M. Tinayre, La Rebelle, p
femme « le magnifique espoir de la vie éternelle '. » De quel droit, au nom de quel principe supérieur se réclameraient-ils pour imposer à leur compagne des principes d'obéissance et de sacrifice? Supprimer l'absolu, c'est ouvrir la morale à toutes les sollicitations de l'intérêt et au régime du bon plaisir. Et quand cela serait, bien candide qui oserait se plaindre. La femme qui trompe son mari n'a fait que mettre en pratique les maximes superbes incluses dans la déclaration des droits de rhomme. « Tous les hommes naissent et demeurent libres », nous annonce ce document qui est affiché dans les salles de nos écoles publiques. Et les femmes sont-elles libres? Parfaitement. Je suppose que le droit de nature est valable pour elles comme pour les hommes. En confondant comme il l'a fait « l'homme absolument sauvage avec l'homme social et l'indépendance naturelle avec la liberté civile - », le langage révolutionnaire justifie tous les bouleversements. Le droit de nature ne peut exister un instant à côté du cadastre des propriétés. De telles impossibilités n'arrêtent pas l'élan des sophistes. Ce ne sont pas seulement toutes les chimères du collectivisme qui prennent corps; l'anarchie s'établit par déduction logique