OBSERVATION GÉNÉRALE
L'usage veiit que la consonne finale des mots dev>x, trois, vingt, ne se laisse entendre que devant une voyelle ou une A muette : denr-zarbres, troi-z-hommes^ le vm^-f-avril. Dans tous les autres cas, ces consonnes restent nulles \ deu francs, troi homards, le vin janvier; nous n'étions que vin^. — Quant aux mots cinq, siXj sept, huit, neuf, dix, on fait sentir leur consonne finale dans les dates, et quand ils ne sont pas suivis d'un substantif ou d'un adjectif commençant par une consonne : ci/i-/:-enfants, s*-2r-hommes, wew-v-habits (et non, neu^f -habits); le sète, le huite janvier; nous étions neufe; tous les dice partirent ensemble. Partout ailleurs elle est nulle : cin francs, si centimes, se volumes, hui maisons, neu hameaux, di mille hommes.
1. Il est vrai qu'à l'article X l'Acadéiaie indique la prononciation de cette consonne, soit au milieu, soit à la fin des mots, et qu'elle donne quelques exemples; mais ce qu'elle dit est loin de répondre à toutes les questions.
2. Cependant l'on prononce n'nfc-deux , «l'nftf-trois, etc. , probablement à cause de l'ellipse de et sous-entendu : vingt et deux, vingt et trois, etc., comme on dit vingt et un. C'est la môme raison qui fait prononcer diissept, dtze-huit, dt2re-neuf.