‹ Erreurs des médecins, ou système chrono-thermalChapitre 65 sur 74 · DES ACIDES · texte numérisé non relu

DES ACIDES

Le plus grand nombre a été employé utilement en médecine. L’acide acétique ou vinaigre, est un vieux remède pour le hoquet, et pourrait être efficace dans d’autres malaises spasmodiques. L’acide sulfurique étendu a, parmi d’autres maux, guéri la fièvre. Avec l’acide nitrique étendu, j’ai arrêté et augmenté presque toute sécrétion du corps selon les différentes circonstances. Pour un homme qui souffrait de vertiges et de tremblements, j’ordonnai de l’acide nitrique étendu, qui le guérit; sa femme, par erreur, avala ce remède au lieu du sien, et quelques minutes après, elle

fut prise d’un tremblement qui dura près d’une heure! On voit donc qu’en règle générale, ce qui peut mouvoir dans un sens peut mouvoir dans le sens opposé.

Les remèdes dont je viens de parler sont les principaux remèdes symptomatiques que j’emploie selon ma propre expérience, les combinant ou les alternant, comme je l’ai déjà dit, avec les remèdes chrono-thermaux. Mais il y a mille autres agents qui peuvent être utilement employés de cette manière, et un grand nombre sont mentionnés dans nos livres de matière médicale. Ce que j’ai dit de l’action des remèdes en général, s’appliquera à tous.

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PRINCIPAUX REMÈDES CHRONO-THERMAUX. — SOMMAIRE DE LA DOCTRINE CHRONO-THERMALE DES MALADIES.

J'arrive maintenant à considérer le mode d’action des agents chrono-tliermaux, ou de ces substances généralement efficaces pour prolonger l’intermittence des symptômes, ce que j’ai démontré péremptoirement être une loi de toutes les maladies. Quel que soit le nom nosologique d’une maladie, fièvre, épilepsie ou éruption, le médecin avancera plus sûrement vers son but de guérison, en profitant de cette période de repos, qu’en recourant à toute autre mesure pendant l’accès. Plus l’accès revient périodiquement, plus

la maladie sera traitable, en général, par la méthode chrono-thermale ; mais quelque imparfaite, irrégulière ou brève que soit l'intermittence , il n’y a pas un cas de maladie qui ne puisse subir l'heureuse influence de cette méthode, soit qu’on alterne les remèdes par des bains et des vomitifs, ou qu’on les mélange avec des médicaments symptomatiques et des mesures locales, telles que paraît le demander la physionomie du mal, sa place ou sa protubérance.

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