EVOLUTION A DISTANCE DE L'ÉRYTHÈME NOUEUX
Au cours de la maladie l’état général est peu touché. Dés le début de la période de convalescence l'enfant reprend du poids.
Dans l’année qui a suivi l’érythème noueux, quatre de nos enfants ont eu une pleurésie séro-fibrineuse, un à présenté une poussée évolutive de tuberculose pulmonaire, nécessitant un pneumothorax, soit en tout 17 % d’évolutions tuberculeuses ultérieures. L'apparition des manifestations tuberculeuses plus ou moins graves telles que méningite, pleurésie, tuberculose pulmonaire a été maintes fois signalée. Leur fréquence relative ne peut être appréciée que dans des études englobant un nombre important de cas. Ustved et Johannessen ont pu suivre 288 malades atteints d’érythème noueux entre janvier 1916 et décembre 1932. Ils n’ont considéré comme affections tuberculeuses consécutives à l’érythème noueux que celles survenant après un intervalle libre de plusieurs mois ou plusieurs années, telles que tuberculoses pulmonaire, péritonéale, intestinale, osseuse, ganglionnaire et méningée, et les tuberculoses pulmonaires survenant en même temps que l’érythème noueux mais s’accompagnant d'infiltrats radiologiquement visibles et indépendants du hile (ce qui exclut les lésions habituellement rencontrées) ; 44, soit 15,3 % de leurs malades ont présenté un accident de cet ordre et toujours dans les cinq années qui suivirent l’érythème noueux, presque tous les cas survenant dans la première année, 13 de ces malades sont morts au cours de ces cinq premières années.
En faisant entrer la pleurésie séro-fibrineuse dans leur statistique, la morbidité tuberculeuse est de 25 % dans les années qui suivent l’érythème noueux.
Sur 109 malades, Mogensen trouve 17,4 % d’accidents tuberculeux dans les 2 à 3 ans (pleurésies comprises).
L'évolution d’une tuberculose osseuse ou viscérale n’est donc pas très fréquente à la suite de l’érythème noueux. Il