‹ Errata du Dictionnaire de l'Académie françaiseChapitre 43 sur 55 · L MOUILLÉE · texte numérisé non relu

L MOUILLÉE

Sur 80 mots environ terminés par ille, il n'y en a que 21, croyonsnous, où l'Académie ait indiqué la prononciation; ce sont les mots bille, bisbille, cédille, croustille, drille, mandille, mercantille, morille, ormille, pacotille, quille, vanille, où les II doivent être mouillées ; — codicille, gille, mille, papille, pupille, sibylle, oùon les fait sentir sans les mouiller ; — fibrille, sille, tranquille, qu'on doit prononcer comme s'il n'y avait qu'une l.

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A l'article L, F Académie dit que cette lettre se prononce mouillée « dans quelques mots où elle n'est précédée que d'un i^ comme dans ceux-ci, Fille ^ quille, briller, et dans plusieurs autres qui seront indiqués en leur lieu. » D'après cela, il semblerait qu'on doit s'en tenir strictement à la prononciation qu'elle a indiquée, et que là où elle n'a rien dit les II ne doivent pas être mouillées. Cependant, comme sur les trois mots ci-dessus il n'y en a qu'un (le mot quille) où elle ait indiqué la prononciation, il est permis de croire qu'elle a oublié de le faire à quelques autres. Il n'est pas probable qu'on doive prononcer de la même manière les II de ville et de cheville, de cantatiUe et de ccmnetille, de famille et de camomille ; celles de verticille et veHiciUé comme celles de bastille et bastille.

Dans intérim, Vm garde sa prononciation ordinaire ; dans les mots dam, quidam, elle prend le son de Vn (dan, kidan); — dans les mots terminés par um, cette finale se prononce orne; tels sont album, décorum, erratum, factotum, factum, géranium, laudanum, maximum, minimum, minium, muséum, pensum, post-scriptum, rhum. Te Deum, ultimatum, etc, etc. — Em médial se prononce èm dans bélemnite, décemvir, et ain dans semper virens, sempiternel,

L'Académie ne donne pas la prononciation des mots hemf, ibidem, idem, item, olim,zaïm, hom! ; celle de nom et de ses composés pf^- Tiom, renom, surnom, ni même celle de parfum et de thym. — Dans ceux où um final doit se prononcer orne, elle a omis la prononciation de basiiicum, judicatum (judicatum solvi), odéum et uranium.

Dans landamman, mxin se prononce mane; mais l'Académie ne nous dit pas comment il faut prononcer alderman, amman. — Dans abdomen, hymen, on fait sentir Vn; — dans amen, cérumen, dictamen, gluten, gramen, on la prononce ; — dans examen, la dernière syllabe se prononce comme celle de chemin, ou comme celle du mot amen, mais seulement au singulier ;— dans Éden, lien, en se prononce en, et dans solen, en; — dans béhen, ben, lichen, spécimen, semen-contra, en se prononce ène^; — spleen se prononce spline. — L'Académie n'indique pas la prononciation de cyclamen et de pollen.

La prononciation de en dans le corps des mots nous semble mériter d'être signalée. Dans agenda, appendice, pacta conventa, retentum, semper virens, sensorium, spencer, spina-ventosa, zend-avesta, en se

1. A toutes ces nuances de prononciatioii : « On fait sentir Vn; on prononce l'n; en se prononce én,èn,ène», opposées à ain, nous préférons de beaucoup la règle unique qui se trouve à l'article N : « Quelquefois elle (cette lettre) se prononce fortement, comme dans les mots Hymen, amen, abdomen^ Éden, etc. » — Qu£uit à lien, nous pensons que la finale doit se prononcer in ( li-in), comme dans chemin, et non eu comme daas abdomen.

prononce ain; mais dans mentor, pensum, pentacorde, pentagone, pen^ tamètre, penta/ndrie, penlapole, pentateuque, pentathle, il faut prononcer en. Cette différ^ce nous étonne; si pensum ne figurait pas parmi ces derniers» on pourrait supposer qu'elle tient à ce qu'ils viennent du grec, tandis que les premiers mots viennent presque tous du latin. Quoi qu'il en soit, cette prononciation ne saurait paraître plus bizarre que celle de l'initiale in ou im dans les mots indocile, iw^ 'jtLste, imbu, importer, etc., que TAcadémie, à l'article IN, nous dit de prononcer en (èn-docile, èn-juste, ènbu, ^nporter) avec le son nasal.

L'Académie ne nous dit pas comment doivent se prononcer la première syllabe de hendécagone et hendëcasyllabe, et la seconde de épenthèse, épenthétique, mémento; est-ce ain ou è%f

Elle nous apprend que le mot ennemi se prononce ëw^mt; — que dans ennéagone, ennéandrie, on fait sentir les deux n; — que enivrer, enorgueillir se prononcent wh-mfi>rer, (m^orgueiUir; — mais elle a oublié de nous dire que enharmonique, enherber, se prononcent aussi an-narmonique, an-^nerber.

Elle nous dit que dans la première syllabe de hennir et dans la eeconde de solermel et de leurs dérivés, hennissement, solennellement, solenwisation, solenniser, solennité, en se prononce comme un a bref {hamr, sokmel^, etc.); mais elle se tait au sujet de nenni, que, suivant plusieurs dictionnaires, il faut prononcer nani. — Elle nous dit encore que dans empenner « les lettres en se prononcent comme dans am£n » ; mais elle ne dit rien pour les mots désempenner, penne, pennage, pemwn, dans lesquels la prononciation doit sans doute être la même (empèn-ner, désempèn-ner, pèn-ne, pènniage, pèn-non),

En6n elle dit que la pénultième syllabe de chrétienté se prononce comme dans chrétien; mais elle oublie de faire connaître comment se prononce la finale de ce mot. Cette (Hnission est fâcheuse, car d's^rès l'Académie la prononciation de la finale ien semblerait n'être pas toujours la même. A l'article N elle dit : « Cette lettre, quand elle est à la fin d'une syllabe ou d'un mot, change quelquefois la prononciation • de la voyelle qui précède , et produit un son nasal , comme dans les mots Ban, bon, bien... » ; — puis à l'article Nasal : « Nos quatre nasales sont an, comme dans la première syllabe du mot Anchois ; en, dans la dernière syllabe de Bien , dans la dernière syllabe de Frein *, dans la première ûTAinsi, dans la première c^^Ingrat, etc. » — Mais à Lien la prononciation est figurée par li-èn, ce qui peut jeter le lecteur dans l'incertitude. Nous croyons que tout le monde prononce li-in, chréli-in; en conséquence il faut dire Chréti-inté, et non chréti-enneté.

1. Puisqu'il est qnestion de Ve prononcé a, nous parlerons des mots indemniser, indemnité, qae l'Académie dit de prononcer indamniser, indamnité. Il serait plus natarel de conserver dans ces deux mots la prononciation de l'e, comme dans indemne; elle est d'ailleurs trèsusitée, même parmi les personnes qui parlent bien.

2. n y a évidemment là une distraction. Bien n'a jamais compté que pour une syllabe , et f«tin D^n saurait fyàie d«ux.

P PRÉCÉDÉ d'une YOTELLE.

Le p précédé d'une voyelle se prononce dans cap, jalap, laps et relaps; — julep, biceps et triceps j concept et son dérivé conception; — croup, — On ne le fait pas sentir dans galop, sirop ; — il est encore nul dans sept et ses dérivés septième et septièmement, tandis qu'on le fait sonner dans les composés tels que septante, septembre, septentrion, septuagénaire, c^c. —L'Académie ne nous dit rien pour les mots drap, hanap, sparadrap; cep, salep, forceps, princeps, reps, seps, tumeps; coup, loup, cantaloup, group, etc,

P PRÉCÉDÉ d'une consonne.

A l'article P nous lisons : « U y a un grand nombre de mots où le p ne se prononce pas, comme Temps, romps, exempter, etc. fi — Sans doute l'Académie aurait eu beaucoup à faire d'indiquer que le p précédé d'une consonne est nul, à chacun des mots où on ne le fait pas sentir; mais, ainsi que nous le disons au commencement de ce chapitre, elle aurait dû au moins nous avertir toutes les fois qu'on doit le prononcer. Malheureusement elle ne présente rien de complet ni dans un sens ni dans l'autre. Elle nous apprend que cette consonne est nulle dans les mots exempt, exempter; temps; compte, comptable, comptabilité, compter, comptoir, décompte, etc, ; dompter, indomptable, etc.; prompt, promptitude, etc., et qu'au contraire il faut la prononcer dans contempteur, contemptible, exemption, symptomortique; — mais elle ne dit rien aux mots corps, escompte et escompter, mécompte et se mécompter, précompter, recompter, où le p est nul ; ni à coemption, rédempteur et rédemption; péremption, péremptoire, etc; assomplion, consomptif jet consomption; présomptif, présomption, présomptusua:, etc., où l'usage veut qu'on le prononce; ni à symptôme, sur lequel les avis sont partagés; etc. etc.

La lettre q ne termine que les mots coq et cinq. Dans le premier on prononce toujours le q, excepté dans coq d'Inde; on le fait sentir dans coq de bruyère ou coq des bois, dans coq des jardins, e^c— Quant au mot cinq, voyez I'Observation générale, p. SSU.

La finale r se fait sentir dans tous les mots terminés par ar, ir, or, ur : cauchemar, avenir, castor, azur, etc. — Il en est à peu près de même pour la terminaison en eur : ardeur, brodeur, coiffeur, dovrleur, prieur, etc. 11 n'y a qu'une seule exception, monsieur, où l'rest nulle pour la prononciation. — La terminaison er se prononce comme

un é, 1<» dans tous les verbes, ex. : absorber, avancer, aboucher, aborder, etc; 2<» dans les substantifs, au nombre de 500 et plus; ex. : plancher, berger, armurier, pompier, etc. Les exceptions se composent de a^ster, Auster, belvéder (qu'on écrit plutôt belvédère)^ ber, calender, cancer, cathéter, coroner, cuiller (qu'on écrit aussi cuillère)^ enfer, éther, fer et mâchefer, frater, gaster, hiver, Jupiter, liber, Lucifer, magister, mer et outremer, messer, partner, pater, spencer, sphincter, stathouder, trochanter, ver, vétyver, mots qui pour la plupart appartiennent aux langues étrangères; 3° dans les adjectifs; ex. : étranger, léger, gaucher, altier, grossier, etc. Trois exceptions : amer, cher et fier, — Les adverbes ne donnent que hier et avant-hier ^, où Vr se prononce. — On fait également sonner Vr dans la plupart des mots terminés en ers : pers, adj., tiers, vers et envers, prépos. et subst., revers, traders, univers, convers, dévers, divers, pervers, etc. Exceptions : volontiers et quelques noms propres , Angers, Damvilliers, Louviers, Noirmoutiers, Thiviers et Pithiviers, etc., où ers se prononce comme é.

Quant aux mots cutter, quaker, kirsch-wasser, kreutzer, thaler, on les prononce cotre, couacre, kirche-wasre^, creutzre, thalre, sans appuyer sur Ve final.

Comme le nombre des mots terminés par s est assez considérable, nous n'indiquerons que ceux sur lesquels on peut avoir quelque doute. L'Académie dit de prononcer Vs dans alcarazas, ambesas, as, asclépias, atlas, lépas, P allas, pancréas, stras, vasistas, vindas, xiphias. Mars, laps et relaps; — Agnès, aloès, aspergés, cor tes, florès, honores (ad), kermès, biceps et triceps; — Adonis, amaryllis, bis, adv., cassis, gratis, ibis, iris, lapis, lis, métis, oasis, orchis, vis, tournevis, etc., et dans bris et locatis, ce dont bien des personnes ne se seraient pas doutées; — albatros, albinos, pathos, rhinocéros, tétornos, etc.; — agnûs, a?igéliis. Argus, blocus^ calus, Crésus, hiatus, olibrius, phébus, rébus, typhus, Vénus, virus; — obus se prononce obuze. — E ne faut pas la faire sentir dans damas, patatras, bis, adj., campes, pouls, antechrist.

Elle ne nous dit pas s'il faut prononcer Vs dans allercas, ananas, choucas, glas, haras, hypocras, lampas, madras, sirsacas, upas, lacs, etc.; — alkermès, Cérès, cyprès, prof es, legs, forceps, reps, seps, tumeps, mets et entremets, rets, — anagallis, avis, cauris ou coris, macis, propolis, salmigondis, tapis, tournis, puis, adv., et surtout

1. L'Académie a négligé de donner la prononciation des mots cher, fer et mâchefer, hier et ajprU-hier, hiver, lucifer, mer et outremer, partner, ver, vétyver, etc.

2. L'Académie dit bien que cutter et quaker se prononcent cotre et couacre, mais elle ne dit rien pour kirsch-wasser et kreutzer. Au mot tlialer, elle dit qu'on fait sentir Vr, mais elle ne nous apprend pas si l'on doit la faire sentir comme dans frater ou comme dans cviter.

dans débris, compo9é de bris;^ mérinos j aurochs; — abus, committimus, jus et verjus, refus, plus et surplus, sus et en sus, talus, etc.

S MéDIAIiE.

Au milieu des mots, Vs se proQOBce de deux manières différentes : l"" Précédée ou suivie d'une consonne, elle se prononce fortement, comme dans absolu, riposter. — Les exceptions sont : asbeste, asthme et asthmatique, balsamine, balsamique, balsamite, transiger, transaction, transit, transitif et intransUif, transition, transitoire, qu'on doit prononeer azbeste, azme, azmatiquê,balzamine, etc., tranziçer, tranzaccion, Iranzite, etc.

2* Placée entre deux voyelles, elle prend le son du z : oiseau, ba- «an^.— Cette règle a pour exceptions les mots composés ou juxtaposés où Vs initiale du mot simple se trouve' entre deux voyelles ; ainsi, bien que Vs de signe, de solution, prenne le son du t dans désigner, résigner, résolution, etc., et que celle de philosophie ne se prononce pas comme celle de Sophie, cependant 1'^ initiale de septique^ social, syphilis, sécante, seigneur, sinus, syllabe, silex, synode, séance, supposer, secteur, section, sexuel, semblable, etc, conserve le son qui lui est propre (celui du c devant e, i, et du ç devant a, o, u) dans antiseptique, antisocial, antisyphilitique, cosécante, coseigneur, cosinus, décasyllabe et hendécasyllabe, imparisyllabique, polysyllabe, pétrosilex, polysynodie, préséance, présupposer, prosecteur, trisection, unisexuel, vraisemblance, vraisemblable, etc, (On écrit avec deux s dissyllabe et trissyllabe.) — II. en est de même pour asymptote, désuétude, girasol, parasol, tournesol, parasélène, etc., qui n'ont pas le mot simple, et sans doute aussi pour les mots composés hydrosulfate, hydrosulfure, hydrosulfurique, monosyllabe, monosyllabique, parisyllabiqtie, périsystole, protosyncèle, soubresaut, quoique l'Académie ne dise pas comment ils doivent être prononcés. — L'Académie aurait pu sans grand inconvénient, ce semble, ajouter à tous ces mots havre-sac et entre-sol, qu'elle aurait écrits havresac, entresol; elle n'y met probablement le tiret que pour conserver à Vs le son de Vs forte.

L'Académie nous dit bien que le t se fait sentir dans bat (entre œil et bat}^ fat, magnificat, mat (terme de jeu d'écbecs), mat, adj., opiat, pal, toast (qu'on prononce toste)^ veniat, tact et contact, exact, e; intact, e;maU, rapt, part, s. m. -^ ab hoc et ab hâc, et caetera, fret, licet, tacet, intellect, lest, zest, — accessit, aconit, bardit, coït, déficit, introït, obit, prétérit, transit. Christ, whist, zénith, — dot, — knout, rout, — azimut, brut, e; chut!, lut, occiput, rut, ut, induit, luth; — et qu'on ne le prononce pas dans bât, et, conjonction (sauf les deux exceptions ci-dessus), amict (prononcez ami)^ bahut.

Mais elle ne nous dit rien pour abigéat, ab intestat, agnat, aiguillai.

alternat, exeat, mal, — anspect, aspect, respect; al^ject, e; circonspect, e; correct, e; direct, e; infect, e; suspect, e; net, te; est et ouest; transfert, heurt, — prurit, subit, e; district; instinct, distinct, e; succinct, «; — compui, abrupt, e; bismuth, etc. De tous ces mots, il n'y a que net, correct, subit, dont la prononciation soit indiquée à l'art. T; on doit y ifaire sentir le ^.— Au mot Concept, l'Académie dît seulement qu'on prononce le p, et à Antechiiist, que Ys ne se prononce pas; mais le ê, doit-on le faire sentir?

T MÉDIAL.

A l'article T, T Académie dît : « Au milieu des mots, T suivi d'un i et d'une autre voyelle se prononce fort souvent comme C dans Ce : Patience, partial, ambition, captieux, etc. (prononcea : Pacience, parcial, ambicion, capcieux, etc.) Les grammairiens ont déterminé par des règles nombreuses les cas où le T prend cette valeur accidentelle, et ceux où il garde sa valeur propre; mais de telles règles souffrent des exceptions qui ajoutent à l'inconvénient de leur multiplicité : il est plus facile et plus sûr d'apprendre ces distinctions par l'usage. » — On avait lieu de croire que l'Académie, pour faciliter cette étude par l'usage, ferait connaître la prononciation à chacun des mots où se présente cette irrégularité ; mais elle ne l'a indiquée qu'à trentesix mots. Elle a négligé de le faire pour ari^ocratie, autocratie, bureaucratie, confidentiaire, confidentiel et son adverbe, consubstantiel et ses dérivés, démocratie, différentiel, différentier, diplomatie, épizootie, essentiel et son adv., gentiane, gratiole, gynécocratie, impartial et ses dérivés, insatiable et ses dérivés, lithotritie, martial, ohédientiel, ochlocratie, opuntia, patience et ses àMyè^^ pénitentiaire, pénitentiel et pénitentiaux, pestilentiel, potentiel, primatial, qtu)tient, sapientiaux, satiété, scotie, sotie, stratocratie, substantiel et son adv., suprématie, théocratie, tortionnaire, transsubstanHer, tribunitien, tutie, etc., puis les substantifs terminés par tion, au nombre de treize cents environ. (Voy.,p. 238, l'article Proportion.) Parmi ces derniers, il en est même où l'Académie a indiqué la prononciation de manière à induire en erreur; tels sont équation, initiation, liqvation, propitiation, transaction^ où elle la figure tion, au lieu de mettre cioti : écoualion, iniciation, licouation, propiciation, tranzaction.

Dans amitié, inimitié, moitié, pitié, le t conserve sa valeur naturelle.

Dans les substantifs qui se terminent par tion, cette finale se prononce toujours cion, excepté cependant lorsque le t est précédé d'une s ou d'un x : bastion, gestion, congestion, digestion et indigestion, suggestion, question, ustion, adustion, combustion, mixtion et immisotion; dans ces mots-là le t conserve sa valeur propre.

Quant aux verbes, il va sans dire que dans la finale lions de l'imparfait de l'indicatif et du présent du subjonctif, le t conserve sa valeur propre comme aux autres personnes, ce qui présente un contraste

le substantif.

Voici la liste des verbes qui sont dans ce cas

i adoptions

les adoptions

Dans les mots solvants, le verbe et

désertions

» désertions -

le substantif n*ont pas le même sens.

éditions

» éditions

nous

\ acceptions les acceptions

exceptions

» exceptions

affections » affections

exécutions

» exécutions

attentions » attentions

exemptions

» exemptions

contentions » contentions

infections

» infections

contractions » contractions

injections

» injections

dations » dations

inspections

» inspections

dictions >» dictions

interceptions

» interceptions

intentions » intentions

inventions

» inventions

mentions » mentions

objections

» objections

notions » notions

options

» options

portions » portions

persécutions

» persécutions

rations » rations

réfractions

» réfractions

relations n relations

sécrétions

» sécrétions

rétractions » rétractions

Vx se prononce dans larix; il se prononce comme s dans coccyx; il se prononce fortement dans index; — dans les mots dix^ six, \\ est muet devant une consonne, excepté dans dix-sept, dix-huit, dix-neuf; — il se prononce comme z devant une voyelle, etc. ; — il ne se prononce pas dans crucifix et afflua. — L'Académie n'indique pas la prononciation de borax, storax ou styrax; thorax, faix, paix, chaux, faux, tatix ; — murex, silex ; — hélix, phénix, préfix, prix, tamarix, larynx, lynx, pharynx, sphinx ; ^ choix, croix, noix, poix, voix, — courroux, épouj), houx, saindoux j toux, doux, jaloux, roux; — flux, reflux^.

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