Erreurs des médecins, ou système chrono-thermal
Le retentissement que la doctrine du D. 1 Dickson a eu en Angleterre , et la rapidité avec laquelle plusieurs éditions du livre qui la contient se sont écoulées, justifient suffisamment le désir que les praticiens français ont exprimé de voir cet ouvrage reproduit dans leur langue.
Pour conserver au style de fauteur tout ce qu’il a d’original et de piquant, il fallait s’imposer une traduction aussi littérale que possible ; et c’est ce que nous avons fait, sans nous préoccuper du plus ou moins d’élégance qu’aurait notre version.
Comme nous ne professons point la médecine, il ne peut nous appartenir d’exprimer une opinion rigoureuse sur le système chrono-thermal ; mais nous n’hésitons pas cependant à affirmer que l’ouvrage du D.r Dickson est non-seulement une œuvre que doivent consulter les hommes de l’art, mais encore un livre du plus grand intérêt pour les gens du monde. Il résume, en effet, une foule de principes préconisés par la philosophie, depuis les temps les plus reculés; il satisfait aux idées générales qu emet le bon-sens partout où il se fait
entendre; il explique beaucoup de pratiques populaires, trop dédaignées par des esprits vains et légers; il est riche, enfin, de faits et d'anecdotes dont la lecture est aussi instructive qu’amusante. La Revue cte W estminster a dit à ce sujet : — « Ce livre joint à battrait du roman tout ce qui peut intéresser l’homme studieux; et le lecteur qui n’y trouverait pas une utile instruction serait déjà, en vérité, un très grand savant! »
Nous devons faire connaître, en outre, que la doctrine du D.r Dickson s’appuie sur une expérience de plusieurs années, sur une clientelle extrêmement nombreuse , et sur l’approbation qui lui est accordée par des hommes qui jouissent d’une juste célébrité dans la science médicale.
L’auteur du système chrono-thermal a trouvé que beaucoup de praticiens manquaient de dignité, de conscience dans l’exercice de leur ministère, et il le signale avec une indignation si vive , qu’elle lui fait dédaigner fréquemment les formules et les périphrases qu’emploient d’autres écrivains pour ne point appeler les choses par leur nom, ou par celui qu’ils voudraient appliquer. Ici encore nous nous dispenserons de toute réflexion ; et comme le D.r Dickson est évidemment un rude jouteur, nous le laisserons seul, dans la lice, aux prises avec ses adversaires.