‹ Érythrocyanose sus-malléolaireChapitre 11 sur 38 · LM LA · texte numérisé non relu

LM LA

Nous n'ignorons pas quelle obscurité règne encore

dans la pathologie vasculaire et l’on ne peut que se |

cantonner dans les hypothèses, mais cependant il

Figure I (D’après DELATER et Hucer).

Aspect au capillaroscope de la peau d’une jambe normale.

un‘

Figure II (D’après DELATER et Hucr.).

Aspect au capillaroscope de la peau d’une jambe présentant de l'érythrocyanose, Les veinules sont énormes, turgescentes, on remarquera l’absence de quadrillage.

convient de remarquer que la méthode des injections sclérosantes, si efficace dans les varices, resté sans effet dans l’érythrocyanose. De plus, l’abaissement

Ce EE

constant de température des pieds est en faveur de l'origine artériolaire des troubles,

Il est un problème encore excessivement complexe, c’est à savoir l'influence réciproque du sympathique et des glandes endocrines et leur mode d’action sur les vaisseaux. Nous estimons que la plupart du temps, les substances sécrétées par les glandes endocrines, jouant le rôle d’animateurs chi-

miques retentissent sur le sympathique et qu'ensuite

le sympathique agit directement sur les vaisseaux ; mais il est possible que les hormones agissent sur les capillaires et les artérioles elles-même. Ne connaissons-nous pas les effets de l’adrénaline en injections sous-cutanées qui déterminent une vaso-constriction locale intense pour faire place ensuite à une vaso-dilatation. Nous savons également le rôle de la rétropituitrine qui influence l’artériole et le capillaire sans affecter les veinules ; mais il existe encore une foule de substances pharmacodynamiques qu’expérimentent à l'heure actuelle de nombreux savants tels que le professeur Villaret et ses élèves, nous voulons parler de l’acétylcholine qui a un effet vasodilatateur sur les artères et c’est ainsi que l’on est arrivé à montrer que le syndrome de Raynaud, lors des syncopes circulatoires, reconnaissait pour cause immédiate un spasme artériolaire. L'histamine, par contre, agit sur les capillaires sans influencer les artérioles et cette action élective pourrait permettre d'étudier le mécanisme intime de l’érythrocyanose.

L'étude de la pression veineuse serait également

J. David 3

intéressante, mais nous ne pensons pas que ces recherches aient encore été faites pour le syndrome dermatologique que nous étudions actuellement. Le rôle de toutes ces substances chimiques ou endo= crinienaes permet d'émettre l'hypothèse que les auto-intoxications, par les poisons qu’elles déversent continuellement dans le torrent circulatoire, sont susceptibles de créer l’érythrocyanose ou tout au moins d’en augmenter les troubles. Mais nous n'avons pas recueilli d'observations assez démonstratives pour nous permettre de l’affirmer. Nous avons vu deux malades qui avaient une néphrite ancienne et une albuminurie persistante, mais l’éry= throcyanose était antérieure et ne semblait pas avoir été influencée par l'apparition de la lésion rénale.

Les intoxications hétérogènes peuvent peut-être agir également, on connaît la vaso-constriction due à l’oxyde de carbone et la vaso-dilatation provoquée par le nitrite d’amyle, etc.

En somme, le rôle du sympathique et des glandes endocrines est certain dans la pathogénie de l’érythrocyanose, peut être pourrait-on par de nouvelles recherches montrer le mécanisme de leur action, mais il serait prématuré de vouloir dans l’état actuel de nos connaissances, tirer des conclusions plus précises.

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