurer que dans la quatrième édition du Dictionnaire de l'Académie ; cependant on le trouve dans le Supplément de la première, mais il est écrit avec un seul t : amulete (sans accent, suivant l'usage de cette époque). Si l'Académie tient au genre masculin, malgré l'usage qui est pour le féminin, nous n'avons rien à dire; mais alors nous demanderons l'orthographe de 1696, amulète, parce que du moins cette terminaison admet des substantifs masculins : anachorète, athlète, interprète, poète, prophète, proxénète, thesmothète, etc, Voy. Squelette.
ANABAPTISTE. ~ L'Académie n'indique pas la prononciation ; mais on ne fait pas plus sentir le p dans ce mot que dans baptême, baptiser, baptismal, baptistaire, baptistère, où elle dit qu'on ne le prononce pas.
ANAGRAMME... « Les mots écran, nacre, rance, et crâne, sont des anagrammes les uns des autres, » — Le mot ancre méritait de n'être pas oublié, car il forme une anagramme parfaite avec nacre et rance; écran et crâne présentent bien aussi les mêmes lettres, mais ils sont affectés d'accents qui nuisent à l'exactitude de l'anagramme.
ANCIEN, ENNE, adj. — Il nous Semble qu'il aurait fallu ajouter à cet article : « Ancien se dit aussi par opposition à Jeune, pour distinguer certains personnages historiques. Tarquin l'ancien, Denys Vancien ou le Tyran, Caton l'ancien ou le Censeur, Pline l'ancien ou le Naturaliste, etc, ou bien, le tyran, le censeur, le naturaliste, nous ne savons, car si l'Académie emploie la majuscule pour certaines épithètes telles que Charles le Bel, Philippe le Bel, Philippe le Bon, Pépin le Bref, Louis le Débonnaire, Louis le Gros, Henri l'Oiseleur, Denys le Tyran, etc. ; d'un autre côté elle écrit Pline le jeune, Denys le jeune, Pline le naturaliste, Caton le censeur, etc* Nous ne comprenons pas bien la raison de ces différences dans l'orthographe des épithètes, et peut-être si elle avait réuni les deux aurait-elle modifié l'une ou l'autre; elle aurait écrit, par exemple, Denys l'Ancien ou le Tyran, Denys l'ancien ou le tyran.
ANECDOTE... s'emploie aussi adjectivement. L'histoire anecdote de Procope. Ce sens vieillit. — Voy. Ogive.
ANGUILLE... Prov. et fig. « Il ressemble aux anguilles de Meltm, il crie avant qu'on l'écorche. — Pour ce proverbe, nous ne pouvons
faire mieux que d'extraire de Touvrage de M. B. Jullien, intitulé Le langage vicieux corrigé, etc, l'article qui s'y rapporte.
« LANGUILLE ou l'AnGDIU^E, DNB ANGDIJiLB, LES ANGUILLES, Pof.
« Ces trois paronymes sont ici rapprochés à cause de ce proverbe : « 11 fait comme V Anguille de Melvn; il crie avant qu'on l'écorche. » Voici l'explication de ce proverbe : « Il y avait à Melun-sur-Seine, près Paris, un jeune homme nommé l'Anguille, lequel, en une comédie qui se jouait publiquement, représentait le personnage de saint Barthélémy. Comme celui qui faisait l'exécuteur le voulut approcher, le couteau à la main, feignant de l'écorcher, il se prit à crier avant qu'on le touchât, ce qui donna sujet de rire à toute l'assemblée, et commencement à ce proverbe, qui depuis s'est appliqué à ceux qui se plaignent du mal avant qu'il arrive. » Cette origine n'est pas trèscertaine ; mais ce qui n'est pas douteux, c'est que le proverbe est dû à quelque homonymie ou paronymie semblables, car les anguilles de Meluu, non plus qu'aucune autre, ne crient avant qu'on les écorche. Or, cet exemple nous montre comment les mots et les phrases se corrompent et arrivent quelquefois à, nous faire répéter des non-^ens ou des absurdités. De V Anguille, qui était bon comme nom d'homme, on a fait mhe anguille ou lez anguilles; et on a ainsi énoncé des phrases acceptées par l'usage, si l'on veut, et par le Dictionnaire de V Académie, mais qui enfin ne sont pas justifiées, et à la place desquelles il vaudrait toujours mieux mettre le mot exact, comme V Anguille de Melvn, »
ANNEXER. — Il paraîtrait que dans ce mot on ne doit prononcer qu'une n, car au mot Annexe l'Académie dit simplement « On fait sentir les deux N », tandis qu'au mot Annihile», qai vient immédiatement après Annexer, elle dit « Dans ce mot et dans le suivant on fait sentir les deux N »,
ANTECHRIST, S. m. (L'S ne se prononce pas.) — A l'article Christ, l'Académie dit que daifô Jésus-Christ on ne prononce pas l'« et le t, c'est-à-dire qu'on doit prononcer Chri ; mais ici l'Académie ne parle que de Vs; faut-il donc faire sonner le t dans antechriHf
ANTECHRIST, ANTÉDILUVIEN. — L'Académie fait observer que anti a deux acceptions très-diflérentes ; il marque l'opposition, comme dans antiscorbutique j. antiseptique ; et l'antériorité de temps ou de lieu, comme dans antidate, antichambre. Elle aurait pu en dire autant de ant^,qm marque aussi l'oppositicwi, comme dans antechrist,et l'antériorité de temps comme dans aaitédilumen. Ainsi l'on dit dans le même sens antechrist et antipape; antécesseur et antidate; seulement antechrist ne prend pas un é aigu comme antécédentj antéces^seur, imtédiluvien, imtépérmltième, elG»
Ne pourrait-on pas mettre un tiret après ante ou anti indiquant opposition, et écrire ante-Christ, anti-pape, etc. ? Il est inutile de dire qu'on ne mettrait le tiret que lorsque la secoade partie du mot se com-
poserait d'un mot français, comme dans anti-apoplectique, anti-fébrile, anti-laiteux, etc., tandis que Ton continuerait d'écrire en un seul mot antidote, antipathie et antipathique, antipode, etc.
AORISTE, AOÛT, AOÛTER, AOÛTERON. — L'Académie dit qu'on prononce oriste, oût, oûteron, mais qu'on fait sentir l'a dans le verbe aoûter. La suppression de Va dans la prononciation d'aoûter serait assurément beaucoup moins regrettable que dans celle d'^aoriste : dans ce dernier mot Va est privatif, et la prononciation oriste semble faire un contre-sens. En effet aoriste signifie (passé) indéterminé, indéfini, et en supprimant l'a on lui fait signifier (passé) défini.
APAISER, APERCEVOIR, APËTissER, APLATIR, etc. —Autrefois l'Académie écrivait appaiser, appercevoir, appetisser, applatir, etc. avec deux p; elle n'y en met plus qu'un, bien qu'elle en laisse deux dans appauvrir, appesantir, apporter, apprivoiser, approcher, etc.
APARTÉ, s. m. Mot pris du latin... Il ne prend point l'S au pluriel.
— Il nous semble que ce terme est du nombre de ceux qui demandent à être écrits en deux mots, et c'est sans doute l'accent que l'Académie a cru devoir mettre sur Ve, pour indiquer la prononciation aux personnes illettrées, qui l'a déterminée à en faire un seul mot. Mais puisqu'elle l'a francisé, nous pensons qu'elle devrait lui donner la marque du pluriel : les apartés doivent être rares et courts.
APARTE... s'emploie aussi adverbialement. Ce vers doit être dit aparté. — Si le substantif peut à la rigueur être écrit en un seul mot, il nous semble qu'il n'en est pas de même de la locution adverbiale, qui devrait retenir l'orthographe latine ou italienne (a parte) ; mais nous préférons de beaucoup l'expression à part, dont on se sert généralement et qu'on trouve dans l'article Part : Ce vers doit être dit à part *. Nous croyons aussi que cette locution adverbiale a précédé et même de longtemps le substantif, et que l'Académie aurait dû là placer en première ligne.
À POSTERIORI. Voyez Posteriori (à). — A la lettre P, nous trouvons « Posteriori (à) » sans accent sur Ve, même dans l'exemple. Peut-être serait-il mieux de ne mettre l'accent ni sur l'A ni sur l'É.
APOTHICAIRE... Le mot de Pharmacien est aujourd'hui plus usité.
— Malgré cela, c'est presque toujours apothicaire que l'Académie a employé dans ses définitions et dans ses exemples. Nous ne parlons pas des proverbes tels que : un apothicaire sans sucre; Un mémoire ^^APOTHICAIRE ; Faire de son corps une boutique e/'APOTHicAiRE ; Les quiproqu^o û?^ apothicaire sont très-dangereux; Dieu nous garde d'un quiproquo rf^ apothicaire et d*un et cœtera de notaire, etc. Ce sont là des phrases faites , c'est l'arche sainte, il n'y faut pas toucher ; dites pharmacien au lieu d'apothicaire, votre proverbe a perdu tout son
1. Dans les nombreuses pièces de théâtre dont la correction typographique nous a été confiée , les auteurs ont toujours mis entre parenthèses : ( A part ). Nous ne nous souvenons pas d'y avoir jamais vu : ( Aparté).
mérite. Mais si hors de là le mot pharmacien doit être préféré, il nous semble que c'est en l'employant elle-même que l'Académie en propagera Tu^ge. Voici quelques-uns des articles où le mot apothicaire aurait pu être remplacé par son synonyme : - (à Codloire) Couloire d'apothicaire, (à Étiqueter) Le& apothicaires étiquetent leurs fioles, (à Fourneau) Fourneau d'apothicaire, (à Médicament) Payer les médicaments à V apothicaire. (à Officinal) Compositions officinales, Préparations pharmaceutiques qui
se trouvent toutes composées chez les apothicaires '. (à Ordonnance) Porter l'ordonnance chez l'apothicaire, (à Pharmacie) Les médecins ont abandonné la pharma/iie aux apothi' caires •.
Après la remarque sur l'emploi du mot apothicaire^ nous nous en permettrons une seconde sur celui de la préposition de, que nous trouvons deux fois de suite : « Le mot de Pharmacien est aujourd'hui plue usité. Le mot de Pharmacie est aujourd'hui plus usité. » Ce de est-il nécessaire? Nous ne le pensons pas. Voy. Mot.
APPELER... se dit également en parlant des personnes dont on fait choix, que l'on désigne pour quelque fonction ou quelque action importante. Appeler à une chmre un professeur habile. Il fut appelé à siéger dans le conseil du prince. L'important devoir qus nous sommes appelés à remplir. Le vœu de ses concitoyens l'appela au trône. Il fut appelé à lui succéder. —On est surpris de ne trouver dans cet article aucun exemple du participe suivi des prépositions par ou de. L'emploi de par est fréquent ; ainsi l'on dit :
Il fut appelé au trône par ses concitoyens, par le vom de ses concitoyens, n fut appelé PAR le sowoerain à un des postes les plus éminents de VÊtat,
. La préposition de ne s'emploie qu'en parlant de Dieu. Nous lisons dans le Dictionnaire de l'Académie la phrase suivante :
(à Apôtre) Après la mort de Notre-Seigneur, on donna le nom d^ Apôtre... à saint Paul et à saint Barnabe, qui furent appelés de Dieu extraordinairement pour prêcher TÉvangile.
APPÉTENCE, APPiÉTER... — Ces deux mots sont les seuls de ceux qui commencent par app, où l'Académie ait dit de prononcer les deux p. Probablement il faut y ajouter Appendice , où figure la prononciation appaindice,
APPÉTIT... Prov. Il n'est chère que d'appétit. — Lisez comme à l'article Sauce : « // n'est sauce que d* appétit ». Le mot chère appartient à cet autre proverbe qu'on trouve aux articles Chère et Vilain : « Il n'est chère que de vilain ».
1. Pour éviter l'emploi simultané des mots pIuitTriOceutique et pharmacien, on aurait pu dire. Préparations qui se trouvent toutes composées chez les pharmaciens.
2. Et de même , Les médecins ont abandonné auï pharmaciens la préparation des médicaments.
APPuéciEB. — Il y a environ 180 verbes terminés à Tinfinitif par ter y et ce n'est, croyons-nous, qu'à Prier que l'Académie a indiqué la conjugaison des temps qui présentent une difficulté : « Prier, v. a. (On écrit au présent de l'indicatif et à l'impératif, Prions, priez; h l'imparfait de l'indicatif et au présent du subjonctif, Nous priions, vous priiez.) » Cette indication aurait dû être donnée, sinon à tous \es verbes de cette terminaison, du moins à ceux qui sont le plus usités. Voy. Accéder.
APPRENDBE... C'est un homme mal appris, Cest un mal appris (c'est un homme qui paraît n'avoir point reçu d'éducation). — Nous pensons que dans cette dernière phrase où mal appris est employé comme substantif il faut l'écrire en un seul mot : un malappris* Yoy. Malappris.
APPRIT, s. m.„ Manière d'apprêter. Ce cuir ne vaut rien, on y a donné un mauvais apprêt, — Ne faudrait^il pas dire, on loi * a donné.., f Voy. les articles Y et Lui.
après-dInée, s. f... Plusieurs écrivent après-^iné ou après-diner, et font ce mot masculin. -— Après-Soupée , s. f... Plusieurs écrivent après-soupé ou après-souper, et font ce mot masculin.
Nous ne comprenons pas pourquoi l'Académie a donné la préférence à ces terminaisons féminines après -dinée, après -soupee^, et nous croyons que Vaprès-diner, V après-souper, sont préférables même à Vaprès-dinë, Vaprès-soupé, puisqu'elle ne donne l'orthographe dîné et soupe que comme des variantes. Voy. Déjeuner.
APRÈS-MIDI, s. f... Plusieurs le font masculin. — Ici encore, le masculin nous semble préférable, puisqu'il s'agit du temps qui s'écoule depuis LE midi jusqu'au soir.
ARC. — Dans les articles suivants, l'Académie nous dit qu'on ne prononce pas le c dans arc-boutant, arc-bouter, arc-doubleau ; que le mot arc-en-ciel se prononce arkenciel; mais ici elle ne nou§ apprend pas si le c doit être prononcé dans tirer de l'arc, arc de corne, etc. Il serait boa d'indiquer qu'on fait sonner le c à la fin d'arc.
ARC... Arc ogive pour arc ogival, — Voy. Ogive.
ARCHET, s. m. Sorte de petit arc, ou plutôt de baguette droite un peu recourbée à son extrémité, qui a pour corde plusieurs crins de cheval, et dont on se sert pour tirer le son d'une contrebasse, d'une basse, d'un violon, etc. Archet de violon, de contrebasse,,. — Nous