‹ Érythème noueux Et Infection TuberculeuseChapitre 20 sur 41 · MANIFESTATIONS GÉNÉRALES ASSOCIÉES · texte numérisé non relu

MANIFESTATIONS GÉNÉRALES ASSOCIÉES

La fièvre est un signe quasi-constant au cours de l’érythême noueux. Quatre fois cependant chez l'enfant et une fois chez l’adulte l’évolution a été absolument apyrétique. Le plus souvent l'élévation thermique précède l’éruption de deux à trois jours, parfois plus, jusqu'à huit jours dans une de nos observations.

La température se maintient entre 3895 et 39° pendant les premiers Jours de l’éruption, puis elle descend, souvent même avant que les derniers nodules ne soient sortis.

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Il persiste fréquemment pendant deux à trois semaines un état subfébrile.

Tel est le schéma le plus souvent retrouvé. En réalité, dans certains cas la réaction thermique est courte et peu intense (2 à 3 jours à 38°). Dans d’autres cas plus rares, c'est une fièvre élevée de typhobacillose se prolongeant pendant plusieurs semaines.

L'état général reste cependant presque toujours bien conservé. L’amaigrissement se réduit à une perte de 1 à 2 kilos, très bien compensée dès les premières semaines de la convalescence.

On note parfois dès la période prodromique des phénomènes douloureux au niveau des membres inférieurs. Ils paraissent localisés davantage aux sièges futurs des nodules qu'aux interlignes articulaires. Les articulations sont exceptionnellement intéressées. Deux fois chez des adultes présentant des formes particulièrement riches en éléments cutanés, des tuméfactions rouges, chaudes et douloureuses se sont manifestées à la face dorsale de l'articulation du poignet, leur résolution a été rapide, et on n’a Jamais pu préciser si l’inflammation était dermo-hypodermique ou articulaire.

Très souvent enfin des manifestations pathologiques non tuberculeuses accompagnent l’érythème noueux. Olaf Scheel “insiste sur leur fréquence dans un rapport récent à la Xe Conférence de l'Union Internationale contre la tuberculose : l’angine vraie avec dysphagie et modifications locales importantes est rare, mais on constate souvent pendant la période d’invasion un catarrhe des voies aériennes supérieures : Coryza, rhino-pharyngite, toux fréquente. Parfois des phénomènes intestinaux, douleurs pseudo-appendiculaires, diarrhée, dans d’autres cas des algies extrêmement violentes : torticolis pénible, durant 4 à 5 jours. Il est difficile d'attribuer à ces phénomènes une signification exacte. Jouent-ils vis-à-vis de l’érythème noueux un rôle déclanchant ? Représentent-ils au contraire des infections saisonnières sorties par l'invasion tuberculeuse ?

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