‹ Éruptions IodiformesChapitre 2 sur 20 · CAMPENON. LANDOUZY. RECLUS · texte numérisé non relu

CAMPENON. LANDOUZY. RECLUS

CHAUFFARD. MAYGRIER. REMY.

DEJERINE. PEYRO®. REYNIER.

Le secrélaire de la Faculté ; Ca. PUPIN.

Far délibération en date du 9 déc. 1798, FEcole a arrêté que les opinions émises dans es dissertations qui lui seront présentées, doivent être considérées ‘comme propres à leurs auteurs, et qu’elle u’entend leur donner aucune approbation ni improbation.

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ERUPTIONS IODOFORMIQUES

Parmi les nombreuses éruptions médicamenteuses, il en est peu assurément qui intéressent à un aussi haut degré le chirurgien que les éruptions produites par l'iodoforme. Quand Sérullas découvrit l'Iodoforme en 1822, et après que Bouchardat l’eut introduit dans la thérapeutique, 1836, on aurait difficilement conjecturé que cette substance deviendrait un des engouements de la chirurgie contemporaine. L'Iodoforme en effet, entre les mains d'un grand nombre de chirurgiens,est devenu un élément essentiel du pansement Listérien. D'abord employé dans des cas bien déterminés, comme agent modificateur des plaies scrofuleuses ou syphilitiques, on est arrivé en Allemagne surtout à s'en servir systématiquement dans le traitement des plaies fraiches, à des doses trop souvent aventureuses, sans tenir compte de l'âge des sujets, de la nature et du siège de l'affection. C’est surtout à la suite des travaux du professeur Mosetig Morow, de Mikulicz qu'on vit naître cet enthousiasme exagéré qu'on put qualifier à bon droit d'Iodoformanie ; Kœnig à la fin de l’année 1881 s'exprimait ainsi: « L'Iodoforme est un antiseptique éminent, et son mode d'emploi est si simple, que ce n'est que grâce à lui que la méthode antiseptique pourra devenir populaire.

PO | Bientôt a des accidents D Dparatont à la suite de l'emploi chirurgical de l'Iodoforme ; au début grandes avaient été les espérances, grandes aussi furent dans la suite les déceptions.

: Kœnig le premier jeta le ei d' alarme : celur qui avait été un des plus ardents défenseurs de cet antiseptique n’hésita pas à lui faire un procès en règle: «fl n'est pas permis, dit-il, de recommander l'emploi de l'Iodoforme conrme moyen général de pansement, à la suité des grandes opérations et des grandes blessures ». Après les premiers cas d'Intoxication rapportés par Mikuliez et observés dans le service de Billroth, parut le mémoire de Kænig contenant 48 observations. Puis, Max Schède, Kocher, Czerny, Le Dentu, Berger, dans une excellente revue de 1883, et bien d’autres apportèrent leur contingent de faits d'intoxication {odoformique. Enfin, en 1886, la Thèse d'agrégation de

Brun vint synthétiser. la question des accidents imputäbles: aux antiseptiques, à l'Iodoforme en particulier. Tous ces au-

teurs eurent spécialement en vue l'étude des accidents gé-

néraux, ceux qui par leur gravité exceptionnelle et leur fré-

quence, attirèrent tout d'abord l'attention ; et là, disons-le at honneur de la chirurgie: française; notre littérature céda le pas à la littérature allemande. Mais à côté des manifestations générales dues au poison 1odoformique, il est toute une classe d'accidents sur lesquels les auteurs n’ont peut-

être pas suffisamment ‘insisté. Nous voulons parler des lo-

calisations cutanéees de l’Intoxication. Nous voici dans le vaste domaine des éruptions médicamenteuses ; loin de nous la pensée de résoudre le grand problème de leur pa-

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