VINGT-SEPTIÈME SOIRÉE
■r«WB. — I«e XIIL* SIèele.
Vers la fin du siècle dernier, la médecine était pour ainsi dire conjecturale, parce qu'elle était, en grande partie, basée sur des systèmes et des hypothèses. Depuis loi's, elle est devenue une science d'observation, parce qu'à Tinstar des autres sciences naturelles, elle n'a eu d'autres bases que les faits. On se rapprochait insensiblement de l'observation antique. Les règles tracées par le génie d'Hippocrate et le sens droit du vieil empirisme, produisaient une véritable révolution médicale qui marchait lentement, mais d'un pas assez ferme, sous l'impulsion de Morton, de Sydenham, de Torti, d'Helvétius et de bien d'autres encore, quoiqu'il y eût nécessairement beaucoup d'arrêts et d'incertitudes dans cette progression chancelante et souvent obligée à de fréquentes haltes, par l'irriiption de quelque nouvelle doctrine ou système d'un penseur remuant ou d'un philosophe passionné. C'est ainsi qu'en Angleterre, l'écossais Jean Brown lança une doctrine physiologique et médicale dont le retentissement fut immense et fut l'objet de la plus violente polémique. Brown, irritable
et impérieux, ne tarda pas à se mettre à dos tout le collège des médecins d'Edimbourg. Forcé de lutter contre une opposition puissante, il eut recours à la violence et l'injure ; il perdait tout sentiment de raison et de justice toutes les fois qu'il croyait son système menacé ; et, pour quiconque connaît l'esprit des corporations, on croira sans peine que l'Université écossaise, si violemment attaquée par le nouveau réformateur, se défendit vigoureusement, et que, de part et d'autre, les moyens de défense ne tardèrent pas à prendre les caractères de l'hostilité la plus haineuse. Les disputes entre étudiants en arrivèrent à tel point, qu'il fut décrété qu'un de ses membres qui en provoquerait im autre en duel , par suite de discussions à l'école, en serait exclus pour toujours.
Les leçons du réformateur ne tardèrent pas à acquérir assez de célébrité pour faire secte et, bientôt, on désigna sous le nom de Browniens les étudiants qui le suivirent: il sut inspirer assez d'enthousiasme pour sa doctrine et d'intérêt pour sa personne, pour que ses disciples les plus zélés ne dédaignassent pas, afin de l'entendre, de fréquenter la prison où sa mauvaise fortune l'avait fait enfermer après quelques désastres pécuniers.
La théorie de Browu, sur les effets de l'opium, excita une telle admiration qu'elle parût mériter que le marbre en éternisât la mémoire. Le collège des médecins lui ayant, à cette occasion, décerné un buste pour être placé dans l'une des salles de l'Université, y fit graver un des apophthegmes les plus remarquables de son ouvrage : Opium me herclé^ non sedat.
Après avoir été réélu président de la Société, en 1780, notre novateur prit le bonnet de docteur et, quelques années plus tard, voyaqt l'impossibilité de se soutenir à
Edimbourg au moyen de l'enseignement de la médecine, il alla s'établir à Londres, plus orgueilleux que jamais et plus irritable encore, par suite de ses déboires. Les déboires l'y suivirent ; sa conduite licencieuse s'exagéra de plus en plus et il ne tarda pas à être enlevé par une attaque d'apoplexie, ayant, selon son ancienne habitude, avalé un gros de laudanum au moment du sommeil.
Selon Brown, l'homme et les autres êtres vivants ne diffèrent des corps inorganiques que par la propriété d'êtro affectés par les causes externes, de manière que les fonctions qui sont l'attribut de la vie puissent s'exécuter; la propriété qu'ont nos tissus d'êtreaffectés ou stimulés, si vous trouvez l'expression plus juste, s'appelle incitabilité; les agents de l'incitabilité sont les puissances incitantes ; enfin l'incitation est la résultante ou l'effet de la mise en contact des deux agents. Ainsi l'œil plongé dans l'obscurité ne voit pas, quoiqu'il conserve sa propriété de voir ; qu'un rayon lumineux vienne le stimuler, nous apercevons.
De même la vie est un état forcé; elle a besoin d'être incessamment entretenue par l'action des incitants : quand ceux-ci cessent d'agir, la mort s'ensiût aussi sûrement que lorsque la propriété incitante est abolie.
Les maladies ne peuvent donc présenter que deux formes; elles sont sthéniques par suite d'une incitation immodérée; elles sont asthéniques par suite d'une incitation trop faible. Toutefois la proportion numérique des unes aux autres est telle, que, sur cent maladies, trois seulement sont sthéniques, et que les quatre viugt dix-sept autres doivent être rangées dans la classe contraire, d'après Brown.
Comprenez- vous, maintenant, comme tout cela se simpliffel Les maladies sthéniques sont si peu nom-
breuses (3 sur 100) qu'il n'est vraiment guère utile de s'en préoccuper; les autres, au contraire, doivent continuellement appeler la sollicitude du médecin; toujours l'incitant doit être prêt pour agir sur l'incitabilité et procurer l'incitation : il ne s'agit plus pour le praticien qu'à déterminer, dans sa sagesse, la force de stimulant ou incitant qu'il doit opposer à la maladie : viennent alors comme médicaments, l'opium, le vin, les liqueurs spiritueuses, la bonne chère, les condiments, l'exercice du corps et de l'esprit, les sensations agréables, toutes les passions excitantes, un sommeil modéré, un air pur; en un mot, tous les moyens capables de produire toujours le même effet, en produisantrincitation.
Le D' Christin a essayé de présenter sous une forme sensible l'idée mère du novateur : on la comprend d'autant mieux qu'elle est tirée des usages domestiques.
Supposez un foyer établi sur un gril, rempli d'un charbon peu combustible et dont la combustion ne peut être entretenue qu'à l'aide de l'action permanente d'une machine, en guise de souflO^et, d'où partent plusieurs tubes dirigés vers le foyer où ils versent constamment plusieurs courants d'air. Le combustible, au moyen d'un tuyau fixé sur le derrière de la cheminé, est constamment renouvelé dans une proportion correspondant à la quantité détruite par cette combustion non interrompue. Dans cette supposition, le gril représente l'organisation humaine; le charbon qui le remplit, la matière de la rie ^ l'incitabilité de Brown, la force sensoriale de Darwin; le tuyau au moyen duquel le combustible est entretenu, c'est la faculté inhérente à tous les corps vivants, de reproduire en eux-mêmes l'incitabilité incessamment usée et incessamment renouvelée; le soufflet à plusieurs tubes et à plusieurs courants d'air,
représenté les divers stimulaots, susceptibles de mettre en jeu, à divers degrés d énergie, 1 incitabilité vitak. Enfin la flamme qui s'élève du foyer, par suite deœ mécanisme, est l'image de la vie, c'est à dire le résultat de l'action des incitants sur l'incitabilité.
Telle est à peu près la vue générale de Brown. Cette doctrine dénote un esprit hardi, audacieux, mais auquel la réflexion fit défaut.
Son système n'est pas assez compréhensif, et c'est à peine si les maladies locales primitives, qui portent, par la suite, du trouble dans toute l'économie et simulent plus tard uue maladie générale, sont efileurées. n ne reconoait, au reste, que la gastrite, Tentérite et l'hémorragie avec inflammation subséquente, et l'inflammation traumatique, comme affections primitivement locales et pour lesquelles il institue un traitement local très anodin ; toutes les autres maladies sont générales et, partant, saut soumises à la thérapeutique des stimulants.
Malgré toutes ses erreurs, on ne peut s'empêcher de reconnaître que la nouvelle doctrine rendit quelques services, en réagissant contre les théories physiques que l'Angleterre avait acceptées de l'Italie, alors domiuée par les iastro-mécaniques, à la tête desquels se trouvaient Borelli et Bernouilli, élèves de Galilée. Brown insista avec opiniâtreté, avec violence même sur l'action vitale comme cause de tous les phénomènes de la santé et de la maladie, et même de la manière d'agir des médicaments ; mais il en fit une abstraction d'unordresi élevé, que les phénomènes de détail lui échappèrent.
Malgré C/Cla, ses idées n'allaient pas tarder à prendre possession du monde médical qui, dégoûté de tous les systèmes physiques dont l'insufiisance et les vices nombreux étaient partout sentis, attendait anxieusement un
appui. Girtanner publia, eu 1792, son prétendu système qui n'était autre que celui de Brown, mal dissimulé et gâté par les applications vicieuses des idées chimiques nouvellement en vogue. Puis Moscati l'introduisit en Italie^ où il fit fureur, non sans être modifiéfpar Rasori dont la théorie, sans toutefois attaquer les fondements de celle du novateur écossais, y apporta cependant de notables changements; car Rasori, tout en admettant le principe des deux ordres opposés de maladies, en renversatotalement la proportion numérique. Les maladies asthéniques devinrent rares, et les maladies sthéniques communes. 11 fallait sans cesse stimuler avec Brown ; il faut contre-stimuler avec Rasori , c'est-à-dire calmer, tempérer, affaiblir l'effet des stimulants par des débilitants directs et puissants. Cependant les choses en vinrent à ce point, dans l'Italie septentiionale, que le Brovmisme, déchu, mutilé, était au moment de disparaître lorsqu'il trouva pour se maintenir un autre théâtre et de nouveaux acteurs.
Wakard, médecin de l'impératrice de Russie, fit connaître à l'Allemagne la véritable doctrine en même temps que la supercherie de Girtanner ; partisan fanatique de la nouvelle secte, il fit de nombreuses recrues parmi les médecins allemands, et l'on ne tarda pas à voir se renouveler la guerre des pamphlets et des injures, au grand détriment de ia science et de la raison.
La France échappa à ces polémiques virulentes , elle en fut préservée par la sévère logique de Condillac qui exigeait que les faits d'une théorie fussent si étroitement liés les uns aux autres, qu'aucune hypothèse ne pût se glisserentre eux. Le nom seul de st/s^^mc épouvantait, et l'empirisme seul paraissait raisonnable; aussi la doctrine de Vincitabilité; fut-elle reçue avec une sorte de répro-,
batioû générale ; toutefois la commodité de son application au lit du malade, lui donna un accès facile dans l'esprit d'un grand nombre de médecins, et, bien que déguisé, le principe n'en subsista pas moins, avec plus ou moins de force, jusqu'au moment où une nouvelle doctrine médicale, tout opposée dans ses applications pratiques, vint lui disputer l'empire de la science, telle qu'on la comprenait dans les premières années de notre siècle.
La lutte, dès lors, redevint plus ardente que jamais. C'était un rude jouteur que ce nouveau venu qui se montrait si audacieusement sur Thorizon médical : il était breton, de Saint-Malo, par conséquent entêté, et, qui pis est, il était servi par une intelligence ardente et profonde; iadépendant de caractère, sarcastique, éloquent, poseur toujours, comédien dans l'occasion» Broussais ne tarda pas à devenir l'idole de la jeunesse médicale. « Ah! si vous Taviez vu professer, me disait, il y a quelque temps encore, un vieux praticien impénitent qui marche avec le siècle, vous eussiez eu beau vous débattre pour lui échapper, cela vous eût été impossible ; nous allions bien assister parfois aux leçons de Laennecet des jeunes gens qui depuis ont été vos maîtres» comme Roston, Bouilland, Andral; mais c'était toujours avec un sentiment malveillant ; heureux quand nous ne faisions pas de vacarme I nous étions la propriété de cet homme et, malgré quelques velléités de révolte de notre raison, nous étions fascinés et nous applaudissions. »
Vous comprenez qu'un homme, ayant à sa disposition de pareilles ressources, a dû facilement pétrir à son gré plusieurs générations médicales jeunes et, par conséquent, amoureuses des nouveautés. Je n'ai pas. Dieu merci, vu professer Broussais, mais j'ai lu, comme do-
cuments historiques, quelques-uns de ses écrits ; je vous assure qu'il n'y va pas de main morte ; je pourrais vous dire, comme l'orateur Eschine, lisant à ses élèves un discours de Démosthènes qui les transporta d'admiration : « Qu'auriez-vous donc dit, si vous eussiez entendu le monstre lui-même » ! Voici quelques passages glanés dans les Annales et TExamen du professeur du Val-de-Grâce : « De tous les ouvrages que nous possédons, il n'y a rien à conserver que les faits, avec la condition expresse de les vérifier à chaque instant. Tous les médecins sont les ontologistes ennuyeux et dégoûtants de toutes les époques de ce que l'on appelle l'art de guérir : ils ne doivent être considérés que comme les sectateurs imbéciles de cette ontologie médicale qui s'opposait, depuis le commencement des siècles, à ce que la médecine figurât au rang des sciences, et ni les succès, ni les revers ne peuvent servir à les rendre bons praticiens, ni à leur donner les moyens d'en former d'autres. Ils créent des sylphes, des génies, qu'ils font mouvoir à volonté, et traitent, dans le genre des Mille et une Nuitsi la médecine qui n'a été jusqu'à moi qu'un roman. Le grand Hippocrate, s'il vivait encore, se ferait une gloire d'assister à mes cours pour apprendre ma doctrine. L'Hippocrate anglais, ce grand épidémiste, n'est qu'un fameux descripteur de constitutions, et ce n'est pas relever Baillou que de le comparer à Sydenham. L'Hippocrate français, le prétendu philosophe Pinel, n'a jamais discuté ni prouvé quelque chose. Enfin M. Laennec, ce grand explicateur, malgré sa sagacité à observer avec le stéthoscope, est le moins propre de tous les hommes à suivre un raisonnement sévère pour arriver à des conclusions rigoureuses : son style est généralement lourd, embarrassé, et souvent grossier » Mais attendez le
reste. « Que je me trouve grand auprès de cefepygmées! Ma doctrine repose sur des bases inébranlables, ses principes sont immuables et elle est éternelle comme la vérité. En un mot ma doctrine est une statue colossale en bronze, et ceux qui veulent la renverser sont des scarabées à tête fragile, qui viennent étourdiment heurter leur tête contre son indestructible élément; ou, pour parler sans méthaphore, ils sont des énergumènes à style grossier, qui voudraient entrer en correspondance avec moi, mais que je méprise trop pour leur répondre. »
Jugez si de pareils arguments, bons à combler de joie les masses étudiantes, devaient avoir un favorable accès près du corps enseignant représenté par des hommes de la valeur de Halle, de Laennec, de Louis, etc., et de médecins dont le bon sens n'avait pas été totalement perverti par l'idée régnante. L'histoire des querelles médicales de 1811 à 1840 suffirait à l'impression de quelques in-quarto bien compactes. Qu'est-il resté de tout cela ? Une vaste ruine faite pour décourager les plus intrépides doctrinaires. Que reste-t-il de Broussais ? sinon un souvenir de commisération pour toutes ses erreurs, et le regret qu'une si puissante organisation se soit fondue si vite au premier soufle de la raison et de l'expérience. Cet homme n'eut même pas la satisfaction de vivre de sa gloire; il mourut totalement oublié, après avoir tenu, pendant vingt ans, la plus haute position scientifique qu'on pût envier.
C'est que, voyez- vous, sa science était mensongère, sa doctrine mal étayée. Comme tous ceux, en partie, qui l'ont précédé, Broussais avait tiré son système de sa fournaise cérébrale, avant d'observer les faits, et bon gré mal gré, tout avait dû se plier aux exigences de la théorie. C'est là et ce sera toujours le sort réservé à ces
impatients avides, créateufs d'une idée qu'ils regardent comme les colonnes d'Hercule de Tentendement, comme si les courts instants de la vie suffisaient à soulever le voile qui cache la vie éiemelle.
En réfléchissant à tous les systèmes sombres, à toutes les doctrines que le temps a balayées , on se sent pris de tristesse en présence de ces luttes incessantes de l'homme aux prises avec rincx)nnu, qui toujours lui échappe au moment où il croit le saisir. Toujours c'est à recommencer, toujours c'est un desiderata après une nouvelle découverte; toujours, enfin, c'est l'aspiration vers l'inconnu. C'est bien là le vrai caractère de la science : une base solide d'abord ; puis chaque génération bâtit son étage ; mais l'édifice ne sera jamais terminé en raison même du grand X après lequel nous courons.
Que faut-il pour que l'édifice soit solide ?
Deux choses : l'obsei'vation et l'expérimentation.
Or Broussais observait mal, ou plutôt l'induction le trompa. Partant d'une conception fausse, l'œuvre ne pouvait qu'être nou-seulement imparfaite, mais mauvaise et dangereuse. Barthez était tombé dans un pareil défaut ; Broussais ne sut pas l'éviter. Sa physiologie n'est qu'un assemblage hétérogène des opinions défigurées de Brown, de Sthal, de Barthez, de Bordeu, de Bichat, de Reil et de Rolando. J'avoue que je ne me sens pas capable d'expliquer la proposition qui suit : La force vitale^ être immatériel, se sert de la chimie vivante, instrument immatériel, pour produire des instruments matériels. Il est temps, vraiment, que ces derniers se présentent; car la réaction d'êtres immatériels, les uns sur les autres, pourrait longtemps continuer sans donner un produit positif. Jusqu'alors, les
partisans de Sthal et de Van Helmont s'étaient contentés d'une archet ou d'un principe de même couleur, ce qui était bien assez, pour entretenir le jeu de la machine animale ; il en fallut deux à Broussais ! Passe encore si cette chimie vivante, instrument invisible de l'invisible et immatérielle force vitale, était tant soit peu matérielle pour facihter la soudure des deux substances ! Mais point; deux négations matérielles valent une affirmation, matière !
Quoiqu'il en soit, voilà les organes composés et pourvus de la faculté de répondre à l'action des corps extérieurs. C'est Y excitabilité ou l'irritabilité de Gorter et de Glisson que Broussais appelle contractiliùé : mais d'après lui, cette irritabilité n'est pas, comme le prétendait Brown, identique, une et indivisible; elle n'est pas répandue uniformément dans tous les organes et, par contre, l'irritation ne peut être uniforme dans tout l'organisme. Si donc l'action du stimulant est trop énergique, l'excitation est portée à un degré supérieur à celui qui convient au maintien de la santé ; cette surexcitation entraîne constamment un afflux considérable des fluides, qui détermine une congestion morbide. Cet état est celui que Broussais appelle irritation. Limitée, localisée d'abord à un tissu, à un organe, l'irritation retentit sur ce qui l'entoure, et même sur des organes éloignés et souvent, alors, il arrive que ces irritations sympathiques font tellement rage qu'elles donnent le change à tous ces ignares médecins, que leur obstination tient en dehors de la communion broussaisienne. Appuyez sur la conséquence, l'irritation deviendra l'inflammation et vous engloberez toutes les maladies dans votre cadre.
La scrofule, la phthisie, le cancer, toutes des dia-
thèses ; et les virus, les fièvres intermittentes ne sont plus que des inflammations gui, toutes, doivent s'indiner devant la lancette, les émoUients, la diète, et Tarsenal. . des médicaments dits anti-phlogistiques. J'aime à voir firoussais tonner contre la thérapeutique incendiaire de Brown, et verser des larmes sur le sort des malheureux malades soumis à un pareil régime ! Quel effrayant concert d'imprécations n'entendrait-il pas, si les victimes de sa déplorable doctrine avaient la fantaisie de ressusciter I
Paix à sa cendre et à celle de tous les doctrinaires et inventeurs de systèmes. Les hommes qui ont fait école et prétendu fourrer la philosophie dans la médecine ont été, à leur insu, les plus grands ennemis de leurs contemporains. Les systèmes et les doctrines sont personnels ; la science est le lot de tous les travailleurs ; elle ne s'étaie pas avec des idées, mais elle repose sur des faits ; l'observation et l'expérimentation sont les seuls guides auxquels elle doive se fier. Elle n'est pas le mot exclusif d'un individu, mais bien la résultante des efforts de nombreux ouvriers, parmi lesquels les plus actifs et les plus intelligents se placent au premier rang.
Dieu merci I la science, telle qu'elle doit être comprise dans notre profession, n'a jamais fait défaut à notre pays. Elle a trouvé, pendant les trois cents ans qui nous séparent de la Renaissance, un asile sûr au Collège de France. Au milieu des hérésies médicales qui, tour à tour, ont séduit la foule, la chaire du Collège n a cessé d'être le foyer de la médecine d'observation ; aucun des professeurs qui s'y sont succédé, n'a quitté cette route assurée qui, seule, peut conduire à des connaissances réelles et utiles, et maintenir l'art de guérir
au rang qui lui appartient parmi les sciences physiques.
Ainsi, dit Laennec, tandis que l'Europe médicale s'égarait 'sur les pas de Paracelse et de Van Helmont, Duret dictait, dans cette enceinte, son commentaire sur les Coaques ; Goupil y faisait connaître Arétée, le modèle d'observation le plus excellent peut-être que nous ait légué l'antiquité ; Gourmelen commentait le traité de l'aliment^ ouvrage inappréciable, si Ton se rapporte au temps, et si on le met en regard des écarts d'imagination des doctrinaires de l'époque.
Plus tard, René Chartier, qui consacra sa fortune et sa vie à faire connaître en entier le père de la médecine; Simon Piètre, le commentateur, et le premier Bouvard conservèrent dans cette école le dépôt de la médecine hippocratique. Guy Patin l'y défendit contre la chimiatiie et l'alchimie empirique, nées des doctrines étiologiques du siècle précédent. Pendant le cours du dernier, Andry, Tournefort, Geoffroy, Astruc, Bouvard y continuèrent la tradition d'un enseignement fondé sur les faits. Nous la recevons nous-mêmes, ajoute Laennec, de deux de nos maîtres dont la mémoire nous sera toujours chère : de Corvisart, dont le talent observateur ne sera apprécié à sa valeur que par ceux qui, comme nous, ont pu le suivre au lit du malade, et de cet illustre praticien, de ce savant modeste, que ses confrères regardaient comme leur arbitre et leur modèle. La récente perte de Halle causera de longs regrets aux amis de l'humanité, à tous les hommes faits pour sentir ce que vaut la science unie à la vertu. (Laennec — DiscQurs d'ouverture du cours de médecine au Collège de France.)
Broussais grinça, vous n'en doutez paSjàl'encontrede
cette première leçon de son illustre contradicteur; il prétendit que son compatriote breton l'avait désigné sous les traits de Paracelse, ce qui ne pouvait être vrai que dans de certaines limites, maisqui cependant n'était pas horsde propos . De là une virulente réplique du professeur royal, qui mitrailla son adversaire avec le traité de l'auscultation dans les maladies de poitrine. Laennec montra des dents pointues et ne ût, au reste, que se garer des attaques d'un agresseur impertinent, tout en sapant avec patience la forteresse de son redoutable ennemi. L'issue de la lutte n'était pas douteuse : d'un côté la raison, de l'autre une vaste conception, mais l'étemelle et fastidieuse répétition de la dychotomie physiologique et pathologique de tous lés créateurs de systèmes. Broussais fut et devait être battu. Ce fut bien pis, quand des hommes delà trempe de Louis, d'Ândral, de Roston vinrent renforcer le camp de l'observation, et que les élèves de ceux-ci arrivèrent porter main-forte.
Broussais fut véritablement martelé; de guerre lasse, il se retira de la lutte, non sans protester de l'imbécillité de ses contemporains; mais il se retira, Dieu merci, pour le plus grand avantage de la classe souffreteuse.
Je n'ai pas l'intention de vous entretenir des façons de mes maîtres à moi; tous ont disparu, depuis bientôt trente ans que j'ai commencé d'étudier, mais je puis vous affirmer que la voie sérieuse indiquée par Hippocrate, suivie par les empiriques et conservée par le Collège de France,' n'a pas dévié entre les mains des hommes éminents auxquels est confiée la direction médicale de nos jeunes générations.
Au Collège de France revient l'initiative de nos meilleurs procédés d'investigation. C'est-là que Magendie s'est illustré; c'est-là aussi que Claude Bernard a tenu
pead^ut yiogt-cinq aas, l'Europe savante en haleine par l'imprévu de ses découvertes physiologique9.
S'il est un homme qui puisse revendiquer le titre de bienfaiteur de l'humanité, c'est bien ce savant modeste et infatigable qui a si profondément pénétré les secrets de la vie ; cela a coûté, il est vrai, l'existence à quelques douzaines de lapins, de chiens et de cochons d'Inde, sur le sort desquels quelques âmes sensibles ont versé des pleurs bien sentis; mais cela a donné l'immense résultat de nous initier davantage aux mystères de notre existence. Plus que tout autre, Claude Bernard a mis la science à l'abri des déraillements désastreux qui pourraient se produire. Grâce à lui, nous sommes entrés dans le sentier logique qui conduit aux plus brillants résultats. Il eût pu se vanter d'avoir pour élèves les générations qui, depuis trente ans, se sont succédées à l'école; car toutes l'ont suivi, parce que ses procédés d'investigation ne laissent rien à désirer pour quiconque est de bonne foi et veut se donner la peine de réfléchir.
Observation, expérimentation, telle est actuellement la devise de la science médicale, et telle elle sera désormais, quoi qu'il arrive.
Toutes les autres sciences sont nées de Tempirisme, c'est-à-dire de l'observation ; à la nôtre l'empirisme ne suffit pas, parce que nous sommes toujours devant l'inconnu qui nous défie. Nous devons expérimenter, c'està-dire reproduire dans notre laboratoire, sur des êtres dont nous avons droit de disposer sans froisser les conventions sociales, les termes pathologiques que nous observons chez nos semblables. Nous devons, et je regarde cela comme un devoir, expérimenter les médications nouvelles, sur les espèces inférieures, afin de pouvoir les appliquer sur l'homme.
Nous devons, en fin de compte, nous tracasser peu de la vie de bêtes, quand la vie humaine est en cause.
Que voulez-vous donc que la philosophie avec ses doctrines et ses systèmes vienne faire dans notre œuvre? Rien. Cette pédante n'a jamais fait que comprimer notre initiative et, si nous devons* vous être utile, c'est à la condition de l'inviter poliment à passer son chemin et à s'englutiner dans ses abstractions et ses rêveries.
Philosopher, c'est doctriner ; or, nous n'avons pas le temps de cela, quand le malade nous réclame.
Soyons riches d'observations, soyons riches d'expériences, et nous pourrons, à bon droit, demander quelque peu de reconnaissance au souffrant.
Nous sommes en retard vis à vis de bien d'autres sciences. Est-ce notre faute ? Pourquoi notre cadre n'est, il pas bien limité ? Pourquoi la mort est-elle l'inséparable compagne delà vie? Pourquoi? — Je n'en sais ma foi rien, mais cela est. Ce que je sais, c'est que nous n'avons pas assez souvent à notre gré l'ineffable jouis-^ sance de pouvoir dire à la Faucheuse : « Madame, nous n'avons pas besoin de votre service pour le moment. »
Voilà, mon ami, comment doit marcher le médecin. Vous avez trois modes bien différents pour vous tirer d'affaire, en cas d'ennuis, pour vos maladies présentes ou futures.
D'abord la médecine des prêtres de toutes les communions possibles, que je vous ai, je crois, assez bien enseignée pour vous en dégoûter à tout jamais ; puis la médecine occulte que vous avez le droit d'atteler avec la médecine sacrée; enfin la médecine scientifique qui ^ depuis nombre de siècles, lutte contre Terreur et la superstition.
A vous de choisir, et de montrer, ce qui serait bien
TABLB AlCALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE
ÂBcès. — Un poltron refuse de se laisser ouvrir un — , 73. — Ne pas ouvrir un — avant sa maturité, 73.
ÂBRACALAN. — Âmuletto juivc, 20.
Accouchement. — A 9, 10, 41, 12, 13 mois, 72. — Exclamation de la femme en travail d' —, 84. — Bain après l' —, 84. (Voy. Callimaque,)
— Femme ayant eu un — devient homme et féconde des femmes, 195.
(Voy. Trotula,) — — favorisé par la présence d'une 7e fille sans interruption de garçon, 237.
Adam, hermaphrodite avant son péché,
ADULTèRE,autori8é par le mari, 91.
— Les Psylles présentent leurs enfants aux serpents, les Ethiopiens aux oiseaux de proie pour reconnaître r — ,41. — Dangers de 1' —, 99. — Supplice du Mugil contre V —, 159.
Affidés aux prêtres simulent des maladies. — Guéris par Vespasien,
Aiguillette nouée. (Voyez Tihulle)»
~ Maléfice des sorciers, 216.
Alchimie cultivée par les Arabes, 277. — Par Paracelse, 283.
Alcméon. — Sa théorie de la santé.
— De l'audition. — De la respiration chez la chèvre. — Du sommeil,
Alexandrie. — Nouvelle capitale du royaume d'Alexandre, 266. — Son
école de médecine, 267. (Voy. Héliodore).
Alpin (Prosper). — Traité de la médecine des Egyptiens. Epilations. — Abus des odeurs, 60.
Anthéro guérit la goutte par la décharge des torpilles, 33.
Alkool , poudre pour la teinture des cheveux, 60.
Allause guérit momentanément de la folie, 228.
Ambrosius dissout les pierres de la vessie, 33.
Amphithéâtre. — (Voy. Riolan. Voy.
Vinslow .)
Amulette. — Les — sont de toutes
les provenances. de Sérénus
Sammonicus pour la fièvre, 20. —
— de Nonianus, 136. de foie
de chien noir et mâle, 446.
Anatomie. cultivée à l'école d'Alexandrie, 268.
Androgyne. — Réunissent les deux sexes, 185. — Gloire et avilissement de r —, 186. — employé comme bête de somme, 187. (Voy. Callimaque,)
Anesthésie. — (Voy. Phne.) —Points d' —, 213.
Antres. — Guérisons dans les — par les charlatans, 11.
Antycire. — L'ile d' — produit la meilleur eUébore, 105.
TABLB ANALYTIQUE.
Apollonius invente l'huile de vers.
— guérit les contusions avec l'eau de mer et la saumure. — guérit les morsures du crocodile, 29. — Saignement de nez guéri par la ligature du gros orteil correspondant, 30. — Polype détruit par le sang chaud de la chouette, 30.
Arabes. — Les — soumettent l'Espagne, 277. — commentent les livres de Gaiien. Don m^es scientifiques des —, 277. (Voy. Médecine.)
Archagatus, premier médecin grec à Rome. — Bien reçu malgré Caton,
Arête. — Implantée dans la gorge, r — tombe par l'immersion des pieds dans l'eau froide, 130.
Arimanes. — Satan, génie du mal, 300. (Voy. Diable,)
Aristophane. — Scènes de l'incubation. — Serpents lèchent les yeux de Plutus, 5t). — Néoclide malade, 56. — laso et Panacée, filles d*Esculape, 56.
Aristote. — Travaux d' — , 264. —
— proclamé maître universel, 265.
(Voy. Théophraste.)
Art. — L' — est la mise en scène. —
— fallaXy — honnête, 244.
Artémidore. — Interprétation des oracles, 9.
Asclépiades, médecins-prêtres, 246.
recrutés par initiation, 248.
AscLÉPiONS, temples où l'on faisait les incubations, remplis d'ex-voto, 12. — Toilette du malade, 56. (Voy.
Aristophane.)
Aulu-Gelle conseille d'invoquer les déesses dans les accouchements difficiles, 39.
Autrkppe (Hippolite d'), barbier, reçu docteur à Pavie, 319,
Avicenne, médecin arabe, compose le canon, partage la royauté médicale avec Aristote et Gaiien, 278.
Avortements fréquents à Rome, 165.
rVoy. Canacé). — Tentatives d' —, i66.
AxENFBLD. — Conférence sur Jean Wieret le» sorciers, 211.
Bacchus fait oublier l'amour malheureux, 155. — Sa naissance avant terme, 168.
Bachelier en médecine. — Ses fonctions à la Faculté. 305.
Barbe-Bleue. — Légende de Gilles de Laval sous le nom de —, 209. — — brûlé à Nantes, 210.
Barbiers adoptés par la Faculté , 314. suivent les cours particuliers des régents, 316. ~ Intruction des — à Montpellier, 316.
Belphégor, idole vénérée en Palestine, 249.
Bernard (Claude), professeur de médecine expérimentale au Collège de France, 335.
Bernadette. — Apparition de la Vier ' ge à —, 233. — Portrait moral de
Bernadette, 234. , providence
des aubergistes de Lourdes, 233.
Bodchut. — Guérison d'une paralytique par l'effet de l'imagination,
Broussais, né à Saint-Malo. jugé
par un de ses disciples, 328. — Colères de —, 329. (Voy. Contractilité.
Irritation. Inflammation.) — — meurt complètement oublié, 330.— Physiologie de —, 331.
Browk, doctrinaire écossais. — Son caractère, 323. — Théorie de — sur l'opium, 323. meurt empoisonné, 324. (Voy. Incitabiiité.) — D'après — les maladies sont stheniques ou asthéniques, 324. — Traitement incendiaire de —, 325. (Voy.
Rasori. Woy. Wakard.)
Browniens, élèves et médecins attachés au système de Brown^ 323.
TABLB ANALYTIOeB.
CiELius AuRÉLïANUs. -- La chair humaine guérit les épilcptiques, 32.
Calenus, devin étru8que,veut tromper les Romains, 122. — Réponse des ambassadeurs à — .
Callimaque. — Habitude d'un bain après l'accouchement, 84, — — prétend qu'il existe des nations d'androgynes, 84.
CaiMpanien. — Mal — paraît être la vérole, 103 (V. Sanadon.)
Canacé. — Tentatives infructueuses d'avortement, 166.
Cappadox, hydropjque, est dédaigné par Esculape dans la comédie de Flaute intitulée le Charançon. 75.
Cardon. — Nourriture des plébéiens,
Caton. — Médecine du temps de — dans le traité De re rusftca^ 17. — La panacée de — est le chou, 18 (Voy. Charmes), — — enrôle des Psylles dans son armée, 141 (Voy.
Psylles,)
Catulle, poète élégiaque, 156. — Satire à Furius. — Urine comme gargarisme, 158. — Supplice du miigil contre l'a'iiîltère, 159.
Cauchon (Pierre), évoque de Beauvais, condamne Jeanne d'Arc, 204. — Mort violente et excommunication de - 205.
Celse. — Les Psylles n'ont pas de vertus particulières contre les venins, 145.
Cérinthe présente les signes de la phthisie, 153.
Ce RUSE, fard employé par les dames romaines, 61.
Champien (Symphorien) fait recevoir docteur un barbier de Montpellier, à l'université de Pavie. — Sert d'interprète entre le candidat et les régents, 319.
Championnet. — Le général — ordonne
la liquéfaction du sang de Saint Janvier, 132.
Charlatans guérissent dans les antres
et le> cavernes guérissent les
animaux, H, (Voy. Prêtres — Voy.
théosophes, — Voy. doctrinaires,)
Charmes. Les — de Caton guérissent les fractures et les luxations, 19 (V. Evagon. V. Psylles), — Privilèo^e de certaines familles d'Afrique,
Chiens. — Grosse dent du — guérit le
mal de dents, 115. qui tette,
appliqué sur la partie malade, hérite de la maladie, 145. — Les — de Mélite sont renommés pour leurs vertus curatives, 146. — Les Romains regardaient les — comme l'aliment le plus pur, 1 i6. crucifiés pour avoir laissé prendre le Capitule, 146. — Rite de — guérit la fièvre intermittente, 147.
Chirurgie. — L'anatomie sert de base à la — 369.
Chou, panacée de Caton, 18. — Le — employé comme apéritif, 22. — Le poète Ennius adopte le — pour plaire à Caton, 66.
Chr[stin (D""). — Explication matérielle de la doctrine de Brown, 325.
Chroker, rapporte, dans ses Centuries, l'histoire de Magdelaino Mugnoz changée en homme, 194.
Chrysostôme (Dion). — Les habitants d'Alexandie satyrisés par — , 267.
CiGUE. — Médicament anaphrodisiaque, 169. — Socrate empoisonné par la — , 177.
Claudien mentionne les cérémonies usitées chez les Germains h la naissance des enfants, 41.
Climat. — Influence du — sur les individus, 252.
CocTiON, épaississement des humeurs dans le déclin des malailies, 255, — Terme employé par Hippocrate.
TABLB ANALYTIQUE.
GoLCHiDE, contrée renommée pour ses poisons, 94.
Collyre. — Horace a toujours soin d'emporter son — noir en voyage,
CONCUBITDS DAMONUM. — Le — S'OX-
erce sous forme d'incube et de succube, 218. pratiqué surtout
avec les vieilles femmes, 218.
GoNDiLLAc. — Opinion de — sur les connaissances humaines, 2. — La logique de — préserve la France des idées de Browo^ 327.
CoNTRACTiLiTÉ. — Sous le uom de — Broussais désigne le principe vital,
GoRBEAU. — Fiente de — délayée dans du vinaigre guérit le mal de dents,
GoRiNNE essaie de se faire avorter. — Plaintes d'Ovide au sujet de — , 167.
GoRiON. — Satire d'Aristophane, par l'intermédiaire de — , contre les prêtres médecins, 53.
GoRLiEu, historien de l'ancienne Faculté de Paris, 298
GoRoms, frappée par Apollon, étant grosse. — Apollon pratique une opération pour retirer l'enfant vivant,
GoRSETS. — Usages des — pour amincir la taille, 83.
GosMÉTiQUE, art concernant l'embellissement. — Kosmos, netteté , parure. — Kommos, fard, 58 — L'origine de la — se perd dans la nuit des temps. — Médée inventeur
de la teinture des cheveux, 59. —
— chez lei Juives et les Egyptiennes, 60 (Voy. Alcool, — Voy. Céruse\
— Les baumes et la farine de fèves entrent dans la — , 63.
GoTYTÉDON, terme anatomique fixé par Praxagoras, élève d'Aristote, 266.
GouRS. — Heures des — , 301. —
Objet des . Règlements pour
les — , 302.
GouvADE. — D'après Strabon la — existait en Espagne. — Le mari se met au lit après l'accouchement de sa femme. — Diodore affirme que les habitants de la Corse pratiquaient la —, 42. — Pison juge la — au Brésil, 43.
Cracher sur les fous, les guérit, selon Plante et Tibulle, 74.
Crampes. — Guérison des — par des frictions, 139.
Craterus, médecin célèbre, contemporain d'Horace, 106.
Crase. — » (Voy. Santé),
CRÉDULiTé. — La — fait la fortune des prêtres, 244.
Crésus. — Le fils de — , muet, recouvre la voix, 229.
Croisades. — Les — ont fait tort à la civilisation. — Féodalité sapée par les — , 279. — Les — ont importé la lèpre, 280.
Crudité. — Les liquides à l'état de — indiquent une maladie incurable,
Cynésias, pleurétique traité par Euryphos, de l'Ecole de Gnide^ 247.
Dave, esclave d'Horace, dit de dures David (l'abbé) expose à ses pénitentes
vérités à son maître. — Horace se des théories qui justifient tout, 233.
met en scène avec — , 109. — -w ^i*- x - ii»x-i
Chacun est enclin à mal faire. - DAyY-paralytique guéri par l'eflFet de
Qui de nous deux mérite être 1 imagination, 227.
pendu? 109. Déesses.— Gybèle enseigne des remèdes
TABLE ANALYTIQUE
pour les enfants. — Latone préside • aux accouchements. — Lncine préside aux noces et aux accouchements. — Diane et Pallas trouvent des herbes salutaires et sont invoquées dans la parturition, 36.
Démangeaison. — La mâchoire me démange, 73. des épaules, 74.
DÉMOCRiTE dissèque des animaux quand Hippocrate vient le visiter pour le guérir. — — trouve les livres magiques, 119.
Dents. — Pour guérir les — , attacher à la dent malade une incisive de la taupe. — Injecter dans l'oreille de la cendre du crâne d'un chien enragé avec de l'huile de Cyprus, 114. — Plombage des — avec la crotte de rat, 115.
Diable supérieur en puissance à Dieu, 200. — Le — est toujours en opposition avec Dieu, 'i03. — — vaincu par Jeanne d'Arc, 204. — Pacte du — et des sorciers, 213. — — donne de la valeur à des poudres inertes, 21o.
Dictame, médicament envoyé par Vénus pour la guérison d'Enée.
DiOL. Appellation du diable, 217. — Le grand — plaisanté par Rabelais,
» Discours. — Premier — en français prononcé à la faculté de médecine de Paris, en 1741, par Reneaume de la Garanne, 314.
Dissection. — Démocrite, que les Abdéri tains croient four, fait des — quand Hippocrate vient le visiter,