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thème noueux la méthode des réinoculations successives par passage des ganglions de cobaye à cobaye. De nombreux résultats positifs sont alors obtenus par l’inoculation du sang et des nodosités (Ramel, Paisseau, Troisier, Cibils, Aguirre et leurs collaborateurs). Mais de multiples causes d'erreurs semblent intervenir dans cette méthode et beaucoup plus convaincants sont les résultats obtenus récemment par À. Saenz, Chevallier, Lévy-Bruhl et Costil d’une part, le Professeur Robert Debré, Saenz, Broca et Jean Bernard d'autre part, qui observent des cas d’un intérêt doctrinal considérable. La tuberculisation du cobaye est obtenue d'emblée à la fois par l'injection du sang et des nodosités.
Dans ces dernières années on cherche à fournir une preuve supplémentaire de la nature tuberculeuse des foyers de primo-infection décelés par l'examen radiologique ; Armand-Delille remet en honneur la technique préconisée autrefois par Meunier : on recueille par lavage gastrique l’expectoration que les enfants déglutissent et on y recherche le bacille de Koch. Mais on associe à l'examen direct insuffisant la culture et l’inoculation. Opitz, Wallgren et les auteurs suédois montrent la fréquence des résultats positifs. Les constatations faites jusqu'ici en France confirment ces données. j
Ce bref exposé du problème met en évidence le mérite qu'ont eu les cliniciens d'autrefois à pressentir l’étiologie tuberculeuse de l’érythème noueux. Chaque moyen d’investigation nouveau permettant d'orienter un diagnostic vers la tuberculose est venu apporter, à des degrés divers, une confirmation aux premières assertions d'Uffelmann.
Mais un des plus grand pas dans l’histoire de l’érythème noueux a certainement été fait par Poncet lorsqu'il fournit aux chercheurs futurs cette idée qu’à côté de la tuberculose destructrice et caséeuse, il y avait une place pour une tuberculose génératrice de manifestations subaiguës et résolutives.
Des trois conceptions qui sont encore envisagées pour
expliquer l’érythème noueux, celle de la maladie autonome et du syndrome à étiologies multiples perdent chaque jour du terrain, aux dépens de la doctrine de l’érythème noueux, exanthème tuberculeux.
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Moyens d'étude.
Nous avons eu pour but dans ce travail de recueillir des observations d’érythème noueux de sujets adultes et d’enfants et de rechercher pour chaque cas les arguments conduisant à la tuberculose.
Les cas d’érythème noueux de l’enfance ont été recueillis dans le service de notre maître le Professeur Robert Debré, à l'Hôpital Herold. Un certain nombre d’entre eux ont déjà fait l’objet,en juin 1935, d’une publication à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris.
Les cas d’érythème noueux de l’adulte ont été observés dans différents hôpitaux de Paris. Nous nous sommes efforcés dans nos observations cliniques de préciser la notion de contage tuberculeux, ses modalités, l’évolution simultanée chez les frères et sœurs de nos jeunes malades, soumis aux mêmes conditions de contamination, de manifestations de primo-infection tuberculeuse.
Dans la mesure du possible enfin nous avons totalisé chez chaque malade divers moyens d'investigation, c’està-dire, l'étude des réactions à la tuberculine, l'examen radiologique, l’étude histologique des nouures, l'étude bactériologique des nouures, du sang et de l’expectoration.