M. Tinayre, La Rebelle, p
2. Rivarol. Journal Polit. Nation., série I, n^ XVI, cité par Dimier. Les Maîtres de la contre-Révolution, Paris, Librairie Nationale, 1907.
dans les ménages. Un mari n'exerce aucune autorité légitime sur sa femme, du moment que celleci a pouvoir de s'en référer aux droits de la nature. La nature, au point de vue social, c'est, que le lecteur me pardonne, la chiennerie toute pure. Tant pis pour le mari, si la femme s'abandonne à cet exercice. Ce n'est pas pour rien qu'elle aura été initiée aux aspirations modernes et aux revendications supérieures du féminisme.
A la vérité, quelques objections pourraient être faites à la formule initiale. « Dire, écrivait Rivarol, que tous les hommes naissent et demeurent libres, c'est dire qu'ils naissent et demeurent nus. Mais les hommes naissent nus et vivent habillés, comme ils naissent indépendants et vivent sous les lois^ »
Ce n'est pas tout à fait la même chose. Tous les maris dont le ménage vacille pourront méditer sur la différence. Le droit de nature, c'est pour la femme la liberté de rompre l'union conjugale avec des amants de passage et autant de fois que cela lui agréera. Ne vivons-nous pas, en effet, sous le dogme de l'égalité? La constitution physique a beau être différente, l'homme étant conformé pour donner et la femme pour recevoir. Cette superbe maxime de l'égalité réalise tous les jours ce miracle de planer au-dessus du terre-à-