‹ Érythème noueux Et Infection TuberculeuseChapitre 38 sur 41 · I. — Ginerre, 11 ans, est la première atteinte · texte numérisé non relu

I. — Ginerre, 11 ans, est la première atteinte

Début brusque le 19 février 1937.

Température à 3905.

Un à deux vomissements.

Céphalée frontale, dysphagie.

Le DT Rondeau, de Pantin, constate à ce moment-là : une angine érythémato-pultacée avec légère adénopathie cervicale bilatérale et coryza de peu d'importance.

Du 19 au 22 février, la température s’abaisse régulièrement, pour aboutir le 22 à une apvrexie complète.

Cependant l’enfart reste pâle, 1atiguée ; la dysphagie persiste encore jusqu'aux environs du 24 février.

Le 24 février, sans nouvelle poussée thermique apparait un exanthème siégeant sur la face antérieure du genou droit.

C’est d’abord une petite plaque rouge, indurée, douloureuse, très prurigineuse, de la taille d’une pièce de un franc. Cstte plaque augmente progressivement d’étendue, atteignant au bout de deux à trois jours les dimensions d’une pièce de cinq francs. Elle devient violacée et en examinant l'enfant le 20 mars, on constate, à la face antérieure du genou l’existence d’un gros nodule rouge. Le 25 mars, cet élément est en pleine desquamation et recouvert de lamelles blanchâtres très épaisses.

IT. —- SUZANNE, 18 ans.

Même début brusque le 24 février, avec température à 370, un vomissement alimentaire, céphalée frontale et dysphagie moins intense que celle de Ginette.

Le DT Rondeau trouve comme chez Ginette un: angine érythémato-pultacée avec adénopathie cervicale légère.

La température tombe en deux à trois jours. Apyrexie le 27 février. Au bout de deux jours d’apyrexie, c’est-à-dire le 29 février, apparition d’un exanthème, caractérisé par de petits éléments érythémateux, de la taille d’une tête d’épingle, un peu prurigineux, siégeant sur le front et les joues.

Les éléments disparaissent rapidement sans suppurer, sans laisser de croûtes.

IT. — RENÉ, 17 ans.

Le début se fait presque simultanément à celui de Suzanne, dans l’après-midi du 24 février. Même élévation thermique (ici 4003) ; mêmes signes fonctionnels, mêmes constatations cliniques, si ce n’est que l’adénopathie cervicale est ici plus importante, même défervescence aboutissant à l’apyrexie le 26 février.

Au bout de 2 à 3 jours d’apyrexie, apparaît l’eranthème.

C’est d’abord une petite plaque rouge de la taille d’une pièce de un franc, siégeant sur la jambe gauche.

Pientôt elle s'étend et s'accompagne d’œdème.

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Le 17 mars, des phénomènes douloureux apparaissent. La plaque à alors atteint son maximum d'extension : Paspect est pseudo-phlegmoneux. Les téguments sontrouges.et chauds, la peau lisse, luisante, tendre. La réaction œdémateuse s'étale jusqu’à la cheville et sur le dos du pied.

Rougeur et douleur s’exagèrent dans la station debout, diminuent dans la station allongée.

Le 20 mars, l’enfant est maigre et pâle. Le 1/3 inférieur de la jambe est rouge, la peau tendue et chaude ; un œdème important, prenant le godet, infiltre encore le tissu cellulaire sous-cutané.

Le 25 mars, l’'œdème est encore marqué : on constate quelques nodules nouveaux au genou. La peau brunâtre est en voie de desquamation lamellaire.

Le 5 avril, nouveau placard à la jambe droite, d’aspect cuirassé, non prurigineux, sans arthralgies ni angine.

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