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nuant sa valeur fonctionnelle. D’ailleurs, des chiens splénectomisés résistent à l’anoxie de façon à peu près analogue aux témoins intacts. Bien mieux, il est possible de soustraire à l’animal dératé le tiers de ses globules rouges (en remplaçant le volume de sang prélevé par un volume égal de sérum physiologique) sans modifier sa résistance à lPanoxie.
Nous même; sur des rats splénectomisés séjournant au caisson à dépression, avons fait dés constatations du même ordre, Leur sensibilité au déficit en oxygène est, en effet, la même que celle des témoins pour des altitudes allant de 6.000 à 13.000 mètres.
Par contre, L. BINET et STRUMZA, (18) utilisant des mélanges gazeux pauvres en oxygène, mettent en évidence une efficacité indiscutable de la polyglobulie de chasse, lorsque lanoxémie est brusquement instituée et qu’elle ne dépasse pas certaines limites.
En réalité, le problème $Semble extrêmement complexe. II semble que les résultats soient essentiellement fonction des conditions expérimentales.
Enfin, en ce qui concerne l'efficacité de la polyglobulie de chasse, un dernier point reste à discuter, c'est son existence chez l’homme. Dès 1901, J. GAULE (29) l’avait décrite au cours d’ascensions en ballon, dès l’altitude de 5.000 m. Par la suite, d’autres auteurs l’ont retrouvée, en particulier MONGE, 1928 (61, 62) au cours d’ascensions rapides en montagne par chemin de fer. Il faut pourtant noter que, en pareils cas, d’autres facteurs, comme le froid, pouvaient jouer.
Récemment, M. FAVE et G. RINGENBACH,
MCE
(26) ont étudié la polyglobulie chez les aviateurs. Parmi les membres des équipages de bombardiers, volant à haute altitude, en inhalant de l'oxygène, ils trouvent non une polyglobulie, mais une hypoglobulie importante et prolongée (20% à 40%). Pendant cette expérience, les sujets ont pu être placés dans un véritable état d’hyperoxie, capable de provoquer un abaissement du taux des globules rouges sanguins (TURSLEY et coll., 1949, (84). Par contre, au cours de vols sur avions de tourismes. entre 2.000 m. et 4.000 m., sans inhalation d'oxygène, FAVE et RINGENBACH constatent chez 22% des individus une légère augmentation des hématies (6% à 7%). Les auteurs concluent que les différences entre ces résultats constatés au cours de vols réels, et les données expérimentales classiques sont surtout le fait de différences de conditions,