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C’est ce que montrent des expériences réalisées en 1938 par H. G. ARMSTRONG et J. W. HEIM (3). Ils placent deux groupes de sujets sous des dépressions équivalentes à 3.500 m., d’une durée de 4 ou 7 heures et répétées chaque jour, pendant un mois.
Cr, ils n’observent, en aucun cas, des modifica-
tions sanguines suffisantes pour conclure à une
adaptation.
Dans d’autres expériences, les mêmes auteurs soumettent des lapins à des anoxïes de brève durée mais très fréquentes. Ils constatent qu'après une période assez courte pendant laquelle la tolérance est légèrement augmentée, la résistance des animaux s’affaiblit petit à petit, en même temps que le taux d’hémoglobine diminue progressivement dans le sang.
On assiste là, donc, après un début d’adapta? tion, à jinstalation d’un état d’épuisement qui l'emporte sur le premier.
D'ailleurs, cet épuisement s'étend à toutes les fonctions organiques, en particulier aux fonctions peuro-endocriniennes. Il se traduit par des troubles psychiques et une adynamie générale que pourraient expliquer, en partie, les modifications structurales de la cortico-surrénale (H. G. ARMS- TRONG et J. W. HEIM).
Envisagé sous un autre aspect, le problème a été posé en recherchant les modifications éventuelles de la résistance aux radiations du tissu hématopiètique chez un sujet anoxémique. Cest là, d'ailleurs, une question qui prend actuellement,
Tr I.
avec l'avènement de l’Ere Atomique, un intérêt pratique accru.
Pour J. A. SCHACK et R.C. MAC DUFFEE, 1919 (72), la radio-résistance de la mœlle osseuse serait accrue après une série d'épreuves en anoxie. Bien entendu, il s’agit là d’un problème tout nouveau qui ouvre la voie à de nombreuses recherches.
Ii. —- HYPOTHESES CONCERNANT LES PHENOMENES OBSERVES
Comment peut-on s'expliquer cette action, en apparence paradoxale, d'anoxies répétées tendant à provoquer suivant les cas, soit une adaptation, soit une fatigue ?
€ La vie », nous dit Claude Bernard, « est le résultat d'un conflit entre un organisme et un mieu approprié ». Le résultat de ce conflit est done de réaliser un équilibre incessant entre cet organisme et ce milieu. S'il vient à être rompu, aussitôt des mécanismes correcteurs entrent en jeu. Or, l'organisme possède une capacité d’ adaptation rs étendue. Sa réaction immédiate dépasse, en général, l'effet à corriger. Ensuite, par des oscillahons successives, les mécanismes régulateurs arrivent à compenser exactement les effets de l’agent pertubateur.
Prenons l'exemple des modifications globuaires sanguines sous Feffet d’une anoxie prolonsee. Le déficit en oxygène provoque rapidement une splénocontraction qui lance dans le torrent circulatoire des hématies supplémentaires. Dans
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