‹ Erreurs des médecins, ou système chrono-thermalChapitre 36 sur 74 · DE LA CONGESTION · texte numérisé non relu

DE LA CONGESTION

• Ce désordre , véritable épouvante des théoriciens en médecine, depuis vingt-cinq ans, loin d’être la cause invariable de l’épuisement soudain, n’en est au contraire que le résultat. Je rapporterai à ce sujet , l’une des expériences dans lesquelles le D.r Seeds saigna des chiens en état de santé, au point de les faire mourir. L’éditeur de la Gazette médicale me pardonnera si je lui emprunte quelques pages; mais comme on a dit quelquefois que j’avais le soin de choisir mes faits, je puis du moins répondre que la plupart ont été puisés dans les écrits de mes adversaires ! — « Toutes les plus grandes veines d’un petit chien ,

nous dit le B.r Seeds, furent ouvertes. D’abord il y eut accélération du pouls, suivi bientôt de ralentissement et de langueur. Les mouvements du cœur, quoique faibles, n’étaient jamais irréguliers , et long-temps avant la mort on ne pouvait ni les voir ni les sentir. Des Borborigmes qui duraient long-temps , se firent entendre de bonne heure ; la respiration , d’abord précipitée , devint bientôt lente et laborieuse, et enfin convulsive . Les pupilles furent fréquemment examinées. Elles devenaient de moins en moins obéissantes à l’influence de la lumière, et enfin elles cessèrent entièrement de se contracter, c’est-à-dire qu’elles se dilatèrent. De légères contractions spasmodiques eurent lieu : d’abord dans les muscles abdominaux et du fémur; puis la tête, le cou et les jambes de devant furent affectés à leur tour de violentes convulsions. Alors un profond sommeil s’empara de l’animal; il respirait lentement, avec difficulté, et peu de temps avant la mort, la respiration cessa par intervalles (tous les symptômes d’apoplexie). Quand la respiration devenait forte et précipitée , les pupilles reprenaient du ton et le sang circulait avec plus de force. Au bout d’une heure la scène se termina par la mort. Voyons maintenant à la

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