DE LA SYNCOPE
L’évanouissement ressemble beaucoup à la mort. Le cerveau cessant d’agir tout à coup, la personne devient pâle et sans pouls; le sang ayant ainsi quitté soudainement les artères et les vaisseaux extérieurs du corps, doit aller ailleurs. Si on n’avait jamais disséqué une personne morte d’évanouissement, on s’attendrait naturellement à ce
que le sang se trouvât dans les veines intérieures, et, en effet, on y en trouve la plus grande partie, quand on dissèque les cadavres de telles personnes. Voilà ce qui a induit en erreur le D.r Macintosh. En ouvrant les têtes des personnes mortes dans un accès de frissons fiévreux , il trouva presque toujours les veines du cerveau remplies de sang, et il en conclut, sans hésiter, que cet effet constant de tout genre d’épuisement soudain, était la cause de cet épuisement. Il ignorait qu’on peut voir la même plénitude des vaisseaux intérieurs, quand on ouvre les cadavres de ceux qui sont morts d’une perte de sang! Je vais le prouver par ce qui suit.