‹ Erreur n'est pas compte ou Les inconvénients d'une ressemblance [microforme]Chapitre 13 sur 15 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

BonNvaz, ELMIRE, GEORGES.

BoNvAL (après un moment de surprise) Ah! c'est vous, mon cher Edouard | GEORGES (à part) Bon ! il me prend encore pour môn frère.

ELMIRE (à part, fixant Georges)

Voyons, est-ce bien lui cette fois ?

BonvaL.

Je ne sais comment vous faire mes excuses.

GEORGES (à part) .

Et moi qui venais lui en faire des excuses!

BoNvaL.

Pourrez-vous jamais me pardonner un tel affront ?

GEORGES (à part)

Edouard m'a pourtant fait promettre de tout expliquer.—(haut.) —Permettez-moi de vous désabuser, monsieur Bonval ; vous avez été la victime d’une méprise, et je suis venu, sur la demande de mon frère,....…

BoNvaAL.

C’est un bien mauvais sujet que votre frère, et je vous avouerai franchement que mon premier mouvement a été de courir le dénoncer à la police...

GEORGES (à part)

Aï! Je crois qu’en cé cas, il vaut mieux continuer l'équivoque,.

BoNvAL.

Cependant, par considération pour vous et pour la mémoire de votre père, ........

GEORGE

Oh, monsieur Bonval, vous ne sauriez croire le service que vous me rendez...

BONVAL

C'est bien le moins que je puisse faire, après vous avoir si injustement traité.

GEORGES

Oh, ne songeons plus à cela, je vous en prie... C'était trop naturel que vous me prissiez pour lui. je veux dire que... vous le prissiez pour lui... non.........que.........que vous le prissiez pour moi.

ELMIRE (à part) Il a certains faux airs que je ne reconnais pas. BONVAL. (serrant lu main de Georges)

Merci, mille fois merci !...... Voilà ce qui s’appelle un cœur loyal et généreux... Oui, je reconnais en vous le véritable Edouard Durand, le digne fils de son père ! Et, pendant que je suis certain de tenir mon homme, j'en profite por conclure une petite affaire qui nous concerne tous. Donnemoi ta main, Elmire.

GEORGES. (à part) Qu'est-ce qu'il veut donc faire, à présent !

ELMIRE. (s’approchant avec défiunce) Mais, mon père.

BONVAL

Voyons ! Voyons ! Est-ce toi maintenant qui vas nous faire des embarras ?

ELMIRE (ù , :t)

Plus je le regarde, plus mes doutes se confirment, GEORGES (à part)

Ma position se complique extraordinairement,

Comment sortir de là!

BONVAL (les saisissant tous deux par la main)

Mes enfants, je connais d'avance vos sentiments et je ne veux pas retarder plus longtemps votre bonheur...….

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