‹ Erreur n'est pas compte, ou Les inconvénients d'une ressemblance; vaudeville en deux actesChapitre 16 sur 18 · BONVAL, EDOUARD, ELMIRE · texte numérisé non relu

BONVAL, EDOUARD, ELMIRE

EDOUARD (entrant et tendant la main à Bonval) Dès à présent, mon cher M. Bonval...

Monsieur Edouard !

bonval. (serrant la main oV Edouard)

Voyons, est-ce bien vous, cette fois, ou si c'est encore votre frère ?

EDOUARD

N'ayez aucune appréhension ; tel que vous me voyez, je suis bien et dûment moi-même.

ELMIRE

Oh oui, papa, je suis sure que c'est lui, et je ne crains plus la méprise.

EDOUARD

Du reste, vous n'y serez plus exposé, puisque mon malheureux frère part aujourd'hui même pour l'étranger, où il promet de refaire par un travail honnête sa réputation et sa fortune.

BONVAL

Et mon argent qu'il emporte !

EDOUARD

N'en soyez pas en peine, c'est moi qui vous le rembourserai.

BONVAL

Ah, je vous reconnais maintenant et je

vous accepte volontiers pour mon débiteur.

M 'accepterez- vous aussi comme votre gendre ?

BONVAL

De grand cœur, mon cher Durand, pourvu qu'Elmire n'y trouve pas d'objection.

ELMIRE

Vous savez, papa, comme je suis soumise.

ELMIRE (chanté).

Oui, de l'obéissance J'offre, quoiqu'on en pense, Un modèle parfait.

Toujours je suis soumise Quand on fait à ma guise Et qu'un ordre me plaît, (bis)

EDOUARD

Tout me parait un rêve!

Et lorsque je soulève Le voile du destin, L'avenir qui s'apprête Me fait tourner la tête Et j'y perds mon latin ! (bis)

BONVAL

C'est vraiment fort étrange

Comme cela s'arrange

Pour mon contentement !

Sur ce profond mystère.

Je vois le jour se faire

Tout juste au bon moment ! (bis)

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