CONCLUSION
Erreurs et misères, tel est le bilan de toutes les époques humaines.''^Nous avons tenté d'exposer quelques-unes de celles qui affligent notre tempsT} Le rôle du médecin est de guérir.[^Les maladies morales, il en triomphe par ses seuls dons de perspicacité et de patiencelQuant aux erreurs sociales, il n'est en son pouvoir que de les signaler; à d'autres le soin du traitement.
On assure tous les jours qu'il est de multiples points de vue pour juger des phénomènes sociaux. Nous ne le pensons pas. Quand on monte assez haut, le spectacle des réalités ne varie guère, et le cercle des contours demeure immuable. L'essentiel est d'atteindre ces degrés supérieurs d'oij une claire vision domine les horizons dans toute la largeur de leur étendue.
A ceux qui ayant fermé le livre ne partagent pas notre manière de voir, nous demandons de se détacher, par l'esprit, des raisons d'intérêt qui les
retiennent, des préjugés de mots qui les leurrent, des postures professionnelles qui les lixent dans une attitude commandée, des relations amicales qui les paralysent.
Ils conviendront peut-être qu'à un homme désintéressé et d'étude, l'évidence a droit d'imposeï des conclusions diamétralement opposées à celleî qui ont cours depuis quelques années. iNous ne leur demandons que de souscrire à ce point fondamental. Puis, le temps fera son œuvre ; ce qui paraît admissible à quelques-uns deviendra demain la vérité de tous. Et ce jour, il y aura quelque chose de changé sur notre terre de France.
Août 190() à septembre 1908.