‹ Érythrocyanose sus-malléolaireChapitre 14 sur 38 · ARE · texte numérisé non relu

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La couche cornée de l’épiderme présente quatre parties :

19 Le stratum intermédium qui fait suite au stratum granulosum c’est une bande mince formée de 2 ou 3 assises de cellules, la face profonde est festonnée, la face superficielle est rectiligne. C'est une couche incomplètement kératinisée ;

20 Au-dessus de lui nous voyons le stratum lucidum qui est formé de cellules polyédriques et d’aspect hyalin, les cellules sont entourées d’une coque kératinisée et contiennent de l’éléïdine ;

3° Le stratum corneum varie beaucoup d’épaisseur suivant les régions. Les cellules qui le composent sont lenticulaires et présentent en leur centre un utricule rempli de graisse;

49 Quant au stratum disjunctum, c'est lui qui est en contact avec l'extérieur. Il présente des lamelles superposées qui se soulèvent et desquament continuellement.

Enfin il n’est pas inutile de rappeler que seul le derme est vasculaire, L’épiderme n’est jamais abordé par les vaisseaux. Les vaisseaux qui cheminent dans l'hypoderme ont un trajet perpendiculaire à la surface de la peau, arrivés dans le chorion ils forment au contraire des mailles allongées dars le sens de la peau, c'est le plexus sous-dermique, de là on voit partir des vaisseaux récurrents qui aboutissent aux poils et aux glomérules sudoripares. Quant aux rameaux ascendants ilsse jettent dans le plexus sous.

papillaire. Le capillaire destiné à la papille monte à

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côté de la veine et il se termine par une anse dont la convexité atteint le sommet de la papille.

Les glandes sudoripares sont entourées d’un tissu conjonctif riche en fibres élastiques. Les vaisseaux entourent de leurs mailles le glomérule et forment un riche réseau qui se distingue aisément de celui du tissu conjonctif environnant.

Les glandes sudoripares sont entourées d’un réseau vasculaire lâche.

La gaine fibreuse des poils est formée d’un tissu conjonctif dense,

Nous allons voir maintenant quelles modifications on trouve dans l’érythrocyanose sus-malléolaire.

Juster et Delater firent à ce sujet une communication à la Société de Dermatologie en 1926; les coupes qu'ils présentèrent montraient :

lo Qu'il n'existe aucune infiltration leucocytaire nodulaire, ni aucun aspect sarcoïide du tissu cellulaire souscutané qui pourtant a élé intéressé très profondément par la biopsie ;

29 Que sous le revêtement épithélial et autour des follicules pileux figurent des lumières veinulaires plus nombreuses que de coutume et considérablement dilatées.

30 Que le tissu cellulaire adipeux est parcouru de larges fentes nettement délimitées et bourrées d’hématies, dilacéralion ante mortem des mailles conjonctives par un sang qui stagnait dans les veinules dilatées el encombrait des capillaires forcés el éclatés ;

40 Que les espaces péripilaires et même les travées denses du derme sont dissociées par un tissu con-

jonctif jeune hyperplasié qui représente une réaction de cellulite à la transsudation venue des. capillaires dilatés.

Telles étaient les modifications capitales que ces auteurs furent les premiers à mettre en évidence, la stase veineuse y joue comme on le voit un rôle important.

D’autres précisions furent apportées dans la suite: l'épiderme est déplissé et nivelé, on ne constate plus cette sorte d’engrènement du derme et de lépiderme. Certains bourgeons papillaires sont élargis, d’autres effacés. « À la limite supérieure du corps muqueux de Malpighi on note la présence de quelques cellules dyskératosiques. Le stratum granulosum est hypertrophié par endroit et très irrégulier. Entre la granuleuse et la couche cornée extrêmement mince se trouve une zone de la hauteur du corps muqueux occupée par une sorte de stratum lucidum monstrueusement hypertrophié. D’aspect amorphe, faiblement basophile au faible grossissement, on constate à un grossissement plus fort que cette couche se compose de cellules malpighiennes, gonflées, dégénérées, dont l'enveloppe kératinisée dessine un fin réseau acidophile contenant dans ces mailles la substance amorphe » dans d’autres cas qui semblent plus nombreux, on ne trouve que des lésions minimes de l’épiderme qui est toujours plus déplissé et moins régulier.

Le derme présente « un léger œdème du corps

papillaire, un œdème moyen du derme superficiel où des

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