‹ Érythème noueux et tuberculoseChapitre 11 sur 14 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(N° 2160 de la collection du professeur Pic).

Premier séjour : mars 1909. — Rhumatisme articulaire subaigu et érythème noueux d’origine bacillaire. — Insuffisance mitrale. — Pleurésie sèche de la base droite.

Deuxième séjour : mai 1909. — Accidents gravido-cardiaques, liés à

l’évolution d’une endocardite bacillaire (insuffisance avec rétrécissement probable de l’orifice mitral). — Subasystolie. Signes douteux de léger épanchement de la base droite.

GC... Eugénie, vingt ans, domestique, entre à l'hôpital Le 18 mars 1909 pour des douleurs dans les membres.

Pas d'antécédents bacillaires héréditaires ni collatéraux.

Célibataire, réglée à seize ans, régulièrement.

À quatorze ans, pleurésie gauche, non ponctionnéé.

Depuis, la malade a toussé tous les hivers.

D'ordinaire, elle ne crachait pas mais, il y a huit jours, a expectoré quelques crachats sanglants.

C'est à ce moment que remonte l'affection actuelle qui s'est manifestée au début par des points douloureux dans le dos et les deux côtés de la poitrine, des frissons et de la toux, accompagnée d’expectoration sanglante. Depuis cinq à six jours, elle éprouve des douleurs dans les membres qui l'ont immobilisée au lit.

L'état général est bon. La malade ne semble pas avoir maigri.

Au niveau des deux jambes et surtout à la partie antéroexterne de la jambe gauche, éruption nodulaire, rouge, douloureuse, spontanément et à la pression.

Cette éruption aurait existé les jours précédents aux membres supérieurs, mais aurait disparu.

Pas d'épanchement ni de douleur articulaire.

Au cœur, souffle systolique d'insuffisance mitrale. Pouls rapide, 88, de tension faible. La malade qui n’était pas essoufflé dans son enfance, présente depuis quelques années de la dyspnée qui interrompt parfois son travail.

On constate aux poumons, en avant des deux côtés : sonorité, vibrations et respiration normales à la base droite, submatité, diminution des vibrations, sans flot ni égophonie, ni pectoriloquie aphone, quelques légers frottements.

An niveau de l'angle interne, conjonctivite phlycténulaire.

Température : 38°4.

= hote

Urines sans sucre n1 albumine.

26 mars 1909. — Séro-agglutination d’Arloing et P. Courmont, positive à 1/5,1/10 et 1/15.

La malade part guérie de son érythème le 4 avril 1909.

25 mai de la même année. — Elle revient enceinte de six mois avec de la dyspnée, de l’œdème des jambes et des signes indiquant la probabilité d’un épanchement de la base droite.

Au cœur, on retrouve les signes d'insuffisance mitrale, mais on perçoit en plus un roulement présystolique et un bruit de va-et-vient péricarditique.

Elle est en état de subasystolie.

Elle accouche à la maternité d’un enfant qui ne vit que quelques heures.

28 juin. — Seize Jours après son accouchement, on pratique une intradermo-réaction à la tuberculine qui donne une réaction locale faible, mais une réaction générale intense avec élévation de température à 39 degrés.

OBsERVATION VI (N° 2568 de la collection du professeur Pic).

Erythème noueux chez une ancienne rhumatisante. — Insuffisance mitrale avec rétrécissement d'origine endocarditique ancienne. — Poussée péricarditique récente. — Séro-diagnostic positif.

B... Marie, vingt-quatre ans, domestique, entre le 5 mai 1910 pour des douleurs articulaires. Pas d’antécédents héréditaires.

Réglée à douze ans, n'a jamais été malade jusqu'à dixneuf ans, où elle eut pendant quelques jours un gonflement douloureux des deux articulations tibio-tarsiennes sans éruption, sans phénomènes généraux graves. Elle n'eut à ce moment aucun symptôme d'atteinte cardiaque. Depuis, elle n'eut ni dyspnée, ni palpitation, ni œdème des jambes. L'affection actuelle remonte à huit jours. A cette date, le

Re

genou droit devient douloureux, tuméfié, mais sans rougeur apparente. Trois jours après, douleur et gonflement des deuxième et troisième articulations métacarpo-phalangiennes droites. C’est à partir de ce moment qu’est apparue l’éruption caractéristique que présente la malade. Il y a deux jours, nouveaux phénomènes douloureux au niveau du poignet gauche.

A l'entrée, l’état général est bon; ü n'y à pas d'amaigrissement. L’attention est attirée par le poignet gauche que la malade préserve contre les traumatismes. A ce niveau, tuméfaction légère de la région dorsale, mais sans rougeur. La palpation et les mouvements sont très douloureux.

Il persiste un peu de gêne dans les deux doigts de la main droite antérieurement atteints. Au genou, les phénomènes douloureux ont disparu.

On constate en outre une éruption constituée par de larges papules rouge violacé surélevées et localisées aux membres, surtout aux membres supérieurs. La palpation permet de sentir l’induration de l'élément et la participation du derme caractéristique des nodosités de l’érythème noueux.

L'examen des organes autres que le cœur est négatif.

Au cœur, on note un souffle systolique d'insuffisance mitrale, une vibration dure de la mitrale avec ébauche de souffle présystoliqueet un bruitde va-et-vient péricarditique.

Les urines contiennent un disque moyen d'albumine.

Température : 3893.

7 mai. — On note une rétrocession des douleurs articulaires sous l'influence du sulfo-salicylate de soude (4, 6, 8 grammes par jour) mais l’éruption est toujours très intense surtout au niveau des bords cubitaux des deux avant-bras où plusieurs plaques arrivent à être coalescentes par leurs bords et à présenter au centre une tendance au soulèvement bulleux de l’épiderme.

17 mai. — Malgré le sulfo-salicylate de soude, la température est restée stationnaire. à 38 degrés.

Du 11 au 13, élévation thermique avec angine érythémato-

pultacée. Les douleurs ont reparu et il y a ce matin une nouvelle poussée d'érythème noueux.

Aux poumons, on note en avant et en arrière de la submatité et de l’augmentation des vibrations sans modifications de la respiration :

On soumet alors la malade au salicylate de soude qui n’amène pas d'amélioration évidente. Puis, on le remplace par une injection de deux dixièmes de centimètre cube de la cinquième dilution de la tuberculine BE (émulsion bacilläire de Koch); immédiatement après, la température tombe de 38 à 37 degrés en l'espace de cinq jours; huit jours plus tard, nouvelle injection qui est suivie d’une guérison définitive.

4 mai. — Séro-diagnostic bacillaire franchement positif AD 10) 1/10.

OBsERVATION VII (N° 2631 de la collection du professeur Pic).

Erythème noueux compliqué au niveau du genou de dermite vésiculeuse consécutive à une application de pommade mercurielle.

P.., Louise, vingt-deux ans, domestique, entre à l'hôpital le 24 septembre parce qu’elle souffre du genou.

Pas d’antécédents héréditaires ou collatéraux. N'a jamais été sérieusement malade. Très constipée; pendant un an, elle ne serait allée à la selle que tous les huit jours. Il y a six mois, elle a fait un séjour à l'hospice de Vienne pour une affection qu'elle qualifie d’entérite.

Se plaint de douleurs gastriques calmées par le bicarbonate de soude. N’a jamais eu d'hématémèses. Célibataire, n’a pas eu d'enfant.

Gonococcie certaine datant d’un mois et demi. À peutêtre eu la syphilis; en tous cas, l'accident primitif est ignoré. À des céphalées fréquentes, quelques maux de gorge, aurait perdu ses cheveux au moment de son entérite,

rh

L'affection actuelle remonte à quelques jours. Il s’est formé sur le genou gauche une plaque rouge qui s’est progressivement étendue, en même temps qu'apparaissait de la fatigue dans la marche.

Un pharmacien consulté fait appliquer une pommade mercurielle.

À l'entrée, bon état général. Rien à constater aux viscères, sauf un intestin rempli de matières dures.

Le genou gauche ressemble de loin à un genou d'arthrite suppurée. Il est globuleux et extrêmement rouge. Mais à la palpation, on constate que l'empâtement est superficiel et que sur ce fondrouge se détachent de nombreuses petites vésicules purulentes traduisant l'infection du derme.

Les mouvements de l’article ne sont pas douloureux. Hydarthrose assez abondante.

Du côté droit, hydarthrose légère. Plaque rouge rénitente sur la rotule.

Quelques placards rouges sur les jambes.

Ganglions inguinaux roulant sous le doigt.

Adénopathie cervicale, mais rien à la nuque.

Pas trace d’éruption cutanée autre que celle qui a été décrite.

Température : 38 degrés.

Urines contenant un léger disque d’albumine.

Sous l'influence de pansements humides, la dermite vésiculeuse et purulente régresse peu à peu, en même temps qu'apparaissent à la partie mterne des genoux et des tibias des nodosités intradermiques, recouvertes d'une plaque érythémateuse qui sont certainement de l’érythème noueux.

28 septembre. — Séro-agglutination tuberculeuse posi-:

tive à 1/5, 1/10, 1/15.

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OBsERVATION VIII (N° 3113 de la collection du professeur Pic).

Rhumatisme subaigu. — Erythème noueux.

G... Jeanne, quarante-cinq ans, ménagère, entre à l’hôpital, le 27 février 1911, pour des douleurs articulaires,

Pas d’antécédents familiaux bacillaires.

Pas de maladies d'enfance.

Réglée à quatorze ans. À dix-huit ans, a un enfant actuellement vivant. A la suite de cette grossesse, elle souffre des membres inférieurs et a de la difficulté à marcher pendant un mois.

La maladie actuelle remonte à cinq ans. À cette époque, la malade se mit à souffrir de son genou gauche, puis du genou droit, sans fièvre ni état général. Ces douleurs n’empêchaient pas toute vie active. Elles devenaient plus fortes à certains moments pour disparaitre ensuite pendant de longs intervalles et permettre à la malade d'exercer son métier de marchande ambulante.

Il y a huit jours, les douleurs ont envahi l'épaule droite, les genoux sont devenus plus douloureux et la malade dut entrer à l'hôpital.

A l'entrée, on constate que l'épaule est douloureuse spontanément et à l'occasion des mouvements ; ni rougeur, ni chaleur, ni craquements.

Au niveau des deux genoux pas de choc rotulien ; quelques craquements fins. Sur la face interne de chacun des deux genoux, petite plaque d’érythème rouge violacé, en saillie, dure et des dimensions d’une pièce de 1 franc.

Ces plaques sont indolores et non prurigineuses.

Examen somatique négatif, notamment rien au cœur.

Pas de température.

L'aspirine fait disparaître rapidement les douleurs et au bout de dix Jours la malade part guérie,

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O8servarTioN IX (N° 2922 de la collection du professeur Pic).

G... Adolphe, quarante-six ans, entre, le re août 1911, à l'hôpital, pour des douleurs et de l’érythème des jambes.

Père mort d'accident. Mère vivante, hémiplégique.

À sept ans, deux fractures aux membres inférieurs, parfaitement guéries. À dix-sept ans, alors qu'il était au Lycée Saint-Louis, fièvre typhoïde.

Réformé au Conseil de revision pour acuité visuelle insuffisante. Pas de maladies vénériennes. Se marie à trentetrois ans, a deux enfants bien portants.

À trente-neuf ans, sciatique gauche qui dure un mois et demi et guérit définitivement.

À quarante et un ans, plaies contuses accidentelles aux jambes, surtout à gauche: on en voit encore les cicatrices.

A la suite survint une phlébite double, au cours de laquelle il y eut deux embolies pulmonaires, dont l’une très grave. Cette poussée phlébitique guérit en six mois. Une seconde phlébite double survint quatre mois après la guérison de la première. Elle dura neuf mois et s'accompagna encore de deux embolies. Quelque temps après, apparition d'ulcères variqueux provoqués par un traumatisme. Ils sont à peine cicatrisés à l'entrée.

Enfin, l'hiver dernier, le malade fut soigné pour une bronchite à Londres.

Depuis, il a conservé une susceptibilité spéciale de l'appareil respiratoire. Tousse facilement, expectoration assez abondante.

N'a cependant pas maigri; l’état général est bon.

Le début de l'affection actuelle remonte à trois semaines. Des douleurs apparurent d’abord à la cheville droite, qui devint rouge. Ces douleurs étaient très vives, exaspérées

au moindre mouvement et empêchaient le sommeil. Progressivement se développa de l’œdème des malléoles. La rougeur s'étend à toute la jambe. Mêmes phénomènes au niveau de l’annulaire de la main droite, ayant débuté par de la douleur et de la rougeur avec œdème.

Le malade entre alors à l'hôpital.

. On constate une rougeur diffuse de la face interne de la jambe remontant jusqu'au tiers supérieur de la jambe et enveloppant presque entièrement le membre. Cette rougeur repose sur un œdème peu intense et pour ainsi dire superficiel.

Il existe des plaques rouges plus saillantes séparées nettement des tissus voisins et donnant à la palpation la sensation de nodosités dermiques.

Les mouvements de l'articulation tibio-tarsienne sont relativement libres.

A la main, mêmes phénomènes.

Aux poumons, rien à noter à gauche; mais, au sommet droit, il existe de la submatité avec inspiration rude et saccadée, sans râles.

Les bruits cardiaques sont normaux, sans souffle ni frottement.

Rien à noter par ailleurs.

Pas d’albumine,

Pas de fièvre.

4 août. — La rougeur a bien diminué. On ne voit plus que quelques macules séparées les unes des autres et non douloureuses. À la main, également, diminution des phénomènes de rougeur et de douleur.

Les douleurs persistent Jusque vers le 24 août.

28 août. — Elles ont disparu. Entre temps. le malade a eu un léger malaise avec nausées, dyspnée, sueurs dont la cause est restée inconnue.

Le malade part les premiers jours de septembre ayant engraissé de 1 kilogramme.

or à

OBsERVATION X (N° 2964 de la collection du professeur Pic).

Rhumatisme avec érythème., — Rien au cœur. — Goitre. — Prognathisme. — Légers troubles de la voix.

Séro-diagnostic bacillaire positif.

D... Antoinette, quarante ans, journalière, entre le 2 août 1911 à l'hôpital, pour des douleurs articulaires.

Pas d’antécédents familiaux. Bonne santé dans l'enfance. Réglée à quatorze ans, assez irrégulièrement. Non mariée, Deux enfants bien portants, pas de fausse couche.

A dix-sept ans, apparut le goitre que la malade porte actuellement. Il n'aurait pas grossi depuis. Jusqu'à maintenant, a toujours été en bonne santé. |

L’affection actuelle a débuté il y a quelques jours par des douleurs et de l’œdème au niveau des doigts et des jambes. Au début les douleurs ont été très vives au point d'empêcher tout mouvement.

Elles étaient beaucoup plus marquées du côté droit à la naissance des métatarsiens et aux orteils. La malade n'a pas remarqué qu elle ait de l’angine.

A l'entrée. les douleurs et l’œdème se sont un peu amendés.

Il existe cependant encore un peu de rougeur au niveau de la main gauche et de l’æœdème du dos de la main et du dos du pied.

La pression des orteils est très douloureuse.

Les grandes articulations sont intactes, non douloureuses.

En outre des phénomènes articulaires, la malade présente un goitre du volume d'une mandarine, un prognathisme très marqué et un aspect hébété très spécial.

Au cœur, rien d’anormal. Pouls : 80,

Aux poumons, respiration soufflante au sommet droit, sans craquements ni râles.

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Les urines ne contiennent pas d'albumine.

Température : 38°5.

8 août 1914. — On note une diminution considérable de la rougeur et de l'œdème des membres inférieurs. Sur la face dorsale du pied droit, et au niveau du deuxième orteil, persiste cependant une zone tuméfiée et rose.

A la main gauche, persistance de l'œdème.

Au niveau de l’avant-bras droit, à la partie inféro-externe, juste au-dessus du poignet on note une tuméfaction paraissant profonde, adhérente à l'os, peu douloureuse quand la malade fait des mouvements du poignet et au niveau de laquelle la peau est légèrement rosée.

Rien au cœur.

Aux poumons, respiration toujours soufflante au sommet droit sans râles après la toux.

La voix est monotone, nasonnée. La température a baissé à 37°7.

10 août. — L'état des articulations est le même, mais à la face externe de la jambe droite ont apparu des plaques rosées, étendues confluentes, formant une ligne rouge allant du genou à la malléole interne. A ce niveau la pression est un peu douloureuse.

Persistance de la plaque rosée sur la face dorsale du pied droit. Toujours gros œdème de la main gauche, douloureux, avec teinte rosée par endroits. Persistance de la tuméfaction périostique du bras droit.

L'examen radioscopique, pratiquè le 17 août, montre au niveau de la tuméfaction de l’avant-bras droit que le périoste est un peu épaissi. Cœur un peu gros. Aorte un peu volumineuse.

5 septembre. — Sous l'influence du salicylate de soude et de l’iodothyrine, les douleurs ont à peu près disparu. Un peu de gonflement au niveau des extrémités inférieures du radius et des deux côtés.

28 septembre. — La malade part à l'asile des convalescentes. Depuis plusieurs jours il n'y a plus de douleurs. Plus

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trace d'érythème. Il ne persiste qu’un peu de diminution dans la force du membre supérieur gauche.

Le traitement a consisté en salicylate de soude (6 grammes par jour des 3 au 20 août, 2 grammes du 21 août au 20 septembre) et en iodothyrine (15 puis 45 centigrammes par Jour).

La séro-agglutination pratiquée le 23 août à paru positive à 1/5, 1/10, 1/15 malgré un léger laquage du sang.

OBsERvVATION XI

(N° 2993 de la collection du professeur Pic).

Scoliose. — Torticolis congénital. — Induration légère du sommet droit. — Erythème noueux.

P... Isabelle, seize ans, entre à l'hôpital le 19 octobre 1911, pour des douleurs rhumatoïdes localisées aux jambes et aux avant-bras et accompagnées d’érythème noueux.

Parents bien portants, une sœur morte d’affection indéterminée, une autre à neuf mois de broncho-pneumonie. Cinq frères et sœurs en bonne santé,

Rougeole à quatorze ans, n'a pas eu d’autre maladie d'enfance. Réglée à quatorze ans, toujours régulièrement.

Présente un torticolis congénital très accusé qui incline la tête sur l'épaule gauche et s’accompagne d'asymétrie faciale très nette ; n’a Jamais eu de rhumatisme.

Il y a quinze jours, à la suite d'un refroidissement, la malade eut des douleurs intéressant les articulations et s’accompagnant de plaques indurées de la largeur d’une pièce de 1 franc, enchâssées dans le derme, de coloration d’abord rouge, puis violacée, ecchymatique. Elles siégeaient sur les jambes et à la face d'extension des membres supérieurs. Ne paraît pas avoir eu de température à cette occasion.

A l'entrée, jeune fille pâle, maigre, de petite taille, dont

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