‹ Érythrocyanose sus-malléolaireChapitre 15 sur 38 · SA SUR · texte numérisé non relu

SA SUR

flaques de sérosité écartent les faisceaux collagènes ». IH existe quelquefois une certaine densification des faisceaux collagènes surtout appréciable au niveau du corps papillaire où les fibrilles collagènes sont remplacées par du tissu compact. Les fibres élastiques ne présentent pas de modifications appréciables.

Dans d’autres cas l’œdème peut étre plus considérable, il occupe les papilles et le derme superficiel, se dispose en bandes et se prolonge dans la profondeur entourant les vaisseaux comme d’un véritable manchon.

Les lésions vasculaires sont loujours très nettes et assez accusées. Les lumières vasculaires sont élargies, les veinules musclées et dilatées contiennent encore des globules rouges, elles sont entourées d'un manchon discret de cellules périthéliales proliférées, cet infiltrat peut quelquefois aller jusque dans l’hypoderme.

Les annexes de la peau, poils et glandes sébacées sont entourées d’une atmosphère de tissu cellulaire lâche qu’occupent de nombreuses veinules, Il existe également un infiltrat discret autour de ces annexes,

mais les cellules qui le constituent sont très diffi-

ciles -à étiqueter. Quelquefois, enfin, il existe une

dilatation kystique assez importante de quelques conduits excréteurs de glandes sudoripares.

En somme les lésions essentielles sont des lésions vasculaires et nous nous rangerons volontiers à

l'avis de Pautrier et de ses élèves qui apprécient

ainsi l'anatomie pathologique de l’érythrocyanose : « Les lésions épidermiques sont minimes et manifestement consécutives aux troubles dermiques, entravant les échanges nutritifs dermo épidermiques. A noter comme phénomène banal de souffrance cellulaire la présence de cellules dyskératosiques... les lésions vasculaires sont constantes et se traduisent par la dilatation des lumières vasculaires, la turgescence des endothéliums, la prolifération des cellules périthéliales. » Il existe de l’œdème du corps papillaire et d’une manière générale du derme superficiel, Quant à l’infiltrat de peu d'intensité dans la plupart des cas il « n’a pas un aspect suffisamment spécifique pour pouvoir être rapporté à une étiologie précise ».

Nous devons cependant ajouter que Milian, l’éminent dermatologiste de l'hôpital Saint-Louis a trouvé dans quelques cas une infiltration tuberculoïde ce qui l’amène à considérer l’érythrocyanose comme une tuberculide.

Page 1