INTRODUCTION
L'existence d'un érythème noueux, d’origine tuberculeuse, semble actuellement admise par tout le monde : c’est tout au moins l'impression que laisse la seule lecture des titres d’une série d'articles et de thèses que nous aurons l’occasion de citer.
N'y a-t-1l donc plus rien à dire sur la question ? Ou bien un nouveau travail peut-il être autre chose que l'exposé plus ou moins complet de notions classiques?
Nous croyons, pour notre part, que le champ de’ l’érythème noueux est loin d’être entièrement défriché.
S1 la symptomatologie, d’ailleurs si simple, en est bien établie, si l’étiologie en a vu se dégager « la plupart de ses inconnues », il reste encore à fouiller bien des côtés de la maladie qui nous occupe.
C'est ainsi que le pronostic lointain de l'érythème noueux est tout à fait incertain : on sait qu'il est souvent suivi, à échéance parfois assez brève, d’une granulie plus ou moins généralisée, mais on ignore avec quelle fréquence, dans quelles conditions. La reproduction expérimentale de l’érythème noueux a été obtenue par des injections locales de tuberculine ou
Re
de bacilles de Koch; mais, chez le malade, il n'y a pas d’inoculation locale, au moins exogène, et on n'a encore pu, par une action d'ordre général sur l’organisme, amener chez l'animal l’éruption de nodules typiques.
Mais ce sont là des recherches que nous n'avons pas
eu le loisir d'entreprendre. Plus modestement, nous nous sommes borné à une série de questions, que les moyens d'étude que nous possédions mettaient mieux à notre portée. Tout d’abord, nous avons été surpris, en lisant les travaux des auteurs parisiens, et surtout les plus récents, de ne jamais voir citer le nom du Maître lyonnais, qui le premier affirma la nature tuberculeuse de certains érythèmes noueux. Cette constatation nous a inspiré le désir de reprendre entièrement l'historique de la question, en essayant d’attribuer à chacun, et en particulier à Poncet, ce qui lui revenait.
* Et les recherches bibliographiques nous ont encore montré que, même actuellement, quelques-uns doutaient de l'existence ou de la fréquence de l’érythème noueux tuberculeux. Nous avons donc.réuni en faisceau toutes les preuves cliniques ou biologiques qui ont été données et que nous n'avons jamais vues rassemblées : pas plus que le nom de Poncet, les travaux parisiens ne citent, en effet, en cette matière, le séro diagnostic tuberculeux d’Arloing et P. Courmont.
Enfin, l'existence de l’érythème noueux bien admise, il nous a semblé qu'il ne fallait pas oublier les érythèmes non tuberculeux. Le fait que les pleurésies sérofibrineuses sont le plus souvent d’origine tuberculeuse,
Ro n'empêche pas qu'il y ait des pleurésies d’autre nature. L'intérêt est de connaitre le degré de fréquence des manifestations tuberculeuses pleurales ou cutanées par rapport à celles qui ont une autre origine. Nous n'avions pas un nombre de cas suffisant pour pouvoir faire une statistique exacte, qui devrait porter sur des centaines de cas, et comprendre non seulement la clientèle hospitalière d’un service de médecine générale, mais encore celle des services de dermatologie.
Nous avons simplement essayé de montrer par l’ensemble des observations que le Professeur Pic a bien voulu nous permettre de publier, que l’érythème noueux tuberculeux était extrêmement fréquent par rapport aux autres, à tel point que l’on peut dire avec le Professeur Pic que « en clinique, tout érythème noueuxsurvenant en apparence spontanément est tuberculeux, au même titre qu’une pleurésie, par exemple, survenant dans les mêmes conditions ».
ré du trs Re 2 AL Eh 4 4 Fr TS La
af
UT à
A Hé a Ne ju Li 1 | ! a?
PNR le
ET