Dans échec», jeu , on ne fait pas sentir le c { échè
pronostic, repic, ric-àr-ric, syndic, tic, trafic, zinc, — bloc, escroc, manioc, nos toc, ploc, roc, siroc (ou siroco), soc, troc, ajonc, donc, jonc, ^aqueduc, bonduc, caduc, déjuc, duc (oiseau), stuc, suc, buse, musc, etc.
A l'article C, TAcadémie se borne à dire : « Lorsque C doit se faire entendre devant une consonne ou à la fin d'un mot , on le prononce comme K : Accès (akcès), Cneïus (Knéius), crédit (krédit), trictrac (triktrak), sec (sek), bloc (blok), du blanc au noir (du blank au noir), etc. »
Il nous semble que pour le c final elle aurait dû présenter quelques données générales, et dire que le c final précédé d'une voyelle se prononce presque toujours; et, après avoir donné au moins un exemple du c précédé de chacune des voyelles, elle aurait fait connaître les exceptions : cotignac, estomac, arsenic, accroc et raccroc, escroc, etc. — Ensuite elle aurait parlé du c précédé d'une consonne : talc, arc, parc, zinc, buse, etc., où il se prononce également (excepté dans arc'boutant, arc-dovhleau, que nous ferions rentrer dans la règle), puis des exceptions blanc, flanc, franc, marc, ajonc, donc, jonc, etc., pour lesquels il aurait été bien de donner des exemples.
On prononce le d dans éphod, sud; — on ne le prononce pas dans muid, nid, nœud; — L'Académie se tait sur les mots cid, crid (poignard), talmud.—VouT ceux où le d final est précédé d'une consonne, elle n'a indiqué la prononciation qu'à Gond, où elle dit « Le D ne se prononce pas. »
A l'article D on lit : « D, à la fin d'un mot, et devant un autre qui commence par une voyelle, se prononce souvent comme un T. Cest un grand ignorant. Un grand homme. Un grand empire. » — On prononce de même le d final dans un profond ennui, un second examen, et dans tous les adjectifs qui se trouvent devant un substantif commençant par une voyelle. Mais dans les substantifs suivis d'un adjectif commençant par une voyelle, en est-il de même? Doit-on faire sentir le d dans placard injurieux, blond ardent, abord agréable, marchand épicier?
La lettre f se fait sentir dans chef, chef- lieu, n£f, neuf, veuf, serf; on la fait sentir au singulier seulement dans bœuf, œuf, nerf; et, même au singulier, on ne la prononce pas dans le bœuf gras, non plus que celle de nerf dans nerf de bœuf; — dans éteuf on ne la fait sentir que dans les vers, lorsque le mot suivant commence par une voyelle; — on ne la prononce pas dans clef (clé), cerf-volant, chefrf^œwvre.— La prononciation manque à bref, brief, fief, grief, mèche f.
relief, cerf, etc., ainsi qu'aux mots terminés par if, of, ouf, uf; mais à l'article F l'Académie dit : « Quand cette lettre est à la fin d'un mot, elle se prononce presque toujours, même devant une consonne. Une soif brûlante. Une soif ardente. Il fut piqtië jusqu'au vif de ce refus. Pièce de boeuf tremblante. Il est veuf de sa troisième femme. »
Le g se fait sentir dans whig, joug, pouding; — bourg se prononce bourk; bourgmestre se prononce bourguemestre, ~ On ne le fait pas sentir dans coing j hareng, schelling, oing (vieux), sangsue, doigt, legs. — La prononciation n'est pas indiquée aux mots zigzag, étang, rang, sang, orang-outang, parpaing, seing, sterling, poing, brandebourg, faubourg. — A l'article G, l'Académie dit, il est vrai « G final suivi d'un mot qui commence par une voyelle, se prononce ordinairement, comme un G dur. Un sang aduste. Un long hiver, —k la fin de CERTAINS MOTS tels quo Seing, étang, il ne se prononce point, même devant une voyelle » ; mais cela ne nous semble pas suffisant.
VI finale est nulle, c'est-à-dire ne se prononce pas, ds^ns baril, chenil, coutil^ fournil, fraisil, fusil, nombril, outil, persil, sourcil, soûl, cul; — dans gril, elle ne se prononce pas dans le langage familier,* et quand on la prononce on doit la mouiller; elle est également nulle dans fils.— On la prononce sans la mouiller dans exil, fil, profil, accul, recul, et dans les adjectifs terminés par il : bissextil, civil et incivil, mil (adj. numéral), puéril, subtil, vil, viril, volatil ^ etc. — On la mouille dans avril, babil, cil, fenil, mil (millet) , péril, et dans gentilhomme, gentilhommerie, gentillâtre, gentillesse, composés ou dérivés de gentil, où elle est nulle. — L'Académie ne nous dit pas si l'on doit ou non la prononcer dans béryl, brésil, gentil, païen , et gentil, adjectif, grémil, grésil, pénil, pistil, sil, et dans le mot bill, emprunté de l'anglais.
L'^ est toujours mouillée dans les terminaisons ail, eil, ueil, euil, ouil, comme travail, réveil, cercueil, cerfeuil, œil, fenouil.