DURE
Dans certains cas, où il existe une éruption searlatiniforme, avec élévation de température, phénomènes généraux alarmants, il est quelquefois assez difficile de porter un diagnostic exact de la nature de l'exanthème. — L'absence d’angine, les commémoratifs, la rapidité de l'invasion sufliront à donner l'éveil au médecin sur l'existence possible d’une intoxication médicamenteuse, et sur la recherche de la porte d'entrée du poison. L'absence de fièvre nous fera éliminer les fièvres éruptives en général.
Toute autre est la difficulté en présence d'un malade attemt d’une plaie de la face par exemple, laquelle aura été pansée à l'iodofome : C'est surtout dans ces cas, qu'on voit survenir de la rougeur, de la tuméfaction de la peau ; la bouffissure de la face, l'œdème des paupières la présence de phlyctènes en imposent pour un érysipèle. C’est alors qu'un diagnostic est impossible dans les premières heures : mais la difficulté est bien vite aplanie quandon voit, après la cessation du pansement, décroitre rapidement les accidents. Il n'est pas étonnant que l’analogie frappante existant entre cette forme érythémateuse de l'intoxication et l'érysipèle ait été la source d'erreurs de diagnostic.
Enfin, quant à l’érythème rhumatismal, il est douloureux, et ce caractère suffit pour nous le faire écarter.
La forme ortiée de l’érythème ressemble singulièrement comme aspect à l’urticaire. Mais dans cette dernière affection, plus vives sont les démangeaisons, plus élevées aussi sont les boutons qui disparaissent et reparaissent tour à tour, et offrent plus de résistance au doigt explorateur.