‹ Errata du Dictionnaire de l'Académie françaiseChapitre 52 sur 55 · N APRÈS · texte numérisé non relu

N APRÈS

In initial a tantôt le sens privatif de non, comme dans inutile, innorvigable; tantôt celui de dans, comme dans les mots inondation, innover. La réduplication de Vn dépend donc de ce que le mot primitif commence par une voyelle ou par une consonne. Mais ce qui augmente la difficulté, c'est que le primitif n'est pas toujours usité en français; ainsi les mots inique, innocent, n^ ont pas le mot simple. Heureusement les mots qui commencent par inn ne sont pas nombreux , et nous pouvons en donner la liste : innavigable, inné, innocence, innocuité, innombrable, innomé, innominé, innover, et leurs dérivés. — Dans tous les autres, Vn reste simple : inabordable, inénarrable ,t inhabile , inique, inoculer, inonder, inutile, etc., et les dérivés.

Dans l'intérieur des mots, Vn ne se double pas ; cinnamome etpinnemarine, sont, croyons-nous, les seules exceptions. Dans tous les autres, il n'en faut qu'une : binage, binet, binocle; cinabre, cinéraire; finance,

1. Le son ène peut se rendre encore par aine, eine {centaine, chaîne, haleine, peine) , etc.; mais noos ne faisons pas ici un tableau d'homonymes.

finesse; Unéwre^ linon; minauder, minéralj ministre; rhinocéros; sitiapisme, sinécure, sinistre, synagogue, synonyme, etc. etc.

Dans les mots terminés par ine^ dérivés ou non d'autres mots terminés par in, on ne double pas Vn : badin, ine; câlin, ine; cousin, ine; orphelin, ine; — capucine, colline, cuisine, famine, farine, mou^sseline, térébenthine, vermine, etc. — Une exception : Corinne.

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