TYPOGRAPHIE
Le but de cet article est de grouper des fautes typographiques dont plusieurs n'avaient pas assez d'importance pour trouver place dans le corps de cet ouvrage.
Sans doute c'est généralement sur le compte de l'auteur qu'on met les fautes, quelles qu'elles soient, qui déparent ses œuvres; mais le reproche n'est pas toujours fondé ; souvent même l'auteur en est tout à fait innocent, car elles peuvent résulter ou de corrections mal faites au moment de mettre sous presse, ou de lettres enlevées par les rouleaux pendant l'impression et remises ailleurs qu'à leur véritable place. Nous convenons sans peine que pour un ouvrage cliché, comme le Dictionnaire de l'Académie, ce dernier danger n'est pas à craindre, puisque chaque page ne forme qu'une seule pièce ; mais il y a parfois des lettres écrasées par un accident quelconque, et s'il faut en remplacer plusieurs , l'ouvrier clicheur peut faire des transpositions ou mettre dans une ligne ce qui devait entrer dans una autre.
Quelles que soient la cause et la nature de ces erreurs, on ne saurait assez veiller à ce que le Dictionnaire de TAcadémie en présente le moins possible, car celles qui ne frappent pas les yeux sont quelquefois copiées aveuglément par les lexicographes. Nous nous permettrons d'en citer deux exemples : 1° A la lettre Y, TAcadémie dit (( YÈBLE vS. M. Plante. Voyez Hièblb » , tandis qu'à la lettre H , elle dit « HiÈBLE, s. F. T. de Botan. Espèce de sureau... » 2° Elle donne à Euphorbe le genre masculin (Euphorbe, s. m.)i mais à l'article Ésule on lit : « Nom que Ton donne à plusieurs espèces .d'EUPHORBEs herbaGÉES...», et à TiTHTMALE : « Nom que Ton donne aux euphorbes indigènes, telLES que Tépurge, Tésule, etc. » Les contradictions pour le genre donné aux mots yèble, hièhle, euphorbe, dans ces divers articles, se trouvent répétées à peu près lettre pour lettre dans quelques dictionnaires que nous avons sous les yeux.
Adiante, s. f. — Lisez : s. m.
AiGUADE, s. f. (Ce mot et les cinq sui yants se prononcent comme s'il n*y avait pas d'U). — Lisez : ... et les deux suivants {aigttaU, aiguayer). Quant aux trois autres (aiguë -marine, aiguière, aiguiérée) , ïu s'y fait sentir puisqu'il rend le g dur.
Alkékenge. — (lig. 4) Au lieu de, un baie , lisez : une baie.
Aller.— (p. 57, col. 1, iig. 9) sa passer. — Lisez : se passer.
Ambigvment. Ambiguïté.— Transposez :
Ambiguïté. AMBIGCME.^T.
AMB.--(p. 64, c. i, 1. 4) contrebasse.-^ Lisez '.contre-basse, d'après l'Académie «.
Antisyphilitiqde , adj. et s. — Lisez :
et s. m.
Appétit.— ( p. 89, c. 3, 1 . 8 ) /< n'est chère que d'appétit. — Lisez : // n'est sauce...
Archet. — (lig. 5 et 7) contrebasse. — Lisez : contre-basse, d'après l'Académie.
Arrière-garde. — (Ug. 7) arrière garde.
— Ajoutez le tiret.
Aspersoir, s. f. — Lisez : s. m.
Bmseur, buse, adj. — Lisez : subst.
Ballottade, s. m. — Lisez : s. f.
Bardane. — (lig. 3). folioles crochus.
— Lisez : ... crochues.
Bègue. — Lisez : Bègue.
Beurre. — (lig. 15) espèce de petit lait.
— Lisez : ... petit-lait.
Billon , s. f . ( T. d'Agric. ) — Lisez : s. m.
BiVAQUER ou Bivouaquer. Bivalve. — Transposez : Bivalve. Bivaqubr...
Blanc —(p. 192, c. 2, L68) Le code ne permet pas... — Lisez : Le Code^..
Boeuf. — (p. 196, c. 3, 1. 42) Des œUsde-boeuf S. — Lisez : Des œils-de-bœuf.
Bois. — (lig. 7) campèche. — Li»ez :
campéche, d'après l'Académie.
Bolet. — (lig. 6) Bolet comestible, ou Ceps. — Lisez : ... Cèpe.
Boulonner , v. n. — Lisez : v. a.
Çà.— (p.241, c. 2,1. 1-2) Or ça cornmençons. — Lisez : ... çà..,
Canepin. Canéphore. — Transposez Canéphore. Canepin.
Capote. — (lig. 11) havresac. — Lisez :
havre-sac, d'après l'Académie.
1. Ces mots « d'après l'Académie » signifient que nous relevons une irrégularité daas l'orthographe du Dictionnaire, mais non que nous désapprouvons la variante signalée ; ainsi nous préférons contrebasse, campèdie, havresac, entresol, ognon, trêve, etc., qui sont des variantes, à contre-basse, campéche, liavre-sac, entre-sol, oignon, trêve, etc., qui sont l'orthographe de l'Académie.
2. Le mot Code, employé sans complément, doit prendre une majuscule : le Code; le Code et le Digeste; ce cas n'a point été prévu par le Code, etc. Lorsqu'il a un complément, il siéent avec une minuscule ; le code de Justinim; le code civil; le code de procédure civile, etc. Nous avons plusieurs mots qui suivant cette règle. Voy. Institut.
Gapdchon. — (lig. 13) /09 fleurs.,, dU piedd*a{ouette, — Lisez : ,..pied^* alouette (avec un tiret).
Cas.— (lig.23) le code. — Lisez :ïc Code.
CADsé, ^E, participe... (p. 272, c. 2, 1. 37.) — Supprimez cette ligne, puisque le participe de causer, s'entretenir avec quelqu'un, est invariable.
GtonxE, s. f. {On mouille l'L). — Lisez :
(...lesL).
Cervier, adj. f. — Lisez : adj. m.
Chaire. — (p. 282, c. 2, 1. 21-22) la chaire de 5atnt-Pi«re.— Lisez : ... saint Pierre.
Chien. Chie-en-ut. — Transposez :
Chie-en-ut. Chien.
Citron. — (lig. 4-6) Couleur de citron.
Chair de citron confite. Écorce de citron.
Couleur de citron. — Supprimez le i*' Couleur de citron.
Clapotagb. — (lig. 3) s'entrechoqjMnt.
— Lisez : s*entre-choquent.
Clef. — (p. 328, c. 3, 1. 34) Les clefs de Saint-Pierre.—Lîsez: ...saint Pierre.
Code. — (lig. 23) le Code forestier.— Lisez : le code...
Collection , s. m. — Lisez : s. f.
. Commencer. — (p. 349, c. i, 1. 14) Après ces mots : en telle année^ mettez la fin du 3* alinéa depuis ceux-ci : Cependant on dit quelquefois, Commencer à...
Comprendre. — (p. 363, c. 1, 1. 12) tel article du code. — Lisez : ... Code.
Concordant. — (lig. 4) Un beau corcordant. — Lisez : ... concordant.
Concret.— (lig. 4) Au lieu de quantité, lisez : qu>alité, comme à la ligne 6.
Convoquer. — (lig. 4) Les États qui furent convoqués à Blois. — Us^z : Les états K..
Côté. — (p. 419, c. 3, 1. 64) cotés du monument. — Lisez : côtés...
Coudre. — (lig. 3. ) Je coudrais Je coudrais. — Lisez : Je coudrai. Je coudrais.
Couler , v. a. Fluer. — Lisez : v. n.
Cour. — (p. 432, c. 1, 1. 70) du grand duc de. — Lisez : ... grand-duc...
Croche. — (lig. 2) jambre croche. — Lisez : jambe...
Croissant, s. m. — (lig. 15) UorgueU du croissant. — Lisez : ... Croissant.
Croître. — (lig. 42) La population crut beaucoup en peu de temps. — Lisez :
... crût...
Croquer.— (p. 458, c. 2, 1. 24-25) Que voulex-vous que je fasse4à... — Lisez :
... fasse là (sans tiret).
Cure. — (lig. 4) à beau parler qui n'a cure de bien faire. — Lisez : a (sans accent) beau parler...
DÉCHÉANCE, s. m. — Lisez : s. f.
DÉCONSIDÉRÉ, ÉE. — Ajoutez : adj.
DÉFILÉ, ÉE, part. — Cette ligne, qui est la 46* de la colonne, doit être enlevée et mise à la fin de l'article Défiler, v. a.; elle deviendra ainsi la 32*^.
DÉJEUNÉ, ÉE, participe. — Supprimez cette ligne ; le participe de déjeuner, v. n., est invariable.
Denier, s. m. — (lig. 41) Le denier de Saint-Pierre. — Lisez : ... saint Pierre.
DÉTONNÉ, ÉE, participe. — Supprimez cette ligne comme celle de Déjeuné, ée, et pour la même raison. '
Dieu.— (p. 549, c. 2, 1. 67-68) La Vierge est appelée la mère de Dieu. — Lisez : ... la Mère...
Digérer. — (lig. 13) de manière k la dien concevoir.— Lisez:... bien concevoir.
DiGNrrÉ. — ( lig. 37 ) les insignes d*une dignitée. — Lisez : ... dignité.
DiPHTHONGUE. — (lig. 10) Après eu, au lieu de au lisez ou.
Direct.— (p. 557, c.2, 1. 31-32 )Ja raison inverse de ces mêmes nombres est une demi. — Lisez : ... tw demi.
Donner. — (p. 574, c. 2,1. \0) étages.
— Lisez : otages.
ÉcuMER. — (lig. 17) prendre ça et làé
— Lisez : ... çà...
Égrené, ée, participe. — ^Lisez : Égrené.
ÉLEVER. — (p. 617, c. 3, 1. 47) la quatrième puissance. — Lisez : la troisième..»
Elupse. — (lig. 6) La fête de Saint- Jean. — Lisez : ... saint Jean.
Endormeur.— (lig. 2) enjôleur. — Lisez :
enjôleur.
Entrefaites , s. f.— Lisez : ENTREFArrE.
1. Le mot État, pris dans le sens de « états généraux, états provinciaux » , s'écrif ave(^ une minuscule lors même qu'il est employé absolument : les états de Blois, d'Orléans, de Tours; les états de Languedoc, de Bretagne; les députés des états ; Vouverture des états, etc. — Il prend une majuscule lorsqu'il signifie Le gouvernement, l'administration d'un pays, d'une société politique : ministre d*État; secrétaire d* État; le gain de cette bataille fut un coup d^ÉUU.
ÉTAGE.— (lig. 6) Ventresol, — Lisez :
Ventre-sol, d*après l'Académie.
ÉTAT. — (p. 686, c. 3, 1. 69) Coup d'état. — Usez: ,., État.
ÉTUDE.— (p. 695, c. 3, 1. 29-30) Michel Ange. —Lisez : Michel-Ange (avec tiret).
Expérimenter , v. n. — Lisez : v. a.
Falloir. — (p. 729, c. 1, 1. 12) peut s'en faut. — Lisez : peu...
Falquer , V. n. T. de Manège qui s'empoie... — Lisez : ... s'emploie.
Faccillon, s. f. — Lisez :.s. m.
Fécale, s. f. — Lisez : adj. f.
. Fetpa. — (lig. 2) muphti. — Lisez :
mufti.
Fourvoiement, s. m. (On prononce Fottrvotmen^.) Lisez : {...Foiirvoiment.)
Franc, s. m. — ( lig. 6) La pièce d'un franc pèse un gramme. — Lisez : ... cinq grammes.
Fronce, ée. — Ajoutez : participe.
Garde-robe. Garder. Garde-vue. — Transp. : Gardai. Garde-robe.Garde-vue.
Gemme, adj. m. — Lisez : adj. des 2 g.
Glacer.— (p. 837, c. 3, 1. 8) L'esprit de vin, — Lisez : L'esprit-de-vin.
Gloire. — (p. 840, c. 2, 1. 6) le fils de Dieu. — Lisez : le Fils...
Gouverner.— (p. 847, c. 3, 1. 36 à 38) L'opinion gouverne le monde. On le dit aussi Des choses morales. — Transposez : On le dit aussi Des choses morales. L'opinion gouverne le monde.
GuiNGAN. Guinée. — Transposez : Guinée. GUINGAN.
H. — Dans cet article, on a donné exceptionnellement le genre masculin aux lettres H et F, et l'on a mis le mot hébété avec un ^ à la seconde syllabe (hébété).
Heptacorde. — (lig. 2) cythare. — Lisez : cithare.
HoMocENTRiQUE, adj. dcs 2 g. T. d'Anat.
— Lisez : T. d'Astron.
Hypothèse. — (lig. 14-15) Ptolomée. Ticho-Brahé. — Lisez : Ptolémée. Tycho- Brahé.
Imposer.— (lig. 22-23) S'imposer une tache. — Lisez : ... tâche.
iMPRcJiiPTu.— (lig. 14) un s.— Lisez :
une s, comme partout ailleurs.
Inamissibiuté. — (lig. 3-4) Au lieu de la division Vi-rtamissibilité, lisez : l'inamissibilité,
Inégauté. — (p. 31, c. 1, 1. 15-16) Au
lieu de la division dH-négaiités, lisez :
d'in-égalités.
In-folio, adj. et s. — Lisez : et s. m,
In-ocTAvo, adj. et s. — Lisez : et s. m.
Inoculateur, trice, s. f, — Lisez : subst.
In-quarto, adj. et s. — Lisez : et s. m.
In-seize,' adj. et s. — Lisez : et s. m.
Interligner, v. a. T. d'Impr. Séparer pas des lignes... — Lisez : ... par des lignes.
Interrogant. — ( lig. 2) wn R. — Lisez :
une R, comme partout ailleurs.
In-trente-deux , adj. et s. — Lisez : et s. m.
Joindre. — (lig. 8-9) avec de la colleforte.— Usez : ... colle forte (sans tiret).
Languir.— (lig. 5) long -temps.— Usez :
longtemps.
Lever. — (p. 111, c. 1,1.14) Lever un corps saint. — Lisez : ... corps -saint, comme à Corps (p. 413, c. 3, 1. 12-15).
Lieue. — (lig. 14) Lieu de pays. — Lisez : Lieue...
Logis. — (lig. 18) Cheval Blanc. — Usez : Cheval blanc, comme aux articles A et Enseigne.
Mais. — Mettez à la fin du 1" alinéa, après ces mots mais elle est plus spirituelle, la dernière phrase du 3* alinéa.
Cette femme est bien faite, etc.
Massorétique. Massorètes. — Transposez : Massorètes. Massorétique.
MÊLER.— ( p. 185, c. 2, 1. 31 ) MÊLÉ, EÉ, participe. — Lisez : ... ée...
MÉSAVENiR, s. f. — Au lieu de s. f., lisez : v. n.
Mirliton.— (lig. 3) une pelure d'ognon.
— Lisez : ... oignon, d'après l'Académie.
Mission. — (lig. 55) Séminaire des
Misssions. — Lisez : ... Missions.
Mons, s. m. (On pronce l'S). — Lisez:
(... prononce. «)
Monter.— (p. 227, c. 1, 1. 49) on en rehausser le contre-poids. — Lisez : ou en...
Mortauté. — (lig. 3) Le fUs de Dieu.
— Lisez : Le Fils...
MÛR, Cre.— (lig. 29) Fig. Age mur.— Lisez : ... mûr.
Mystique, adj. des 2 g. Figure allégorique. — Lisez : ... Figuré, allégorique.
N.— (lig. 18) on qu'on ne veut pas faire connaître. — Usez : ou qu'on...
Naître.— (p. 251, c. 3, 1. 3) du fils de Dieu. — Lisez : du Fils...
NécRESSE.— ( lig. 2 ) négresse înaronne,
— Lisez : ... marronne (avec 2 r).
Nettoyer, v. a. ( Il se conjugue comme
Envoyer, ) — Lisez : comme Employer, car ENVOYER fait au futur j'enverrai, et NETTOYER, je nettoierai.
Nouveau. Nouveauté. Nouvelle. Nouvellement. NOUVELLETÉ. NOUVELUSTE.
NouuRB. — Transposez : Nouure. Nouveau. Nouveauté, etc.
Nubile. — (lig. 4-5) D'après le code civil, les filles sont nubiles à seize ans.— Lisez : ... quinze ans.
Oblation. — (lig. 3-5) Jésus-Christ.., fit une oblation de lui-même à son père.
— Lisez : ... Père,
Obugation.— (p. 284, c. 3, L 4) le titre du code, — Lisez : ... Code, Occuper. — (lig. 14) rez de chaussée.
— Lisez : rez-de-clumssée.
Opérateur, s. — Lisez : s. m.
Paix.— (p. 330, c. 1, 1. 20 et 41) trêve.
— Lisez : trêve, d'après l'Académie.
Paraparaseur , EU5E. — ^Ajoutez : subst.
Parasange. — (lig. 2-3) pararamge.
— Lisez : parasange.
Pardonner. — (lig. 7) Mdrie-Magdeleine. — Liseï : ... Madeleine.
Parent, ente. — Ajoutez t subst.
Patrimoine.— (lig. 30) Le patrimoine de Saint-Pierre. — Lisez : . . . saint Pierre.
Payeur , euse , s. m. — Lisez : subst.
Percer. — (lig. 40) une tel spectacle,
— Lisez : un tel...
Père.— (p. 391, c. 3, 1. 22-23) et dans l'oraison dominicale. Notre père. — Usez : ... Père.
Plus-pétition. Plus-que-parfait. Plusieurs. Plus-value. — Transposez : Plusieurs. Plus-pétition. Plus-qub-*arfait.
Plus-value.
Porte.— (lig. 31-32) Porte... entrebâillée, — Lisez : ... entre-bàiUée. .
Préceimte, s. m. — Lisez : s. f.
Primevère. Primeur. — Transposée Primeur. Primevère.
Privilégié, ée, adj.— (p. 507, c. 1, 1.10) Les artisans non-nmîtres, — Lisez «. non maîtres (sans tiret).
Province. — (lig. 10) Les États, les députés de telle province. — Lisez : Les états... ^
Prune. — (lig. 9-10) Prune de Brignolles. — Lisez : ... Brigndes..
Raginage, s. m. Décoction d'écorce de feuilles de noyer.. — Mettez une virgule après écorce.
Racheter.— (p. 553, o. 3, 1. 13) Notre Seigneur Jésus-Christ, — Lisez : Notre- Seigneur...,B,vecvin tiret, d'après l'Acad.
Radier. — ( lig. 4 ) des bàtardeaux. — Lisez : ...bàtardeaux, d'après l'Académie.
RÈGNE. — (lig. 6) Léopold , grand duc de Toscane. — Lisez : ... grandr-dtu).,.
RÊVERIE. — (lig. 14) des vérités. — Lisez : ... vérités.
RÔDEUR. — (lig. 3) corps-de-garde. — Lisez icorps de garde, d'après l'Académie.
RoucouYER.— (lig. 2) des Liliacées. — Lisez : des Tiliacées.
Routinier , ère , s. m. — Lisez : subst.
Sans -dent. Sans.- fleur. Sans -peau.
Sanscrtf. ^Transposez : Sanscrit. Sansdent. Sans-fleur. Sans-peau.
SEMi.Motprit du latin. — Lisez :...pris...
Sieur.— (p. 743, cl, 1. 5) L« dit sieur N. — Lisez : Ledit..» (en un seul mot), d'après l'Académie.
Simultanément, adj. — Lisez : adv.
Taquiner. Taquinement. — ^Transposez :
Taquinement. Taquiner.
Tenant, s. m. — (dernière ligne de la colonne) d'un même continuité. — Lisez :
d'une...
Timon. — (lig. 4) on attèle. — Lisez :
...attelle.
Tomber.— (p. 854, c. 1 , 1 . 21) déliquium.
— Lisez : déliquium (avec un e muet).
Tréteau.— (lig. 14-15) nos boiUevarts.
— Lisez : ... boulevards, d'après l'Acad.
Trompillon.— (lig. 3) Trompe de iX)ûte.
— Lisez : TrompUlon...
Venir.— (p. 917, c. 2,1.68) Toutvient à point qui peut attendre. — Lisez : ... d qui peut attendre.
\EiiBKL.'~{\ig.l)Amiwmts, changeants, perçants. — Lisez : ... changeante... , comme à la ligne 9 : une couleur changeante.
Viser. — (lig. 3) ce but Id.— Lisez : ce but-là (avec un tiret).
Vivifiant, ante, adv. — Lisez : adj.
Volée. — (p. 952, c. 3, 1. 31 ) /? n« fait ce qu'il dit. — Lisez : Il ne sait...
Vouloir.— (p. 956, c. 2, 1. 3) Uapôtre dit. — Lisez : U Apôtre...
XiPHUS. — (lig. 5) XiPAïAS. — Lisez e
XlPHUS.
On a pu remarquer que dans cet errata nous n'avons relevé aucun des mots où se trouvent des e dont l'accent manque ; c'est qu'ils sont en trop grand nombre. Un défaut dans le papier suflSt pour faire disparaître lin accent, et à la page 506 du tome I*"^, par exemple, il en manque plus de vingt. Quant aux autres lettres, l'absence de l'accent est plus grave, et nous avons cru devoir la signaler; tels sont les mots ça pour çà, tache pour tâche, mur pour mûr, etc.
Mais l'exemplaire que nous avons entre les mains, et que nous possédions quatre ou cinq ans après l'apparition de l'édition actuelle du Dictionnaire, atteste des accidents bien plus fâcheux que des accents écrasés : on y trouve assez fréquemment des mots et même des lignes presque illisibles. Lorsque le mal était par trop grand , on a dû recomposer les pages, et c'est là que se sont glissées des variantes qui ont fait croire non pas seulement qu'il y avait eu plusieurs tirages, ' cela est certain, mais que l'ouvrage entier avait été recomposé.
Aux fautes purement typographiques nous avons cru devoir en joindre quelques autres qu'on aurait sans doute été surpris de ne pas trouver dans cet errata, telles que : les filles sont nubiles à seize ans (au lieu de quinze ans)\ la pièce d*im franc pèse un gramme (au lieu de cinq grammes)^ puis les majuscules ou les minuscules aux mots Code, État, états, etc. etc.
Nous n'avons reproduit ni les disparates d'orthographe qui figurent aux articles Amande, Contre-basse; ni celles de ponctuation , que nous avons signalées à l'article Exclamation ; ni même les fautes de ce genre qui sont mentionnées à l'article Lambin. Voici quelques exemples que nous pouvons ajouter à ces dernières :
( à Beao ) Voilà un bel homme pour prétendre nous imposer,
Id. Vous nous proposez là un bel expédient, un beau moyen. (à Besogne) Ironiq., Vous avez fait là une belle besogne, de belle besogne. (à Diable) Diable! vous faites là de belles affaires. (à Pied) // n'est que quatre heures du matin, et vous êtes déjà sur pied.
Toutes ces phrases doivent se terminer par un point d'exclamation ^ Nous aurions pu augmenter sensiblement cet errata en y signalant les distractions qu'on remarque dans les titres courants et surtout dans la division des mots. Ainsi, tome I, p. 261, pour titre courant de la lettre C, à la l'^^ col. on a mis C au lieu de CA; p. 699, 3« col., EVO pour EVI; tome II, p. 101, 1^« col., LAU pour LAV; p. 731, 3" col., SE pour SEP; p. 787, 3* col., SUC pour SUD, etc. — Les distractions dans
1. Il est, nous le savons, des phrases susceptibles de recevoir diverses ponctuations, suivant le sens qu'on y attache et la manière dont elles doivent être prononcées ; ainsi l'on pourrait très-bien terminer par un point d'exclamation celle-ci, où l'Académie met l'interrogation :
( à Ne ) Qite n'êtes-vous arrivé plus tôt ?
On pourrait même, selon les vues de l'esprit , mettre un simple point , un point d'interrogation ou d'exclamation , à la fin de la phrase suivante : Vous partez demain, V(ms partez demain ? Vous partez demain I Mais nous ne pensons pas qu'il y ait deux manières de prononcer les phrases ci-dessus.
la division des mots à la fin des lignes sont assez nombreuses. Ainsi l'on a mis (Umos-phère, atmos-phérique, coléop-tère, ohs-triACtion, dé-sopilatifj dë^sordre, etc.; à Sousgkiptbor^ Souscrire, on a divisé indifféremment Sûu-scripteur et sous-cripleur, sou-scrire et souscrire, etc. etc. (Voy.p. 299 et 300.) Nous nous sommes borné à signaler les divisions l'irnamissihilité, d'i-négalitë$, qui nous semblent par trop choquants.
Pour l'ordre des mots entre eux, outre les transpositions que nous avons indiquées nous aurions pu faire deux sortes de remarques : la première, c'est que les adjectifs devraient précéder les verbes dont ils dérivent; ainsi, suivant nous^ érmcELÉ; mué, éb; oitdulé, ée; PELUGHâ, ÉE; VOILÉ, ÉE (bâtiment, frégate), etc., seraient mieux avant étinceler, mder, onduler, pelucher, voiler. — Il en est de même pour divers participes employés substantivement tels que accusé j affranchi, ie; agrégé, allié, ée; associé, ée ; délégué ;— aperçu, déboursé, émincé, énoncé, intitulé, négligé, etc., d'autant plus que TAcadémie l'a fait pour plusieurs autres : accordé, ée; commis, dépuié; — abrégé, bouilli, consommé, démêlé, exposé, extrait, procédé, reçu^, etc.
Il y aurait encore à faire un autre genre de transpositions , moins nécessaires, il est vrai, que celles dont nous venons de parler, mais qui ne seraient pas sans utilité. Ici il ne s'agirait pas précisément de faciliter la recherche des mots, mais de donner plus d'unité à la marche du Dictionnaire, de suivre une règle uniforme; et puisque l'Académie met le plus souvent le mot qui n'est pas accentué avant celui qui l'est, comme acre, acre; aveuglement, aveuglément; boite, boite; cote, côte; du, dû; jeune, jeûne; mat, mât; mater, mater; mur et mûr, ûre; ou, où; pale,pâU; rot, rôt; sur, ure, et sûr, ûre; tache, lâche, etc., il serait convenable d'observer toujours le même ordre et de mettre, par exemple, ça, çà; foret, forêt; genêt, genêt; matin, mâtin, etc., au lieu de çà, ça; forêt, foret, etc.
1. Voici la liste des participes employés substantiTement que nous avons recueillis : Substantifs PLAcés À la suite des vbrbbs : abonné, ée; acctué, ée; acqtUs, affranchi, ie; agrégé, allié, ée; aperçu, appointé, associé, ée; brûlé, connu, cliclié, erevé, croisé, damassé, débauclié, déboursé, décousu, défilé et défiler, dégourdi, ie; délégué, délibéré, élérivé, désespéré, déterré, écorehé, effilé, élu, émigré, ée; émincé, employé, énoncé, envoyé, ée; failli, fiancé, ée; fini, grevé, habitué, ée; imprime, initié, intimé, intitulé, marié, ée; moisi, mort, orte; négligé, obligé, ée; obstiné, ée; parvenu, passé, pelé, petxdu^ poli, pourri, prédestiné, ée; préposé, prétendu, ue; produit, prononcé, protégé, ée; raccourci, récftauffé, référé, réformé, réprouvé, saisi, salé, subdélégué, subordonné, sursis, tissu, tondu, tracé, trépassé, vaincu, vu, su, etc. Les mots effilé, fini, poli, tissu, nous paraissent être les seuls que l'Académie ait mis à leur rang alphabétique pour renvoyer aux verbes d'où ils dérivent.
Substantifs qui forment des articles séparés ors verbes : abrégé, accordé, ée; agix-é, arrêté, balancé, bordé, bouilli, bouillie, bruni, chassé (chassé croisé ), commis, composé, compromis, conduit, consommé, contenu, coulé, crépi, débouché, dédit, démêlé, démenti, député, déshabillé, dû, écrit, eïiclos, enduit, établi, exposé, extrait, fait, fondue, fumé, glissé, jeté (jeté battu) , narré, pavé, percé ou plutôt percée, permis, plié, préjugé, privé, procédé, reçu, réduit, revenu, rôti, scellé. — Le substantif dérivé du verbe croItre forme nécessairement un article séparé, puisque l'Académie y supprime l'accent qu'elle met au participe cnt. Elle écrit, du vin de mon cuv , dé son cru , de votre cru ; ce vin-là est d'un bon cru.
UBIQUITAIBE, CBIQUITÉ. — Au mot Ubkquistb, rAcadémie dit que Vu de la troisième syllabe se prononce : ubikuiste. En est-il de même pour ubiquitaire et ubiquité ?
UHLAN, s. m. (L'U est aspiré.) ••• On écrit aussi Hulan et Houlan, — Si la lettre initiale de ce mot doit être aspirée, il serait plus naturel de le commencer par la lettre h,
UNIR, V. a... En termes de Manège, Unir un cheval^. Le mettre ensemble. — Qu'est-ce que Mettre un cheval ensemble? Au lieu de la définition ci-dessus, il aurait fallu dire « Unir un chevcU^ Le rassembler. Voyez ce mot. » Là du moins on aurait trouvé : « En termes de Manège, Rassembler un cheval. Le mettre ensemble; agir simultanément des mains et des jambes, de manière que le cheval, s'asseyant sur les hanches, ait le devant plus libre pour Texécution des mouvements. Rassemblez votre cheval. »
CNiâsoN, s. m. T. de Musiq. Accord de plusieurs voix, de plusieurs cordes, de plusieurs instruments , qui ne font entendre qu'un même ton. L'unisson est la plus simple des consonnarwes. Chanter à l'unisson. Monter deux cordes, deux instruments à l'unisson. Ces voix sont à l'unisson. — Ce mot devrait s'écrire avec une seule s, comme unisexuel j trisection, vraisemblable, antisocial, parasol, préséance, etc.; et cependant aucun ouvrage récent, à notre connaissance du moins, n'a fait cette observation; c'est encore dans le Supplément de la première édition du Dictionnaire de l'Académie, souvent cité dans cet ouvrage, que nous avons trouvé un écho. Sans demander un changement dans l'orthographe actuelle, nous .ne pouvons nous empêcher de dire que celle ^^unison ou uni-son représenterait beaucoup mieux ce que le mot signifie. Son unique.
VACHE, s, f... Vache de pays. — L'Académie dit Vin du cru, et cependant elle dit Organsin de pays,vin de pays, vache de pays. Pourquoi cette diflférence? Ne devrait-on pas cUre : Cb qçb je vods vends LÀ, c'est de l'or gamin du pays (de la soie organsinée dans ce paysci); c'est une vache du pays (née et élevée dans ce pays-ci); c'est du vin DU pays (du vin fait avec le raisin de ce pays-ci)? Nous demandons si dans ces trois phrases il serait possible de mettre, de pays.
VACHE... Souliers de vache retournée* -^ Qu'est-ce qu'uHE vache ou DR LA VACHE RETOURNÉE ? Nous avoDs chcrché uue explication à l'article Retourner; mais nous n'avons trouvé au participe que ces mots, Un habit retourné. Il est probable que souliers de vache retournée signifie. Souliers faits avec de la peau de vache dont on a mis en dehors le côté qu'on a coutume de mettre en dedans. Yoy% Retourner.
VA-ET-VIENT, S. m. T. de Mécan. (Beaucoup de personnes prononcent Vatévien.) Il se dit d'Une partie de machine qui va et vient d'un point à un autre, locsque la machine est en mouvement. On dit de même, Mouvement de va-et-vient. — Nous ne voyons pas de raison pour que cette prononciation vatévien soit admise, et il n'est guère probable que jamais on mette dans cette locution un t euphonique après va,
VAGABONDER OU VAGABONNER, V. n. — L'Âcadémie, qui n'a pas admis vagahonnage, aurait mieux fait, à notre avis, de ne pas ad- " mettre non plus vagabonner,
VAISSEAU, s. m... Vaisseau garde-côte. — Il nous semble que le VAISSEAU-HÔPITAL dout il cst parlé à l'article Hôpital (Dans les flottes et les escadres. Vaisseau disposé pour recevoir et traiter les malades), devait se trouver ici de préférence. Voy. Martin-sec, à Sec.
VAISSELLE... Vaisselle plate, celle où il n'y a pas de soudure. Cela ne se dit que de la vaisselle d'or ou d'argent. — Nous ne pensons |)as qu'il y ait plus de soudure aux assiettes d'étain dont on se servait autrefois, et dont les gens aisés de la campagne ornaient leur buffet ou dressoir, que dans les assiettes d'or ou d'argent. Voy. Plat, ate, adj.
VALENCIENNES, S. f. -— L'Académie dit : « Malines, s. f. Dentelle très-fine qui s'est fabriquée originairement dans la ville de Malines, en Flandre. » N'était-il pas convenable de mettre également « ValenciENNEs , s. f . Sorte de dentelle originaire de Valenciennes » ? Nous écrivons ce mot avec une s finale comme le nom de la ville même, parce que l'Académie l'a fait ainsi pour la malines; peut-être supprimera-t-elle cette s pour se conformer à l'usage assez général d'écrire de la valencienne, de la maline.
VALOIR... signifie encore. Procurer, faire obtenir, produire; et dans ce sens il est actif. Cette bataille lui a valu le bâton de maréchal de France. Cette terre lui vaut dix mille francs de rente. Que lui a valu son ambition, sinon de le rendre odieiuc ? Ses exploits lui ont valu une gloire immortelle. Cette action ne lui a valu que de la honte.
Au verbe Goûter, que par une vieille habitude quelques grammairiens • s'obstinent à désigner comme neutre, l'Académie a fort bien d^t que « plusieurs personnes écrivent, Les vingt mille francs que cette maison m'a coûtés; Les efforts que ce travail m'a coûtés, la peine qu'il m'a coûtée. » On regrette de ne pas trouver ici un seul exemple du participe au pluriel ou au féminin , comme , La gloire immortelle que lui ont VALUE ses exploits; les honneurs que mon habit m'a valus. Bien des lecteurs auraient beaucoup mieux compris par là qu'on doit faire accorder le participe avec le régime direct qui précède, qu'en lisant simplement « il est actif ». — Nous ne comprenons pas bien pourquoi valoir est neutre dans ces phrases : Cette étoffe valait dix francs l'aune: cet homme vaut son pesant d'or; cette affaire ne vaut pas la PEINE d'y penser, la peine qu'on y, pense, etc.
VALUE, S. f. 11 ne s'emploie que dans cette locution. Plus value, La somme que vaut une chose au delà de ce qu'on Ta prisée ou achetée. // faut payer encore tant pour la plus value. — A l'article Plus on trouve la plus-value avec un tiret; et cette orthographe nous paraît bien préférable, en ce qu'elle est conforme à celle de non^aleur, nonsens,, trop-plein, etc. D'ailleurs c'est ainsi que ce mot est écrit à son rang alphabétique ; Plds-value , s. f.
VAMPIRE, s. m... est aussi le nom que les naturalistes donnent à une très-grosse chauve-souris. •— Il aurait été utile de rappeler ici le synonyme slryge, qu'on trouve à la lettre 8.
VANDALE, s. m. Nom d'un ancien peuple de la Germanie : on l'applique figurément à Ceux qui détruisent les monuments des arts , qui voudraient ramener les temps de barbarie. C'est un Vandale, un grand Vandale. — Dans cette acception figurée. Vandale est considéré comme synonyme de barbare, presque de brigand, et nous ne voyons pas trop l'utilité du V majuscule. Voy. Mentor.
VANTAIL, s. m. Battant d'une porte, d'une fenêtre qui s'ouvre des deux côtés. Les vantaux 'd'une porte, d'une fenêtre.
Ce mot ne vient-il pas de vent, comme ventait, « terme de Blason, Partie inférieure de l'ouverture d'un casque, d'un heaume, » et ne devrait-il pas s'écrire de même? C'est là du moins l'avis de Roquefort, et le nôtre, s'il nous est permis d'en avoir un. Les auteurs du Complément de l'Académie ne paraissent pas penser de même; on serait même tenté de croire qu'ils veulent Va dans la première syllabe pour les deux acceptions, car si d'un côté ils disent « Ventail, s. m. (blason), voy. au Dict. Ce mot fait au pi. ventaux », d'un autre côté ils mettent « Vantail, s. m. (anc. T. milit.) La partie mobile du casque; qui était percée afin de laisser la respiration libre. » Or, sauf le terme de Blason employé par l'Académie, cette définition nous paraît être la même que la sienne, ou du moins se rapporter au même objet. — Si cette orthographe était adoptée, elle amènerait bientôt évkntail et contrevint.
VENIR, V. n. Prov. Tout vient à point qui peut attendre. Dans les affaires de ce monde, on vient à bout de tout avec du temps et de la patience.— Nous pensons que dans ce proverbe.il y a une faute typographique, et qu'il faut lire, comme aux articles Attendre et Point : Tout vient à point À qui peut attendre.
A l'article Temps on trouve deux variantes :
Tout vient à temps pour qui peut attendre; mais ces consonnances À temps, ATTENrfre^ nous semblent peu agréables.
Outre ceux qui se hâtent trop et manquent leur but parce qu'ils ne PEUVENT pas attendre, il y a encore les impatients qui pourraient mais qui ne savent pas attendre. L'Académie aurait peut-être bien fait de mentionner ces deux catégories de gens en disant :
Tout vient à point à qui sait attendre, à qui peut attendre.
VER... Ver à soie, Espèce de chenille qui fait la soie. C'est la chenille d'un papillon que les entomologistes appellent Bombyx. — Le mot ver à soie est trop connu, trop répandu, trop usité, pour qu'on puisse songer à lui substituer l'expression chenille à soie ; mais il faudrait du moins y mettre deux tirets {ver-à-soie) pour en faire un seul mot et atténuer ainsi, en quelque sorte, l'impropriété du terme.
VER... Prov. et fig., Un ver se recoqvÂlle bien ou se recroqueville bien quand on marche dessus, 11 n'est point d'homme si faible et si chétifqui n'éprouve quelque ressentiment quand on l'offense. — Si l'on peut dire qu'wn ver se recroqueville, cette locution devrait se trouver à Recroqueviller (se), tandis que l'Académie définit ce verbe : « Il se dit de certaines choses, telles que le parchemin, le cuir, etc., qui se retirent et qui se replient lorsqu'elles sont exposées à l'action d'une chaleur trop vive. »
TEB6É, ÉE, adj. Il se dit d'une étoffe où se trouvent quelques fils d'une soie plus grossière que le reste, ou d'une teinture soit plus forte soit plus faible, — L'Académie a donné plus bas le mot vergeure, t. de papetier, mais ici elle a omis de parler du papier vergé.
VERCrETTES,s. f. pi. Époussette, brosse composée de soies de cochon, de sanglier... // faut donner deux ou trois coups de vergettes à cet habit, à ce chapeau. On dit aussi dans le même sens. Une vergette. — Nous avons déjà fait remarquer qu'autrefois on employait les mots au pluriel bien plus souvent qu'aujourd'hui (Voy. Relais). Vergette est dans ce cas, et nous croyons qu'en général on en fait un substantif singulier. Au reste, puisque l'Académie elle-même dit : « Vergeter, V. a. Nettoyer avec une vergette » , elle aurait pu mettre d'abord a Vergette , s. f. » ; puis elle aurait ajouté : On dit encore quelquefois des vergettes pour une vergette»
VERGLAS. -— On est Surpris que l'Académie ait supprimé verglacer, verglacé, ée, qu'elle admettait autrefois ; ce sont cependant des mots qu'il faudrait créer s'ils n'avaient existé déjà. // verglace est, à notre avis, aussi bon que la périphrase « il fait du verglas » , et le pavé esttout verglacé nous paraît bien préférable kd le poivÉ est couvert de YERglas ».
v^RiNE, s. f. T. de Marine. Lampe de verre à cul rond, etc. — Ce mot, qui paraît être un dérivé de verre, comme la verrine pu verrière qu'on met au devant des châsses, des reliquaires, etc., devrait s'écrire de même avec deux r; ce serait plus naturel que de l'assimiler k.vérine, nom de la meilleure espèce de tabac que l'on cultive en Amérique.
VERITABLEMENT, adv. Conformément à la vérité. Parlez-moi véritablement, — Il signifie aussi Réellement, de fait. Jésus-Christ est ressuscité véritablement. Je suis véritablement très-affligé de ce qtd vous arrive.— 1\ s'emploie aussi comme adverbe d'acquiescement, de consentement, et signifie A la vérité. Véritablement je vous dois cette
somme j mais vous m'ctvez donné du temps pour vous la payer. Véritablement il 7n'a dit cela, m^is à condition qtœje ne le dirais à personne.
Nous croyons qu'aujourd'hui le mot véritablement ne s'emploie plus guère que dans la seconde des acceptions que lui donne l'Académie. Dans la première, au lieu de Parlez-moi véritablement, on dit plutôt. Parlez-moi franchement. Dites-moi la vérité. — Quant à la dernière, on dit tout simplement, A la vérité, comme l'Académie le fait à l'article Vérité : « A la vérité noubs avons été battus, mais nous étions inférieurs en nombre. A la vérité je l'ai frappé, mais il m'avait offensé. A la vérité je vous ai dit cela, mais j'ai voulu vous dire que... » On dirait donc : A la vérité je vous dois cette somme... ; A LA VÉRITÉ il m'a dit cela...
VERMICELLE OU VERMICEL, — Ce mot vient de l'italien comme polichinelle et violoncelle {vermicelli, pulcinella, violoncello) , auxquels l'Académie ne donne pas de variante. Il faudrait donc mettre la variante à tous les trois , ou ne la mettre à aucun.
VERMOULER (SE)... Vermoulu, tiCy part.— Nous ne pouvons croire que vermouluj ue, soit le participe de se vermouler, pas plus que moulu, ue, n'est celui de mouler; tissu, ue, celui de tisser, etc. Il faut que ce soit ou un adjectif ou le participe du verbe inusité se vermoudre, comme écloppé, embesogné, ouvragé, intrus, issu, etc., sont les participes des verbes inusités éclopper, embesogner, ouvrager, intrure, issir, etc.
VÉROLE... Petite vérole. Maladie qui se manifeste par une éruption de boutons pustuleux, la plupart déprimés à leur centre, et qui laissent ordinairement de petits creux dans la peau après la guérison... Les médecins nomment plus ordinairement cette maladie Variole. — Nous croyons le tiret tout aussi nécessaire dans cette locution qu'à petitchou, petit-fils, grand-père, basse-cour, etc., et plus nécessaire qu'à petit-lait. Voy. Caduc.
VÊTIR 9 V. a, (Je vêts, lu vêts, il vêt; nous vêtons, vous vêtez, ils vêtent. Je vêtais. Je vêtis. J'ai vêtu. Je vêtirai. Vêts; vêtons, vêtez. Que je vête. Que je vêtisse. Vêtant.) — L'Académie dit ailleurs « Quelques-uns écrivent plurier et la plupart prononcent plurié »; — « Quelques prosateurs célèbres ont écrit, par euphonie, // tressaillit au présent du verbe tressaillir » , au lieu de il tressaille. Ici elle aurait pu dire également que Buflfon écrivait, Je vêtis, nous vêtissons; je vê tissais, etc.
VEUF, EUVE, adj. (F se prononce, même au pluriel.) — Nous ne comprenons pas bien pourquoi l'Académie ajoute « même au pluriel ». Serait-ce parce que Vf ne se prononce pas dans le pluriel des mots œuf et boeuf f Cette remarque aurait pu être faite également à l'article N^ur, EDVE, adj.
VICE -GÉRANT. Celui qui supplée le gérant en son absence, ou qui
le seconde lorsqu'il est présent. — Vice-gérent. Celui qui tient la place de Tofficial en son absence.
Il n'y a pas de motif plausible pour écrire tantôt vice-gérant, tantôt vice-gérent : dans l'un et l'autre cas, il s'agit d'un homme qui gère en l'absence d'un autre ou qui le seconde. On n'écrit pas vice-président et vice-présidant suivant la nature des assemblées à présider.
VICOMTE, s. f. — Ce mot ne devrait-il pas prendre le genre masculin comme comté? Bien qu'on diseencore/a Franche-Comté, on ne dit plus V ancienne comté d'Artois , de Champagne , de Toulouse ; et ceux qui disent aujourd'hui la comté de Neuchâtel (en Suisse) sont regardés comme faisant une faute grave.
YIORJNE, s. f. — Au mot Obier, on lit « L'obier est un viorne ». Si l'Académie avait donné au mot Viorne un exemple qui en fît connaître le genre, soit par l'article, soit par un adjectif, nous saurions si la faute est au mot Viorne ou dans l'exemple d'Obier; mais elle s'est bornée à dire : Un panier fait de viorne.
VISON -VISU. Locution adverbiale et familière, qui est une altéra- ' tion du latin Visum-visu. — L'Académie , qui a rétabli la terminaison latine dans factotum, factum,visorium, etc., aurait dû en faire autant pour visum-visu.
VIVIFIANT, ANTE, adv. — Lisez : adj.
VOL- AU- VENT, S. m. Espèce de pâtisserie chaude dans laquelle on met du poisson ou de la viande délicate , et dont les bords assez élevés sont de pâte feuilletée. Ce pâtissier est renommé pour ses vol-auvent. — On pourrait sans inconvénient supprimer les tirets dans ce mot comme on l'a 'fait dans justaucorps, pissenlit, les alentours, etc., ce qui permettrait de donner à ce mot la marque du pluriel : des volauvents; sinon, il faudrait écrire yohis,-aur-vent, orthographe plus rationnelle que voL-aur-vent.
VOLÉE, s. f... Avec ces phrases, Obtenir une grâce, une faveur tant de bond que de volée. Faire une chose tant de bond que de volée, on devrait trouver celle-ci, qui figure à l'article Bonnet, « Cette décision, cet arrêt a passé à volée de bonnet. Les avis ont été prompts et uniformes. » Mais peut-être serait-il mieux encore de supprimer les unes et les autres, car elles ne sont plus usitées.
VÔTRE. Adjectif possessif et relatif des deux genres. Il ne se dit que par rapport à une chose dont on a déjà parlé, et d'une manière elliptique, le substantif auquel il se rapporte étant sous-entendu. Quand vous aurez entendu nos raisons, nous écouterons les vôtres.
Ici déjà l'Académie nous donne à entendre que le vôtre est pronom, en disant qu'il s'emploie elliptiquement, le substantif étant sousentendu. — Au mot Leur , elle s'explique un peu plus clairement : « Leur, précédé de l'article Le, la, les, s'emploie pronominalement. Les gens sages conservent leurs amis, et les fous perdent les leurs. » Or chacun sait qu'un verbe neutre employé activement devient réel-
lem^çit actif, qu'un adjectif employé substMitivement devient réelieraent un substantif,^ Mais au mot Nôtre, l'Académie appelle la chose par son vrai nom : « N^tre , pronom possessif des deux genres, qui a un. sens analogue à noire, adjectif, et qui se dit par rapporta une chose dont on a déjà parlé. 11 est ordinairement précédé de l'article, et fait au pluriel Les nôtres. C'est votre avis, mais ce n'est pas le nôtre. Vos intérêts sont les nôtres. On supprime quelquefois l'article dans le langage familier. Nous pouvons compter sur lui, il est nôtre. Ces effets sont nôtres... » •— D'après cela nous pensons que le mien, le tien, le sien, le nôtre, le vôtre, le leur, sont tous des pronoms possessifs, bien que l'Académie dise que le mien, le tien, le sien, sont des adjectifs.
VOULOIR... L'impératif veuo), voulons, voulez , n'est usité que dans certaines occasions très-rares où l'on s'engage à s'armer d'une ferme volonté... — Vouloir s'emploie souvent par civilité à la seconde personne plurielle de l'impératif, qui fait alors veuillez, et qui signifie , Ayez la bonté, la complaisance de. Veuillez permettre qus je ms retire. Veuillez me faire le plaisir de... Veuillez n'en rien dire à personne.
Sans doute le tutoiement n'exige pas des formes aussi polies ; cependant il est des cas où l'on est appelé à employer le verbe vouloir au singulier de l'impératif, avec des parents ou même avec un ami, et nous croyons qu'il doit être permis de dire veuille : Veuille me dire au plus tôt ce que tu penses de tout cela, ce que je dois faire, etc.; et peut-être aussi : Ne m'en veuille pas trop d'avoir agi sans te consulter; car au pluriel on dirait : Ne m'en veuillez, et non ne m'en VOULEZ pas d'avoir devancé vos ordres.
VRAI, AIE, adj. Véritable, qui est conforme à la vérité... Dites-fiovs des choses vraies, si vous voulez qu'ojs vous eroie. — Ces pronoms fuyus et on, pour représenter les mêmes personnes, choquent un peu dans une phrase si courte et pour laquelle il y avait d'autres manières de s'exprimer. La plus simple est de supprimer nous : Dites des choses vraies, si vous voulez qu'on vous croie. Voy. Suffragant.
VUE, S. f.,. Avoir la vus bonne, perçante, subtile,.. Vue courte. Vue basse. Vue trouble. Vus égarée, *
L'expression avoir la vue longus ne serait-elle pas française, qu'on ne la trouve ni ici ni à Long? Jusqu'ici nous l'avons estimée trèsbonne, et nous pensions qu'elle pouvait s'employer au figuré comme dans le sens propre, aussi bien que avoir la vue courte, qu'on trouve à Court, mais que l'Académie a oublié de répéter ici au figuré. Quant à l'expression vue basse, qui est ici et à Bas, nous en verrions avec plaisir la suppression. (Voy. Bas, basse, adj.) — Les expressions avoir les YEUX égarés, I'aik égaré, qu'on trouve à l'article Égarer, nous semblent .préférables à la vue égarée, car le trouble de l'esprit, de la raison, se manifeste dans les organes de la vue, dans l'habitude du corps, plutôt que dans la vue même.
Maintenant voici quelques phrases dans lesquelles aujourd'hui on
remplace généralement le mot vue par oeil, yeux, regards. « Baisser la VUE. Détourner la vue. Le soleil me donne dans la vue. Cette fille lui a donné dans la vue. Cette charge lui a donné dans la vue. Avoir la vue sur quelqu^un. » En effet on lit
(à Baisser) Elle rougit et baissa les yeux.
Id, Confondu par mes reproches, il ne sut que répondre et baissa
les ÏEDX.
Id, Je lui ferai baisser les yeux.
(à Donner) Le soleil lui donne dans les yeux.
Id, Avouez que cette jeune personne vous a donné dans Voau (à Donner, QEil) Depuis que la fortune de son voisin lui a donné dans
les yeux , il brûle de s'enrichir.
(à CEil) fai peine à voir, le soleil me donne dans les yeux. Id. fat le jour, le soleU^ dans les yeux.
Id, Cette femme lui a donné dans Vckil.
Id, Ayez les yeux sur les ou/oriers, (à OËiL, Sur) Avoir Vcêil sur quelqu'un.
{à Détourner) Détourner la vue, les yeux de dessus qtMlque objet.
Id, Détourner ses regards.
(à CEil) Détourner {es yeux de dessus quelque objet. (à Regard) Détourner ses regards de quelque objet. (à Diriger) Diriger ses regards sur un objet, vers un objet. (à Attacher) Attacher ses yeux, ses regards, stJir quelqu'un... (à Tourner) Tourner les yeux. Tourner les regards. (à Attirer) Attirer les yeux, les regards de tout le monde sur soi.
X.., tantôt a le son de CS joints ensemble, comme dviïis xiphoîde, extrême; tantôt* de GZ, aussi joints ensemble*, comme ôâns Xercès, exercice j Xavier...
Dans les précédentes éditions, l'Académie donnait pour exemples de la prononciation es les mots Xantippe et Xerxès. Aujourd'hui le premier X de Xerxès doit être prononcé comme gz; le fécond s'est transformé en c (Xercès). Quant à Xantippe ou plutôt Xanthippe, elle Ta remplacé par Xavier, dont l'initiale doit également être prononcée comme gz. Mais Vx a-t-il le son de gz dans tous les noms propres, Xanthe, Xanthippe, Xénocrate, Xénophon, Ximenès, etc. 7 C'est ce que l'Académie nous laisse à deviner. — Nous ne sommes pas mieux édifiés pour les noms communs, car si elle nous apprend que xiphoïdb doit être prononcé csiphoïde, elle ne dit rien aux mots xénélasie, xérasiCj xérophagie, xérophthalmie, xiphias, xylophage et xyste.
1. Peut-être serait-il mieux de dire : « X... a tantôt le son de CS, tantôt celui de GZ. »
2. Ne devrait-on pas supprimer ces mots « joints ensemble, aussi joints Aisemble »? Ils avaient leur utilité lorsque l'Académie disait : « X a tantôt le son du C bt db l'S joints ensemble, ... tantôt celui du G et du Z aussi joints ensemble » ; aujourd'hui qu'elle dit simplement : « le son de CS , celui de GZ » , ^es mots « joints ensemble » nous paraissent complètement superflus.
Y... Caractère double, Il vaut deux I accouplés, dont le premier PAIT PARTIE d'une syllabe (sic), et le second en commence une autre, comme dans Citoyen^ employer j royal, appuyer j pays, etc., qui se prononcent comme s'il y avait Cîïot-icn, emploi-ier, roiriaX, appui-ter, pai-is, etc. C'est mal à propos que quelques auteurs ou imprimeurs écrivent Citoïen, moïen, etc., avec un ï tréma.
Cette dernière observation, qui aurait été essentielle il y a 170 ans, lorsque Richelet publiait son Dictionnaire où il employait l'ï au lieu de Vy, et que l'Académie elle-même écrivait païs ou pays; cette observation, disons -nous, avait encore son utilité il y a un siècle, lorsque parut la quatrième édition du Dictionnaire de l'Académie; mais aujourd'hui elle nous paraît superflue, car personne n'écrit, et surtout n'imprime plus Citoïen, moïen, voïelle^ ,etc.
Y... signifie aussi, A cela, à cette personne-là. Quant à la raison que vous m'alléguez, je m'y rends. J'y répondrai dans la suite. C'est un homme équivoque, ne vous y fiez pas. Fiez-vous-y. Nous avons trouvé dans le Dictionnaire les phrases suivantes : (à ApprIt) Ce cuir ne vaut rien, on y a donné un numoais apprêt, (à Parole) Cest un homme qui abuse de la parole de Dieu, en y donnant
des explications forcées.
(à Cabtophyllée) Il se dit des fleurs de l'œillet, et de toutes celles qui t ressemblent par leur structure.
Si ces phrases sont correctes, nous aurions dû trouver ici des exemples analogues; mais comme il n'y en a pas, nous pensons qu'à Vy il faut substituer, dans les deux premières le pronom lui (on lui a donné, en lui donnant), et leur dans la troisième (celles qui leur ressemblent par LA structure); en efiet, à l'article Attacher nous lisons: « Attacher u/n sens, une signification à un mot, à un terme, etc., LUI (et non Y) donner un certain sens, une certaine signification, l'entendre d'une certaine manière. »
Dans la seconde phrase peut-être serait-il mieux de remplacer y par en : « en en donnant des explications forcées ». Voy. Lui. En voici une où la question nous paraît plus difficile à résoudre : (à Mauvais) Mauvais, avec la négative,... signifie souvent, Assez bon, ou môme Fort bon , selon le ton qu'on y donne.
Pour lever la difficulté, nous aurions dit : le ton qu'on y met. TÈBLE, s. m. Plante. — Voy. Hièble, s. f.
1. Il paratt que la prononciation de l'î s'est un peu modifiée depuis 1694. Ainsi que nous venons de le- dire, Richelet n'employait que très -rarement Vy, auquel il substituait l'ï, et l'Académie elle-même écrivait « Païs ou Pays ». En outre, elle disait à l'article Y : « Quand il est entre deux voyelles, il semble qu'il tienne à l'une et à l'autre comme en ces mots, Citoyen, employer^ royal, rayon, essayer, appuyer, etc., qui se prononcent à peu près comme s'il y avoit Citcien, emplcHer, etc. »
ZÈLE, S. m. Affection vive, ardente pour le maintien ou le succès de quelque chose, pour les intérêts de quelqu'un. Il se dit, particulièrement, en matière de religion. Zèle pour la gloire de Dieu, pour la foi, POUR les choses saintes. Le zèle du salut des âmes. Le zèle de la religion. Le zèle des autels. Le zèle de la maison de Dieu. Le zèk DU bien public. Zèle pour la patrie, pour le bien public. Avoir beaucoup de zèle pour son prince, pour le service de son prince. Témoigner du zèle POUR l'honneur de sa compagnie, pour le service, podr les intérêts de ses amis.
Puisqu'on emploie pour dans ces phrases. Le zèle pour la gloire de Dieu, POUR la foi, pour les choses saintes, pourquoi ne le ferait-on pas également dans celles-ci, Le zèle pour le salut des âmss, pour la religion, pour les autels f II est probable que si saint Jérôme avait dit, Zelus domui (au lieu de domûs) tiue me comedit, on aurait traduit, le zèle POUR ta maison me dévore, et non , le zèle de ta maison, et par suite on aurait dit, le zèle pour la maison de Dieu. — Dans la première édition il y avait. Le zèle de la patrie, le zèle pour la patrie; le premier exemple a été supprimé comme présentant une amphibologie ; on a mis à la place, le zèle du bien public, et pour pendant le zèle POUR le bien public. — A l'article Animer on Ht, Le zèle m Dieu anime cet homme ;ma,is nous pensons que cette phrase demande la même rectification que le zèle de la patrie : on ne doit pas pouvoir dire le zèle de Dieu, le zèle du prochain, bien que l'usage autorise, l'amour de Dieu, l'amour du prochain.
ZÉPHIRE, s. m. Nom que les anciens donnaient au vent d'occident Le souffle du Zéphire. — Il se dit aussi Du vent d'occident personnifié, et qualifié de dieu par la Fable. Dans ce sens, il ne prend jamais Tarticle. Les amours de Flore et de Zéphire.— zéphyr^ s. m. On appelle ainsi Toute sorte de vents doux et agréables. Les douce zéphyrs. Un agréable zéphyr. Un zéphyr rafraîchissant.
Les diverses manières d'écrire ce mot suivant qu'on l'envisage comme nom propre ou comme nom commun , Zéphire, le Zéphire, un zéphyr, multiplient inutilement les difficultés; et puisqu'il prend Vupsilonew grec, Vy en latin {Zéphuros, Zephyncs)^ peut-être serait-il convenable de maintenir cette même orthographe en fhmçais, de mettre toujours Ve final , et de n'établir entre ceè mots d'autre différence que celle de la majuscule dans le nom propre : Zéphyre, le zéphyre, un zéphyre.
ZOOLÂTRIE, s. f. Adoration des animaux. — V adoration des animaux suppose des adorateurs, et conséquemment des zoolâtres. Voy. ïgonolItre. — • Quant à l'a circonflexe, voy. Idolâtrie.