‹ Éruptions IodiformesChapitre 12 sur 20 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

communiquée à Taylor.

À. B. läboureur, âgé de 34 ans, est admis au German Hospilal le 2 janvier 1887, pour un moignon ulcéré de la cuisse droite. Une nouvelle amputation est faite le 7 janvier immédiatement au-dessus des condyles : on place des drains et on panse avec de la poudre d’iodoforme et de la gaze au sublimé. Le 8 janvier, un erythème intense se déclare à la cuisse, au thorax, à la face, aux bras. La presque totalité du corps est envahi. L'éruplion est analogue à celle dela fièvre scarlatine. Le patient n'avait pas pris de quinine : il y avait des démangeaisons sur tout le corps. Pas de symptômes généraux.

Le 10 janvier on change le pansement : lotions à l’eau boriquée ; la plaie est réunie par première intention. L’érythème qui s’élait manifesté dans le voisinage de la ligne des sutures était devenu bulleux.

Le 11, l’éruption a disparu, laissant à sa suite une desquamation au niveau des cuisses et de l’abdomen.

She

OBSERvATION VI.

rapportée par Zeissl (Alg. Wien. Med. Zig, XXVI, 455-1881).

Il s’agit d’un garçon de trois ans, porteur d’un ulcère situé à la jambe, à la suite d’une nécrose du tibia. Il était pansé avec des bandelettes d’iodoforme depuis 14 jours quand se manifestèrent les phénomènes suivants : fièvre, somnolence, plaques érythémateuses, ? récidives. L'éruption siégeait à la partie supérieure du thorax, aux extrémités supérieures du côté de la flexion, et à la face interne des cuisses. Couleur rouge diffuse s’effaçant sous la pression, Disparition de l’exanthème au troisième jour, avec desquamation. La recherche de l’iode dans les urines fut faite avec un résultat posiüf. Le malade finit par s’habituer à l'iodoforme.

OBsEeRvaTIoN VII.

E due à Zeissl.

Homme âgé de 86 ans, porteur d’une carie costale, fistules et clapiers étendus pansés avec des crayons d'iodoforme tous les deux jours. Après dix jours, apparition d’une urticaire circinée, surélevée, circonscrite, avec prurit. Plaques grosses comme des lentilles, siégeant aux extrémités et au thorax, Entre les plaques, la peau était rouge. On a trouvé de J'iode dans les urines,

ER tr

OBservaTion VIII.

” due à Koster-Syke. (Deutche Medizinal Zeitung april 26, 1886).

Cet auteur raconte ici sa propre expérience. Après avoir manipulé des préparations d'iodoforme, il éprouva peu de temps après une vive démangeaison sur tout le corps, accompagnée d'élévation de la température. Pendant la nuit, la face et les mains jusqu'aux coudes devinrent rouges, le siège de larges bulles. Le gonflement de la face était si grand que les yeux demeuraient fermés pendant trois ou quatre jours. Il cessa pendant longtemps l'emploi de l’iodoforme. Mais un jour qu'il fut obligé de reprendre l'emploi de cette poudre, il éprouva de nouveaules mêmes phénomènes, bien qu'il eût préservé les mains du contact de l'iodoforme, par

l'emploi de gants.

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